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Témoignage

Concours d’entrée en école de commerce : "il faut faire le deuil d’une préparation parfaite"

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Cette année, le concours BCE se tiendra du lundi 29 juin au mardi 7 juillet. // © panitan / Adobe Stock
Cette année, le concours BCE se tiendra du lundi 29 juin au mardi 7 juillet. // © panitan / Adobe Stock

Jules est candidat au concours BCE dont les épreuves débutent lundi 29 juin. Du haut de ses 18 ans, il revient sur sa préparation au concours.

 // © Photo fournie par le témoin
// © Photo fournie par le témoin

Dernière ligne droite avant le concours BCE… Si les candidats qui passent Ecricome sont déjà en train de plancher, Jules, 18 ans, continue sa préparation au concours qui commence ce lundi 29 juin. "J’ai décidé de passer uniquement le concours BCE (banque commune d'épreuves), pas Ecricome. Mon objectif est d’avoir une école du top 5", raconte-t-il.

Un confinement studieux

Pour cet étudiant en prépa ECE dans un lycée cannois, le confinement a rimé avec révisions : "avec la crise sanitaire, j’ai dû quitter l’internat et je suis resté chez ma grand-mère pour avoir le moins de distraction possible. À ce moment, les concours n’étaient pas encore reportés donc j’avais la motivation pour travailler 10 heures par jour selon un planning strict."

Le report des concours à la fin juin a cependant mis à mal ce programme. Il a fallu s’organiser et trouver un "nouveau planning avec les mêmes exigences" : "j’ai décidé de consolider mes points forts dans un premier temps et notamment les maths, puis de travailler sur mes points faibles que sont la philosophie et les langues".

Malgré la situation, Jules a réussi à maintenir un rythme de travail soutenu. "Au début, j’avais un planning quotidien où je savais ce que je devais réviser heure par heure. Puis, quand les concours ont été reportés, je décidais chaque matin ce que je devais réviser. Je n’avais plus de planning parce que j’estimais que je ne pouvais pas tenir un planning pendant quatre mois."

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C'est comme un marathon

Mais depuis début juin, Jules s’astreint de nouveau à un planning plus précis. Malgré ce travail soutenu et continu, l’étudiant ne sent pas tout à fait armé. "Je crois qu’on ne peut jamais se sentir vraiment prêt. Dans un concours, on peut toujours tomber sur un sujet qui nous met en difficulté malgré sa préparation. Il faut faire le deuil d’une préparation parfaite".

L’étudiant a cependant relâché la pression en début de semaine pour se ménager et être opérationnel pour le concours. "Il y a un dilemme avec le fait de se dire qu’on a encore trois jours de révision devant soi pour tout donner avec le risque d’arriver fatigué au concours. Je pense que ces concours sont comme un marathon, il vaut mieux se préserver pour tout donner le jour J."

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