Coaching

Pourquoi (et comment) rester motivé après les épreuves de spécialités ?

Malgré le besoin de relâcher la pression, n'oubliez pas de vous remobiliser pour les dernières échéances de l'année.
Malgré le besoin de relâcher la pression, n'oubliez pas de vous remobiliser pour les dernières échéances de l'année. © Adobe Stock/deagreez
Par Marine Ilario, Thomas Leduc, Nina Waechter, publié le 03 avril 2023
5 min

Finir les programmes, préparer le grand oral ou encore acquérir des notions importantes pour l’année prochaine. Autant de raisons pour ne pas vous démotiver, alors que le bac est presque terminé et que Parcoursup touche à sa fin.

"Ne me parlez plus de spécialités, je suis en vacances" ; "Ça fait bizarre d’avoir eu le bac en mars, j’ai l’impression que l’année est finie" ; "Le bac de spé c’est enfin terminé, je vais vivre comme si j’étais en vacances". Sur Twitter, quelques instants après la fin de la deuxième épreuve de spécialité, le 22 mars, beaucoup de lycéens partageaient leur soulagement et le besoin de relâcher la pression. Un sentiment tout à fait normal.
Mais deux semaines après, il est important de vous remobiliser. Grand oral

, fin du programme, préparation vers l’enseignement supérieur. Tour d’horizon des raisons pour rester motivé au troisième trimestre.

Après les épreuves de spécialités, Parcoursup en ligne de mire

En se tenant en mars, les épreuves de spécialités ont, cette année, interféré avec la procédure Parcoursup. Une fois celles-ci passées, de nombreux lycéens ont donc fait le choix de se remobiliser, non pas dans leurs cours, mais dans la procédure d’admission post-bac.

Comme Carla qui, en sortant des épreuves, annonçait à l'Etudiant qu'elle n'irait plus en cours de spécialités "pour [s]e concentrer sur Parcoursup". Ou Léa, qui envisage d’intégrer une école d’art après le lycée. "J’ai beaucoup de choses à faire pour mes dossiers sur Parcoursup, donc je vais moins me focaliser sur le lycée et plus sur la procédure."

D’autres lycéens avaient d'ores et déjà conscience qu’ils allaient devoir tout mener de front et ne comptaient pas se démotiver. "Il y a toujours le stress de Parcoursup et du grand oral. On a envie de relâcher un peu la pression, mais il y a encore du travail à faire", reconnait Dario.

Objectif grand oral

D'ici quelques jours, la phase de confirmation des vœux se terminera et jusqu'au 1er juin, date du début de la phase d'admission, vous n'avez plus d'injonctions sur Parcoursup. Pour ne pas trop penser aux vacances, n'oubliez pas que le bac n’est pas encore fini : grand oral et épreuve de philosophie viendront clôturer les épreuves finales de l’examen.

Pour le grand oral, vous devrez mobiliser des notions du programme de vos deux spécialités. Reyam reste focus : "Je continue à travailler parce que je garde l’objectif du grand oral en tête". Même si elle ne dure pas longtemps, Léa ne veut pas non plus négliger cette dernière épreuve. Il faut bien la préparer, bien connaître son sujet pour répondre vite et précisément."

Avec 20 minutes de préparation et 15 min d’oral devant un jury, certains professeurs craignent que l’épreuve ne suffise pas à motiver les élèves tout un trimestre. "Nous n’aurons pas besoin de beaucoup de séances pour le préparer avec nos élèves. Ça ne les mobilisera pas longtemps", redoute David Boudeau, professeur de SVT au lycée François Truffaut à Challans (85).

Des programmes à terminer

Si vous ressentez l’envie de relâcher la pression, c’est normal et ce n’est pas grave. En revanche, moins de pression ne signifie pas ne plus travailler ses spécialités. Raphaël reste lucide sur sa motivation. Même s’il n’envisage pas de déserter les cours, "je ne vais pas réviser à fond, je vais aussi profiter, surtout que les beaux jours arrivent".

Rappelez-vous que le programme n’est pas encore terminé et qu’il reste encore des notions à étudier. Pour conserver l'attention des élèves, certains professeurs planifient des cours un peu différents. "En HGGSP, je vais proposer de travailler en faisant des activités parce que je sais que je ne les mobiliserai plus sur de l’écrit", explique Aurélien Broisat, professeur au lycée Notre Dame de Boulogne-Billancourt (92).

Préparer son entrée dans l’enseignement supérieur

Pour vous remotiver, essayez aussi de réfléchir à long terme. Les notions étudiées pendant le dernier trimestre seront importantes pour vos études supérieures. "Arriver en prépa, bachelor ou BTS en ayant perdu le rythme et avec des notions pas bien acquises, c’est un très mauvais cocktail qui conduit souvent à des réorientations en L1", prévient Mick Dupont responsable des admissions à l’EFREI Paris, une école d’ingénieurs.

Dites-vous aussi qu’avoir des acquis solides permettra de vous concentrer sur l’assimilation des nouvelles méthodes de travail attendues dans l’enseignement supérieur et de "mieux vivre la transition lycée/études supérieures", ajoute Thierry Delecolle directeur du développement de l'EMLV, une école de commerce.

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