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Quelles études après un bac S ?

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Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac S ? // © PlainPicture / PhotoAlto
Vers quel(s) cursus s'orienter avec un bac S ? // © PlainPicture / PhotoAlto

Université ou CPGE, économie ou mathématiques, médecine ou informatique : le bac S mène à de multiples formations, qui ne se limitent pas aux cursus scientifiques.

Grâce aux méthodes et aux habitudes de travail qu'ils ont acquises au lycée, les bacheliers scientifiques réussissent bien dans tous les domaines, et ce sont eux qui rencontrent le moins de difficultés dans leurs études.

Où vont les bacheliers S ?

À la rentrée 2017, 95,4 % des bacheliers S se sont inscrits dans l'enseignement supérieur, majoritairement en licence puis en classe prépa. Viennent ensuite les écoles postbac et les filières courtes. Voici leur répartition en pourcentage.

UNIVERSITÉ (HORS IUT)
49,3 %
– Disciplines scientifiques 29 %
– PACES (première année commune aux études de santé) 19,3 %
IUT (INSTITUTS UNIVERSITAIRES DE TECHNOLOGIE) 11,2 %
– DUT production 7,5 %
STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS) 5,6 %
CPGE (CLASSES PRÉPARATOIRES AUX GRANDES ÉCOLES) 17,4 %
– CPGE sciences 13,7 %
AUTRES FORMATIONS 11,8 %
– Écoles d'ingénieurs non universitaires 5,6 %

Source : MESRI-SIES Systèmes d'information Scolarité, SISE, SIFA et Safran (MAP), Enquête auprès des autres établissements du supérieur.

L’université, une grande diversité

Près de la moitié des bacheliers S s’inscrivent en fac. S’ils réussissent bien dans la plupart des filières, ils sont les plus nombreux dans les domaines des sciences de la vie et de la santé (notamment en chimie, en biologie humaine, en biochimie ou en physique biomédicale) et des sciences et technologies (mentions mathématiques, applications des mathématiques ou informatique…).

Les élèves qui se dirigent vers l’université optent surtout pour la PACES (première année commune aux études de santé), qui s’achève par quatre concours : médecine, pharmacie, odontologie, sage-femme. Cette année leur donne aussi accès aux études de masseur-kinésithérapeute. En cas d’échec, ils peuvent tenter les concours des écoles paramédicales (infirmier, orthophoniste…) avec ou sans concours, ou continuer à l’université, par exemple en choisissant la licence sciences de la vie.

Après deux ou trois années à la fac, ils peuvent bifurquer vers une licence professionnelle ou s'orienter vers les concours d’admissions parallèles en écoles d’ingénieurs. On retrouve enfin les bacheliers S dans toutes les filières de l’univer­sité : langues, sciences humaines et sociales, droit, STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou économie.

Lire aussi : test études : êtes-vous fait pour faire des études à l'université ?

Les prépas, une grande école en ligne de mire

Une autre part importante des bacheliers S se dirige vers les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Essentiellement en prépa scientifique en vue des concours des grandes écoles d’ingénieurs.

Ils ont le choix entre cinq voies. MP (mathématiques-physique), la plus fréquentée, est la plus matheuse et la plus fondamentale ; PC (physique-chimie) s’adresse à ceux qui aiment la physique-chimie et la théorie ; PSI (physique et sciences de l’ingénieur) est plus pratique avec de nombreux TP (travaux pratiques) ; PT (physique et technologie), la plus concrète, concerne plutôt les spécialités sciences industrielles ; enfin, la prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), appelée aussi agro-véto, est pluridisciplinaire et prépare à plusieurs concours parmi lesquels ceux des écoles d’ingénieurs en agronomie, géologie ou environnement, ceux des écoles nationales vétérinaires, ou encore ceux des ENS (écoles normales supérieures).

Les bacheliers S ont accès à la voie scientifique des prépas commerciales, qui débouchent sur les concours des écoles les plus prestigieuses telles que HEC, l’ESSEC ou l’ESCP Europe. On les retrouve aussi en prépa littéraire.

Lire aussi : palmarès : le classement 2019 des prépas

Les écoles postbac, faire l'impasse sur la prépa

Une centaine d'écoles d'ingénieurs recrutent directement après le bac pour une formation en cinq ans. L'admission s'effectue sur dossier, entretiens et parfois épreuves écrites. Pour les bacheliers S qui veulent éviter le stress des concours, l'admission postbac dans l'une de ces écoles est une bonne solution. Attention, les deux premières années de formation ont un programme similaire à celui des prépas. D'ailleurs, les écoles les plus cotées, comme les INSA (instituts nationaux des sciences appliquées), admettent au minimum des mentions bien.

Il existe aussi des classes préparatoires intégrées communes à plusieurs écoles d'ingénieurs, comme les cycles préparatoires des INP (instituts nationaux polytechniques) ou des écoles de chimie de la Fédération Gay-Lussac.

Après deux années de cours théoriques, les études se poursuivent en école d'ingénieurs, sans passer de concours.

Juste après le bac, les bacheliers S peuvent également tenter leur chance dans l'un des dix IEP (instituts d'études politiques), dans une vingtaine d'écoles d'architecture ou dans une école de commerce en ­quatre ou cinq ans.

Lire aussi : le palmarès 2019 des écoles d'ingénieurs

Les filères courtes, une voie pratique

Les DUT et les BTS sont, a priori, plutôt destinés aux bacheliers issus de filières technologiques. Mais les bacheliers S s'orientent aussi vers des BTS qui leur permettent de cibler une profession précise (opticien-lunetier, géomètre-topographe, métiers de l'audiovisuel). On les retrouve, par exemple, dans des spécialités de DUT : informatique, chimie, mesures physiques (MPh), génie mécanique et productique (GMP)...

La plupart de ces étudiants  poursuivent leurs études après leur bac+2, souvent dans une grande école d'ingénieurs. Ils sont sélectionnés sur dossier ou par le biais des concours communs. Il existe, par ailleurs, des classes préparatoires spécialisées (dans les secteurs industriel et agricole) dites ATS (adaptation technicien supérieur) qui préparent les DUT et les BTS scientifiques aux con­cours d'entrée en école d'ingénieurs.