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Témoignage

Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Dalinda Ben Djemaa a 34 ans. À mobilité réduite, elle est journaliste en contrat pro au magazine "Version Femina", un titre du Groupe Lagardère Active.

dalinda ben djemaa

Mon parcours

 
"Après un bac général, j’ai intégré le poste de commerciale à bord du TGV. J’ai fait des articles en parallèle pour assouvir ma passion de la presse. Quelques années après, j’ai suivi une formation qualifiante de conseillère conjugale et familiale car je voulais me doter de solides connaissances pour intégrer des rubriques spécialisées dans la presse féminine et familiale. Après mon accident, j’ai fait en sorte de concrétiser mon rêve malgré mon handicap. Je suis actuellement une formation en alternance de journaliste au CFPJ [Centre de formation professionnelle des journalistes]."

Mon conseil


"Se fixer un projet qui a du sens pour soi plutôt que s’éparpiller sur plusieurs pistes professionnelles. Même si, avec un handicap, on rencontre plus d’obstacles, l’essentiel n’est pas de juste retrouver un travail. Présenter un handicap ne doit pas handicaper notre projet ni nos compétences. Bien géré, celui-ci peut être un atout aussi bien pour le travailleur handicapé, pour l’entreprise, que pour une équipe. Ensemble, avec nos différences, on va plus loin..."

Si c’était à refaire


"J’effectuerais au préalable un stage afin de trouver mes repères, surtout si la situation du handicap est nouvelle, comme c’est mon cas. Anticiper et mesurer la différence entre handicap et non-handicap permet de réunir les meilleures conditions pour pouvoir exploiter tout son potentiel et répondre au mieux aux besoins de l’entreprise."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »