Ecoles de commerce : les étudiants s'accommodent de la crise sanitaire

Par Dahvia Ouadia, publié le 12 Octobre 2020
5 min

Alors que la rentrée est réputée festive, les écoles de commerce ont du mettre le holà aux soirées étudiantes. Mais, entre soirées privées, cours à distance et résignation, trois étudiants témoignent d'un vécu différent sur cette rentrée contrariée.

La résignation… c’est le sentiment qu’éprouvent beaucoup d’étudiants dans les écoles de commerce quelques semaines après cette rentrée sous le signe de la crise sanitaire.

"C’est la 'Covid party'"

Samuel, étudiant en première année à Audencia, savait d’emblée que son école allait alterner des phases de présentiel et de distanciel. Il a donc choisi de vivre sa rentrée à fond : "La première semaine je me suis dit, quoiqu’il arrive la deuxième vague de Covid-19 arrivera". Il a ainsi participé aux événements organisés en marge de l’école, dans le cadre privé ou dans un premier temps par les associations.

"J’ai participé à l’Appartathon, qui était organisé par le BDE. Pendant cette soirée, on va de coloc en coloc pour se rencontrer et c’est clairement la 'Covid party', s’amuse l’étudiant. J’étais l’un des rares à garder mon masque. C’est là que les premières amitiés se font et donc que de nouvelles soirées sont organisées en privée, ce qui a multiplié les risques."

Après cette période festive, l’école a été dans l’obligation de passer les cours à distance pour les première et deuxième années, les cas positifs au Covid-19 se multipliant. Aujourd’hui Audencia compte plus de 140 cas, l’un des plus gros clusters de la région nantaise.

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"Trois fois moins de soirées que d’habitude"

Pour Maxime, étudiant en première année à TEMA (NEOMA), on est loin de la "Covid party". La rentrée a été en présentiel ce qui a permis de tisser des liens entre étudiants. Puis l’ensemble de la promotion a basculé à distance pour que d’autres promotions puissent faire leur rentrée sur le campus.

Au-delà des aspects académiques, l’étudiant estime que "toute la partie rencontre est impactée par cette rentrée" mais il a eu l’occasion de "rencontrer de nouveaux amis pendant les cours ou même à distance, notamment lors de quelques soirées".

"Même si le week-end d’intégration a été annulé, même s’il y a deux ou trois fois moins de soirées que d’habitude, même si la promotion est coupée en deux pour respecter les distances de sécurité, je trouve qu’on n’a pas à se plaindre car le campus est ouvert", tempère Maxime qui vit chez ses parents à 500 mètres de son école.

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"On ne peut pas rire de cette situation"

Autre ville, autre son de cloche. Pour Eva, étudiante en 2e année à l’Edhec campus de Lille, la rentrée s’est faite à distance. "Pour permettre aux étudiants internationaux et aux AST 2 (les admissions sur titre de 2e année) de mieux s’intégrer ils sont entrés en présentiel, pendant que nous sommes restés à distance", raconte la jeune femme. Depuis, un quart des cours ont lieu sur le campus, le reste étant à distance.

"L’école a mis les moyens pour qu’on vive l’expérience la plus agréable possible. Et puis être à distance a des avantages, on peut quitter Lille pour aller voir nos proches, etc.", précise Eva.

Dans le cadre de la "règlementation", l’étudiante retrouve ses pairs dans la capitale des Hauts-de-France quand il n’y a pas cours. "Cela permet de pallier le manque de contact humain mais on fait très attention. On ne peut pas rire de cette situation, donc on n’organise pas de soirées dans le cadre des associations étudiantes."

Très studieuse, la jeune femme profite "de ce temps libéré" pour chercher un travail à mi-temps et capitaliser pour son diplôme.

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