IMT BS, une école de commerce socialement ouverte

Par Dahvia Ouadia, publié le 13 Decembre 2019
3 min

Alors que l’ouverture sociale des grandes écoles françaises est au cœur d’une réflexion portée par le ministère de l’Enseignement supérieur, l’IMT BS propose depuis 40 ans un modèle économique atypique dans l’univers des business schools. En effet cette école accueille plus de 50% d’étudiants boursiers qui sont exonérés de frais de scolarité.

Faire une école de commerce quand on est boursier relève parfois du défi. Pourtant certaines écoles proposent des accompagnements spécifiques. C’est le cas de l’IMT BS qui accueille 50% de boursiers primo-entrants dans ses effectifs du programme grande école (PGE). Ces étudiants sont exonérés de frais de scolarité et touchent également une bourse complémentaire pour suivre leurs études.

"Le taux de boursiers diminue après la première année parce qu’un volume important d’entre eux choisit l’apprentissage dès la 2e année", précise Denis Guibard, directeur de l’IMT BS. Le fait de poursuivre ses études en alternance permet d’acquérir une expérience professionnelle longue ; de faire financer sa scolarité à l'école par l’entreprise et d’être rémunéré. 16% des étudiants de l’école choisissent ce type de parcours.

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Au-delà de ce taux de boursiers remarquable dans l’univers des business schools, cette école se démarque également par des frais de scolarité inférieurs à 7.000 € annuels, en dessous du niveau des autres écoles de management. "Nous pouvons proposer ces tarifs parce que nous sommes une école publique, sous tutelle du ministère de l’Économie. C’est ce qui nous permet d’avoir ce modèle d’ouverture sociale auquel nous sommes très attachés", indique le directeur.

Alors que le ministère a demandé aux grandes écoles de travailler à leur ouverture sociale, l’IMT BS peut donc faire figure de modèle. "Nous avons une grande diversité de profils que ce soit en en matière d’origine sociale, géographique, etc. qui donne à l’école une identification forte", estime Denis Guibard.

Avec une population étudiante composée de 50% de boursiers, les choix de carrière sont aussi parfois conditionnés : "Nous avons des étudiants qui sont moins enclins à partir à l’étranger en premier emploi, ou moins portés sur la création d’entreprise. Beaucoup préfèrent assurer leurs arrières et avoir un CDI en France", ajoute le directeur.

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