Handicap et emploi : conseils de salariés pour postuler

Par Virginie Plaut, publié le 26 Avril 2012
3 min

Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Cindy Borda de Agua, 24 ans, souffre d’une maladie orpheline, la dysplasie polyépiphysaire. Elle est agent clientèle à la Lyonnaise des Eaux.



Mon parcours


« J’ai obtenu un bac ES avant de me diriger vers un BTS management des unités commerciales en alternance. Mais j’ai dû arrêter au bout de 9 mois. Dans mon entreprise, je devais être debout toute la journée, ce qui était impossible en raison de ma maladie qui me cause des douleurs articulaires importantes. C’est là que j’ai décidé de demander ma reconnaissance en tant que travailleur handicapé. J’ai compris que je devais me diriger vers un travail plus administratif. J’ai donc décidé de m’engager, toujours par alternance, dans un BTS assistant gestion de PME-PMI. Et j’ai poursuivi avec une licence professionnelle de gestion. J’ai ensuite commencé à rechercher un emploi. Pour cela, je me suis rapprochée de l’association Ohé Prométhée, qui aide les personnes handicapées à trouver un emploi. Parallèlement, je me suis inscrite en agence d’intérim. Il y a deux ans et demi, j’ai commencé une première mission de trois mois à la Lyonnaise des Eaux. Mon contrat a été renouvelé encore six mois, avant que je sois embauchée en CDI. »


Mes conseils

« La reconnaissance en tant que travailleur handicapé est une bonne chose : elle permet de faire de notre handicap une chance. Elle permet aussi d’obtenir certains aménagements pour l’avenir : je vais avoir très bientôt un fauteuil adapté ainsi qu’un espace de travail aménagé (qui me permettra de me déplacer avec ma chaise). Je pense qu’il faut préciser sur son CV que l’on est travailleur handicapé et, si c’est le cas, expliquer dans la lettre de motivation que notre handicap ne nous empêche pas de travailler comme les autres. »


Et si c’était à refaire

« Je pourrais demander ma reconnaissance de travailleur handicapé plus tôt... mais le fait d’avoir trouvé « comme tout le monde » une entreprise pour mon BTS MUC a été important pour moi, m’a donné confiance. »