1. Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite »
Témoignage

Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Cédric Youcef-Khodja, 30 ans, atteint d’une myopathie, chargé alternance et stages, appui à la campagne alternance de la branche Gares et Connexions de la SNCF.


Mon parcours

« J’ai d’abord commencé un DEUG économie et gestion, mais je n’avais pas d’accompagnateur et il m’était difficile de suivre les cours de maths sans preneur de notes. Je me suis ensuite tourné vers les sciences sociales : non seulement il y avait moins de maths, mais, en plus, j’ai pu être accompagné. Après avoir réussi ma licence, j’ai opté pour un master RH que j’ai effectué en partie en alternance. Une fois mon diplôme en poche, j’ai eu une période, difficile, de sept mois de chômage. J’ai finalement été recruté par la SNCF en tant qu’assistant RH en charge de la campagne alternance. »


Mes conseils

« Vous devez être réaliste et recherchez un emploi en cohérence avec la situation de handicap. Par exemple, je suis passionné par l’automobile, mais je suis bien conscient que je ne pourrai jamais devenir mécanicien ! Ensuite, n’hésitez pas à faire appel aux associations, que ce soit Tremplin ou l’AFIJ, par exemple. S’agissant du CV, il est important de mentionner son handicap. Évidemment, il n’y a pas que ça à préciser ! Mais cela ne sert à rien de vouloir se fondre dans la masse. Et puis, ça risque de mettre votre interlocuteur mal à l’aise s’il est mis devant le fait accompli lors de l’entretien. Enfin, effectuez le maximum de stages et, si possible, une formation en alternance. Cela permet de donner de l’intérêt à son profil et de sensibiliser les managers et équipes des entreprises. Il faut aller de l’avant, c’est à nous d’aller vers les autres, pas uniquement l’inverse. »


Et si c’était à refaire

« L’idéal, dans mon cas, aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite. Mais, à l’époque, ce n’était pas évident. J’aurais peut-être pu commencer les stages plus tôt, même si j’ai eu beaucoup de chance d’avoir des stages aussi intéressants. »
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »