1. Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse »
Témoignage

Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Djamel Amokrane, 30 ans, atteint d’une malformation auditive externe et interne, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini.


Mon parcours

« J’ai suivi des études universitaires d’informatique en Algérie, pour obtenir un diplôme de niveau master. J’ai exercé pendant 2 ans en tant que développeur. Puis j’ai voulu me diriger vers le “fonctionnel”. Je suis arrivé en France en octobre 2008. J’ai fait des petits boulots pour survivre, qui n’avaient rien à voir avec mes compétences. J’ai donc décidé de suivre une formation : un master logistique à l’école d’ingénieurs du Cesi de Saint-Nazaire. J’ai eu du mal à trouver mon stage. Je l’ai finalement effectué chez Genia, une entreprise de quarante personnes spécialisée dans le matériel médical et vétérinaire. J’avais envoyé mon CV à Capgemini, mais ils ne prenaient pas de stagiaires. J’avais également rencontré une personne en charge de la mission handicap dans un Salon de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) à Nantes. Après mon stage, je les ai recontactés. J’ai été embauché en janvier 2011. »


Mes conseils

« Puisqu’il existe une législation sur le recrutement des personnes en situation de handicap, il faut le prendre comme une chance, et le faire valoir sur son CV. Bien sûr, cela peut parfois interloquer, mais il suffit d’expliquer la situation en entretien. Beaucoup d’entreprises ont des missions handicap, il faut les contacter. Il peut être aussi intéressant de passer par des associations, elles donnent des conseils sur le CV, l’entretien ou vous aident à cibler votre recherche. »


Et si c’était à refaire

« C’est par la persévérance qu’on progresse. J’aurais peut-être dû me rapprocher encore plus des missions handicap ou des associations. »
Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »