1. En terminale L en 2015, que sont devenus Adélie, Victoria, Pierre et compagnie ?
Témoignage

En terminale L en 2015, que sont devenus Adélie, Victoria, Pierre et compagnie ?

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Les élèves de terminale L de l'année 2014-2015 du lycée Mongazon, à Angers (49). // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de terminale L de l'année 2014-2015 du lycée Mongazon, à Angers (49). // © Photo fournie par le témoin

Adélie, Victoria, Marie-Victoria, Pierre, Eugénie et Marie ont décroché leur bac littéraire en 2015, au lycée Mongazon, à Angers (49). Tous ont choisi un bac L, sans vraiment savoir ce que l’avenir leur réserverait… Trois ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale L, année 2014–2015, du lycée Mongazon, à Angers (49). Adélie, Victoria, Marie-Victoria, Pierre, Eugénie et Marie ont privilégié une filière littéraire. C’est celle qu’ils jugeaient la plus appropriée à leur projet professionnel. Seule Marie-Victoria a finalement suivi, à quelques ajustements près, un parcours dans le secteur qu’elle avait choisi au collège.
Eugénie, Victoria et Marie se sont orientées vers des études de langues à l’UCO ou à l'université d'Angers. Après le bac, Pierre a quant à lui opté pour une école de commerce avant de tout arrêter pour se former à sa passion : la musique. Quant à Adélie, dont le projet professionnel était de devenir journaliste, elle a finalement bifurqué vers Sciences po tout en se formant à l'histoire de l'art et elle souhaite désormais se diriger vers les métiers du patrimoine !

1. Adélie, 20 ans, en troisième année, à Sciences po, à Bordeaux (33).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Journaliste. "Plus jeune, je voulais devenir journaliste. J’adorais écrire. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai rejoint une section littéraire, car j’étais aussi passionnée de littérature. Puis, en première, j’ai opté pour un module optionnel autour des relations internationales proposé par le lycée en partenariat avec l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture). J’ai alors changé de projet professionnel : je voulais travailler dans la diplomatie, et rejoindre cette institution spécialisée !”

Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Un IEP. "J’ai passé les concours Sciences po et intégré celui de Bordeaux. En deuxième année, j’ai étudié à Madrid et eu une révélation pour l’art contemporain. Actuellement, en parallèle de ma dernière année de licence à l’institut bordelais, je suis une deuxième année de licence histoire de l’art à l’université Bordeaux-Montaigne. Je ferai ensuite un master management de projets culturels et développement territorial pour devenir commissaire d’exposition, puis conservatrice du patrimoine."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. Je suis satisfaite de la complémentarité des formations que je suis."

2. Victoria, 21 ans, en dernière année de licence LEA, à l’UCO d’Angers (49).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Aucune prédisposition ! "J’ai toujours été bonne, voire très bonne élève. À la fin du collège, j’avais les capacités pour poursuivre en série générale, mais aucun projet professionnel en tête. J’avais des parents viticulteurs, j’étais curieuse, mais je n’avais aucune prédisposition. La série L a été déterminante : j’y ai découvert la littérature, le théâtre, les métiers de la culture… En terminale, j’ai passé les concours Sciences po, mais ne les ai pas réussis. J’ai finalement intégré une licence LEA [langues étrangères appliquées], à l’UCO [université catholique de l’Ouest] d’Angers."

Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De l’info-com. "La formation était très technique, je voulais faire autre chose. J’ai bifurqué alors en information-communication, un peu par défaut. J’y ai vite pris mes marques et trouvé un intérêt. Mon stage à 'Ouest France', et la découverte de matières comme la sociologie des médias m’ont permis d’affiner mon projet : être journaliste. Diplômée d’une licence, j’ai passé les concours d’écoles de journalisme et j’attends aujourd’hui les résultats…”
Et si c’était à refaire ? “Je ne changerais rien !”

Lire aussi : Quelles études après un bac L ?

3. Marie-Victoria, 21 ans, en dernière année de licence arts plastiques, à Angers.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Restauratrice de peinture. "J’ai très tôt voulu devenir restauratrice de peinture. J’avais vu un reportage sur ce métier et j’aimais la dualité entre travail théorique et plastique. Je suis aussi très solitaire, alors être enfermée seule dans un atelier ne m’effraie pas ! Au lycée, je suivais ainsi huit heures d’arts plastiques en option et spécialité, chaque semaine. Après le bac, j’ai logiquement choisi une licence d’arts plastiques et d’histoire de l’art, à l’université catholique de l’Ouest d’Angers."

Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Des arts plastiques. "Je viens de terminer ma troisième année de licence. La formation m’a beaucoup apporté sur le plan des connaissances, mais j’aspire à me spécialiser davantage. C’est pourquoi j’intègrerai, à la rentrée prochaine, l’ESA [École supérieure d’art] d’Avignon [84], le seul établissement français à avoir un département de conservation-restauration. J’entrerai en deuxième année pour quatre ans d’études."
Et si c’était à refaire ? "J’essaierais d’intégrer l’ESA d’Avignon tout de suite après le bac."

4. Eugénie, 22 ans, va reprendre ses études, à Angers.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Des langues. "Je n’avais pas vraiment d’idée mais j’aimais beaucoup la littérature. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi une série littéraire au lycée et je ne regrette pas du tout ce choix ! Après le bac, je me suis décidée à poursuivre en licence LEA, à l’université d’Angers. Mais je pense que je n’étais vraiment pas prête pour suivre des études supérieures. J’ai abandonné la fac et j’ai choisi de faire une pause dans mon parcours d’études. Je suis alors partie en Irlande en tant que jeune fille au pair. Une expérience exceptionnelle."

Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Des petits boulots. "Après un an, je suis revenue en France où j’ai fait des petits boulots. Ensuite, je suis partie en Italie, puis je me suis à nouveau envolée pour l’Irlande, pour reprendre mon job dans la famille que j’avais quittée quelques mois plus tôt. J’y suis restée trois mois, puis je suis rentrée en France pour des raisons personnelles. Actuellement, je fais du baby-sitting en attendant de reprendre ma licence LEA à la rentrée prochaine. À l’avenir, je voudrais travailler dans l’édition."
Et si c’était à refaire ? "Je ferais le même parcours. À l’étranger, j’ai rencontré des personnes formidables !"

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5. Pierre, 21 ans, en école de musique, à Nantes (44).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Pilote d’avion, archéologue… "Vers 13–14 ans, je voulais être pilote d’avion. J’ai vite abandonné ce projet car j’ai une très mauvaise vue. L’archéologie et le dessin me passionnaient aussi. Adolescent, encouragé par ma mère, je me suis mis à la guitare. C’est devenu une passion. Après le bac, je ne savais pas quoi faire, si ce n’est de la musique… En accord avec mes parents, je me suis inscrit en école de commerce : à l’ESIAME, à Cholet [49]."

Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une école de musique. "Je n’ai pas validé ma deuxième année, alors, au lieu de redoubler, j’ai décidé d’arrêter et de m’orienter vers un parcours qui me plaisait vraiment. En octobre 2017, j’ai rejoint le centre de formation professionnelle de la musique, à Nantes, pour un cursus de deux ans. Les enseignements sont 50 % théoriques (solfège, histoire de la musique, composition…) et 50 % pratiques. Une fois diplômé, je pourrai enseigner, être musicien professionnel, travailler dans un magasin spécialisé…"
Et si c’était à refaire ? "Je ne sais pas si j’intégrerais tout de suite une école de musique… Mes deux années postbac m’ont permis de réfléchir et de gagner en maturité."

6. Marie, 20 ans, en deuxième année de licence LLCER, à Angers.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Pas d’idée ! "Je n’avais vraiment pas d’idée. Au lycée, beaucoup de choses m’intéressaient, comme l’art, le cinéma, la littérature, mais c’étaient des passions, aucun projet professionnel ne s’y raccrochait. Comme les langues étaient la matière qui me plaisait le plus en terminale, j’ai choisi de m’inscrire en licence de LLCER [langues, littératures et civilisations étrangères et régionales], parcours anglais, à l’université d’Angers."

Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Des langues. "Le cursus mêle histoire de la Grande-Bretagne et des États-Unis, littérature anglophone, grammaire anglaise, traduction… Il ne me passionne pas mais je n’ai pas envie d’abandonner. Je veux continuer pour obtenir ma licence. J’ai redoublé ma deuxième année et je viens de la terminer. Quand je serai diplômée, je partirai dans un pays anglophone pour devenir jeune fille au pair. J’ai besoin de faire une pause et de découvrir une autre culture. Car je n’y vois toujours pas plus clair sur mon projet professionnel !"
Et si c’était à refaire ? "Je partirais après le lycée à l’étranger."