1. Handicap et emploi : conseils de salariés pour postuler
Témoignage

Handicap et emploi : conseils de salariés pour postuler

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Cindy Borda de Agua, 24 ans, souffre d’une maladie orpheline, la dysplasie polyépiphysaire. Elle est agent clientèle à la Lyonnaise des Eaux.



Mon parcours


« J’ai obtenu un bac ES avant de me diriger vers un BTS management des unités commerciales en alternance. Mais j’ai dû arrêter au bout de 9 mois. Dans mon entreprise, je devais être debout toute la journée, ce qui était impossible en raison de ma maladie qui me cause des douleurs articulaires importantes. C’est là que j’ai décidé de demander ma reconnaissance en tant que travailleur handicapé. J’ai compris que je devais me diriger vers un travail plus administratif. J’ai donc décidé de m’engager, toujours par alternance, dans un BTS assistant gestion de PME-PMI. Et j’ai poursuivi avec une licence professionnelle de gestion. J’ai ensuite commencé à rechercher un emploi. Pour cela, je me suis rapprochée de l’association Ohé Prométhée, qui aide les personnes handicapées à trouver un emploi. Parallèlement, je me suis inscrite en agence d’intérim. Il y a deux ans et demi, j’ai commencé une première mission de trois mois à la Lyonnaise des Eaux. Mon contrat a été renouvelé encore six mois, avant que je sois embauchée en CDI. »


Mes conseils

« La reconnaissance en tant que travailleur handicapé est une bonne chose : elle permet de faire de notre handicap une chance. Elle permet aussi d’obtenir certains aménagements pour l’avenir : je vais avoir très bientôt un fauteuil adapté ainsi qu’un espace de travail aménagé (qui me permettra de me déplacer avec ma chaise). Je pense qu’il faut préciser sur son CV que l’on est travailleur handicapé et, si c’est le cas, expliquer dans la lettre de motivation que notre handicap ne nous empêche pas de travailler comme les autres. »


Et si c’était à refaire

« Je pourrais demander ma reconnaissance de travailleur handicapé plus tôt... mais le fait d’avoir trouvé « comme tout le monde » une entreprise pour mon BTS MUC a été important pour moi, m’a donné confiance. »
Sommaire du dossier
Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »