Fiche métier : Contrôleur aérien

Métier : comment devenir contrôleur aérien ?
Le contrôleur aérien assure la sécurité des avions. © Adobe Stock

L’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne est communément appelé contrôleur aérien. Au quotidien, il met tout en œuvre pour assurer la sécurité des avions. En temps réel, il donne des instructions de vol et des autorisations d’atterrissage et de décollage en fonction du trafic aérien et des conditions météorologiques.


On l'appelle aussi

Aiguilleur du ciel / Aiguilleuse du ciel


Quel est le rôle d’un contrôleur aérien ?

Véritable œil du pilote depuis la tour de contrôle, il assure la sécurité et la fluidité du trafic aérien des avions civils et de certains vols militaires. Il fait preuve d’analyse et d’anticipation pour assurer des espacements sûrs entre les avions qu’il guide. Il donne ainsi des instructions de trajectoire, de vitesse et d’altitude aux pilotes. Ce fonctionnaire de l’aviation civile peut travailler dans l'un des 37 grands aéroports français ou l’un des cinq centres de contrôle de France métropolitaine.

Selon son affectation, il prend en charge le contrôle en route (en dehors des zones proches des aéroports) ou le contrôle d’approche (dans le voisinage d’un aéroport) et le contrôle d’aérodrome (atterrissage et décollage).

Si le cœur du métier est la gestion du trafic aérien, les ICNA occupent aussi des postes d’encadrement, d’étude, d’enseignement ou d’expertise dans les différents sites de la DGAC, la Direction générale de l'Aviation civile, ainsi qu’à l’ÉNAC, l’École nationale de l’aviation civile. Cela demande déjà plusieurs années d’expérience sur le terrain.


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Quelles sont les missions principales d’un contrôleur aérien ?

  • Assurer la sécurité des vols dont il a la responsabilité ainsi que celle des populations survolées.

  • Recueillir les données techniques concernant l'espace aérien.

  • Communiquer aux pilotes les instructions de positionnement et de guidage aux différentes phases de vol.

  • Repérer le positionnement des avions (civils ou militaires) sur les écrans de contrôle et surveiller la conformité de leur trajectoire dans l'espace aérien.

  • Réguler le trafic aérien.

  • Élaborer des modifications de plan de vol en fonction des urgences.

  • Mettre en place les procédures d'alerte.

  • Consigner les éléments d'activité (dysfonctionnement, infraction, incident) sur les supports techniques.

  • Répondre aux questions et besoins des pilotes pour ce qui concerne leur vol.

  • Exercer des fonctions d’instruction, d’étude ou de management et mener des activités liées à l'exploitation d'un aérodrome (programme de sécurité, par exemple) après plusieurs années d’expérience.

  • Encadrer une équipe (après quelques années d’ancienneté), etc.

* Source : code ROME « N2202 Contrôle de la navigation aérienne »


Quelles sont les qualités pour devenir contrôleur aérien ?

De plus en plus assisté par l’informatique, ce métier n’en reste pas moins exigeant : un bon équilibre psychologique et une parfaite résistance au stress sont indispensables. Savoir travailler en équipe est essentiel pour assurer en toute sécurité la gestion du trafic aérien. Cela demande aussi un sens aigu des responsabilités : en cas d’incident technique sur un avion, il faut réagir vite.

La maîtrise de l’anglais est obligatoire.


Quelles sont les études conseillées pour devenir contrôleur aérien ?

Ce fonctionnaire de la Direction générale de l’Aviation civile est recruté sur concours avec un bac+2 scientifique et un très bon niveau d’anglais. Le concours pour devenir ICNA est rattaché au CCINP (concours commun des instituts nationaux polytechniques). Pour vous donner les meilleures chances de réussite : vous devez obtenir un bac général avec l’enseignement de spécialité « mathématiques » et un deuxième enseignement de spécialité dans une matière scientifique.

Le bac en poche, vous pourrez ainsi rejoindre une prépa scientifique MPSI, PCSI. En deuxième année, choisissez les filières MP, PC ou PSI (mathématiques-physique, physique-chimie ou physique et sciences de l'ingénieur). À noter : un certificat européen d’aptitude médicale de classe 3 (avec une partie sur votre acuité visuelle) est exigé pour pouvoir intégrer la formation à la suite de la réussite du concours. Une fois admis, vous suivez trois années de formation rémunérée à l’Enac, l’École nationale de l’Aviation civile, à Toulouse. Cette formation en management et contrôle du trafic aérien (MCTA) alterne des phases théoriques et d’autre pratiques en tant que fonctionnaire stagiaire. La formation vous donne le statut d’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne reconnu à bac+5.

À noter : durant votre formation, vous suivrez un stage délivrant une licence de pilote privé.


Quel est la part des femmes dans la profession de contrôleur aérien ?

Un tiers des effectifs est féminin.


Où peut-on exercer le métier de contrôleur aérien ?

En France métropolitaine et en outre-mer, les postes de contrôleurs aériens sont proposés :

·         Dans les 37 approches ICNA (assurant le contrôle d’approche et de tour) ;

·         Dans les cinq centres de contrôle en route (Aix-en-Provence, Athis-Mons, Brest, Bordeaux et Reims) couvrant tout le territoire et assurant la sécurité des vols lors de leurs phases de croisière.

En fonction de leurs choix de carrière, ces professionnels de l’aérien peuvent aussi travailler à l’École nationale de l’Aviation civile, à la Direction technique de l’innovation ou au siège de la Direction générale de l’Aviation civile.

Bon à savoir : il existe aussi des postes de contrôleurs aériens d’aérodrome accessibles aux techniciens supérieur des études et de l’exploitation de l’Aviation civile (lien vers la fiche « TSEEAC ») ainsi que des postes avec des missions spécifiques dans l’Armée de terre, la Marine et l’Armée de l’air, accessibles également via une sélection et une formation spécifique à chaque armée.


Combien de place au concours pour devenir contrôleur aérien ?

Le concours externe proposait 16 places en 2021 (faible recrutement du fait de la crise du Covid), bien loin des 114 places de 2020.

En 2022, 93 places étaient ouvertes au concours. La tendance pour les prochaines années est a priori de s’inscrire dans un recrutement d’au minimum 90 ICNA par an.


Quel est le salaire d’un contrôleur aérien ?

Durant les trois années de formation d’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne, la rémunération est d’environ 1 800 euros bruts par mois en tant que stagiaire.

Une fois en poste, la rémunération d’un fonctionnaire ICNA est d’environ 2 200 euros brut à l’échelon 1. En fin de carrière, la rémunération peut atteindre 8 000 euros mensuels.


Chiffres clés du métier de contrôleur aérien

Niveau d'études
Bac+4/5
Niveau de salaires
De 1900€ à 8000€
Recrutement / Embauche
Faible
Volume d'emplois
Faible

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