1. Secteur du vin : des métiers à débouchés
Enquête

Secteur du vin : des métiers à débouchés

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À côté des viticulteurs, qui représentent un quart des professionnels du vin, il faut compter les saisonniers, les négociants en vin, mais aussi les cavistes et les sommeliers. // © plainpicture/Hero Images
À côté des viticulteurs, qui représentent un quart des professionnels du vin, il faut compter les saisonniers, les négociants en vin, mais aussi les cavistes et les sommeliers. // © plainpicture/Hero Images

Si la filière agricole française devrait globalement souffrir de pertes d'emplois ces prochaines années, le secteur du vin est à mettre à part étant donné son poids économique et culturel. Très actif à l'export, il recèle de belles opportunités, en particulier dans l'agriculture biologique en plein développement.

S'il est à consommer avec modération, il n'en reste pas moins un des fleurons économiques français. Produisant 17 % du vin dans le monde, la France exporte 40 % de sa production, ce qui fait du secteur le deuxième à l'export en termes de chiffre d'affaires. Le vin constitue une filière professionnelle importante en France, puisqu'elle emploie, selon "Vin et Société", plus de 550.000 personnes, dont plus de 140.000 viticulteurs, ceux qui travaillent la vigne. Et depuis 2014, les offres d'emploi du secteur sont de nouveau en croissance.

Qui dit vin, pense vigne et travail agricole, mais c'est sans compter la variété importante des métiers de la filière. A côté des viticulteurs, qui représentent donc un quart des professionnels, il faut compter les saisonniers qui renforcent les effectifs des exploitations pendant les récoltes, les négociants en vin, qui commercialisent la production, mais aussi les cavistes, qui vendent le vin en boutique, et les sommeliers, qui associent vins et plats dans les restaurants.

300.000 emplois indirects

La filière intègre également des métiers moins connus : les salariés de la grande distribution spécialisés sur le vin, ceux des coopératives agricoles, qui regroupent localement des productions et en font la promotion, mais aussi les salariés des syndicats, les chercheurs, les enseignants...

Sur l'ensemble des emplois, quelques 300.000 sont générés de façon indirecte par la filière : tonnellerie, chaudronnerie, logistique, bouchon, verre, communication, imprimeries, chimie, laboratoires d'œnologie, mais aussi prestataires de services, constructions, assurances, et banque.

Tractoristes, vente et marketing

Selon la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), les métiers qui sont le plus pourvoyeurs d'emplois aujourd'hui se situent aux deux bouts de la chaîne. En amont, du côté du travail de la vigne : les tractoristes sont très demandés, ainsi que les spécialistes des nouvelles techniques et technologies appliquées à l'agriculture.

Le tractoriste est un ouvrier polyvalent qui effectue tous les travaux mécanisés sur la vigne et le sol (taille, désherbage, traitements, etc) à toutes les saisons, et entretient le matériel. D'autre part, c'est toute la commercialisation du vin qui cherche des talents, notamment en raison du développement de l'export : vente, marketing, mais aussi chargés de mission en œnotourisme.

Le bio a le vent en poupe

Une réalité qui concerne également la filière des vins biologiques, de plus en plus attractive. Si celle-ci ne représente qu'un peu plus de 7 % de la main-d'œuvre du secteur viticole, ses exploitations, en développement (on en compte 4 fois plus qu'il y a 15 ans), sont créatrices d'emplois plus stables et plus qualifiés. Selon une étude de l'association interprofessionnelle SudVinBio, 71 % des emplois en viticulture biologique sont à temps complet, contre 66,83 % pour la viticulture non-bio. En outre près de 35 % des exploitations viticoles bio emploient un ou plusieurs salariés permanents, contre 22 % pour les exploitations non-bio.

En plus des métiers déjà cités, la filière viticole bio recrute aussi beaucoup du côté des métiers de la cave : œnologue, maître de chai, caviste. À savoir également, les régions à recruter le plus en viticulture bio sont la région PACA et la Corse (37 % des emplois), suivie de près par l'Occitanie (34 %), et enfin la Nouvelle-Aquitaine (17 %).