1. Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier »
Témoignage

Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier »

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Ils ont entre 20 et 30 ans (parfois un peu plus) et ont tous eu déjà à "gérer" leur handicap face à des recruteurs. Aujourd’hui salariés – ou en stage – ils retracent les étapes qui les ont menés à décrocher leur job et livrent des conseils précieux pour parler de son handicap en entretien ou à ses collègues. Avec un leitmotiv : oser.

Ursule Kamaha a 26 ans. Déficiente visuelle, elle est conseiller clientèle particuliers chez e.LCL, filiale du Crédit Agricole.

ursule kamaha

Mon parcours


"Titulaire d’un BTS action commerciale, j’ai complété ma formation initiale par une formation bancaire en alternance chez LCL, dispensée par le CFPB [Centre de formation de la profession bancaire] via l’AFPA [Association nationale pour la formation professionnelle des adultes]."

Mon conseil


"Se former. Ne pas compter sur le statut de travailleur handicapé pour intégrer
une entreprise. Ce n’est pas un passe-droit, il faut développer des compétences et des appétences pour un métier, être motivé."

Si c’était à refaire


"À la fin de mes études, je craignais que mes diplômes ne me servent à rien, qu’on ne veuille pas m’embaucher à cause de mon handicap. À présent je ne me laisserai plus dominer par cette crainte, mon handicap ne me dévalorisera plus. Je sais que les aménagements de postes, les technologies peuvent compenser bien des déficiences."

Sommaire du dossier
Retour au dossier Axel, concepteur-développeur chez Sogeti France : « Mentionner sur son CV que l’on est reconnu travailleur handicapé » Najoua, chargée de formation chez Amundi : « J’ai eu un seul rendez-vous et ça a été le bon ! » Jonathan, chargé de clientèle et d’accueil en agence BNP Paribas : « En refusant de me faire aider, j’ai perdu quelques années » El Amine, chargé de gestion chez Oséo : « Ne pas négliger les associations » Djamel, consultant fonctionnel SAP chez Capgemini : « C’est par la persévérance qu’on progresse » Cédric, chargé alternance et stages, Gares et Connexions de la SNCF : « L’idéal aurait été d’avoir un accompagnement permanent tout de suite » Christiana da Costa, chez Sephora : « Avoir de l’audace » Hélène Bernardini, chez Hanploi.com : « Parler de son handicap de façon positive lors d’un entretien de recrutement » Géraldine Ruatti, chez Sanofi-Aventis : « Jouer cartes sur table avec le recruteur » Claire Leus, chez Oséo : « Pouvoir en faire autant que les valides » Dalinda Ben Djemaa, chez Version Femina : « Se fixer un projet qui a du sens pour soi » Florian Paire, chez Assystem France : « Ne pas partir défaitiste » Ursule Kamaha, chez e.LCL : « Développer des compétences et des appétences pour un métier » Frédéric Lutz, à la SNCF : « Se lancer des défis » Marielle Thomas, chez Société Générale : « Cumuler les expériences professionnelles » Romain Lacomba, chez Lyonnaise des Eaux : « Ne pas se sous-estimer » Irène Idec, chez Dassault Systèmes : « Se renseigner sur ce que les entreprises proposent en matière de politique du handicap » Cécile Perret, chez Thales : « Aborder le sujet en entretien » Natacha Thiollier, chez AREVA : « Ne négliger aucune piste »