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Portrait

Ma vie d'étudiante en Nouvelle-Zélande : Estelle, une future ingénieure aux antipodes

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Estelle a dû débourser 22.000 € pour s'inscrire à l'université d'Auckland. // © David Straight pour l'Etudiant
Estelle a dû débourser 22.000 € pour s'inscrire à l'université d'Auckland. // © David Straight pour l'Etudiant

Estelle, étudiante en troisième année à l’École centrale de Nantes, est partie en Nouvelle-Zélande pour achever son cursus d’ingénieur. Durant ce séjour, elle compte bien parfaire son anglais et profiter des paysages grandioses.

Améliorer son anglais et admirer des paysages à couper le souffle. Ce sont les deux arguments qui ont convaincu Estelle, 23 ans, de passer sa dernière année de formation d'ingénieur en Nouvelle-Zélande, en échange payant avec l'université d'Auckland. "J'apprécie cette destination anglophone magnifique, d'autant plus que j'aime la nature et que je suis sportive."

En France, Estelle jouait dans l'équipe de handball de Centrale Nantes. "Mais c'est un sport très européen : pas beaucoup de personnes le pratiquent ici, en Nouvelle-Zélande", constate-t-elle. L'étudiante a donc décidé de prendre une inscription à la salle de sport de l'université, où elle se rend au moins trois fois par semaine. Elle y fait des exercices de cardio-training et de la musculation, pour un forfait annuel de 150 €.

Lire aussi : Étudier en Nouvelle-Zélande : des filières universitaires ou professionnelles 

Courir dans un cadre privilégié

Pour allier sport et nature, elle conseille "la balade qui relie les deux côtes [d'Ouest en Est], distantes de 16 kilomètres l'une de l'autre. Elle permet d'avoir une vision globale de la ville d'Auckland". La jeune femme s'imaginait la Nouvelle-Zélande avec "des paysages plutôt sauvages et de grands espaces naturels". Elle n'a pas été déçue : "La ville est vallonnée et située au bord de la mer, ce qui offre de belles vues".

Cependant Estelle a été surprise par la forte densité de population, "presque la moitié des Néo-Zélandais vivent dans cette ville, qui est très cosmopolite". Pour autant, elle ne se sent pas à l'étroit dans la plus grande agglomération du pays : "Je trouve toujours une place dans le bus pour m'asseoir !"

Le bus est l'unique moyen de transports en commun de la ville, ce qui rend les déplacements parfois difficiles. "La plupart des bus vont dans le centre-ville, mais si vous voulez vous rendre ailleurs, les changements sont compliqués, car les arrêts ne sont pas situés les uns à côté des autres", constate-t-elle. La plupart du temps, elle se rend à pied à l'université, située à quarante minutes de chez elle. Toutefois, Estelle opte pour le bus l'hiver ou le matin, lorsqu'elle a cours de bonne heure. Ce qui lui coûte 53 € par mois.

Un quotidien onéreux

Estelle bénéficie d'une bourse de sa Région d'origine, les Pays de la Loire, d'un montant de 1.000 € accordée aux étudiants partant à l'étranger. Elle a cependant dû contracter un prêt bancaire de 30.000 € avant son départ, pour payer majoritairement ses frais d'inscription à l'université. "La vie quotidienne est assez chère en Nouvelle-Zélande, surtout la nourriture. La pinte de bière n'est jamais en dessous de 6 €", illustre Estelle. Son budget nourriture tourne autour de 60 € par semaine, auquel s'ajoutent 40 € pour les sorties.

Autre grande dépense : le logement. Estelle paye un loyer mensuel de 510 €, pour une chambre chez l'habitant. Elle partage la maison avec quatre autres étudiantes de nationalités diffé­rentes : danoise, norvégienne, mexicaine et allemande-néerlandaise. "Les étudiants vivent la plupart du temps chez l'habitant en pension ou en colocation avec d'autres jeunes étrangers. J'ai choisi un mélange des deux", raconte-t-elle. Sa recherche d'appartement a été difficile, car "les propriétaires veulent nous rencontrer et ne pas perdre du temps sur Skype. J'ai trouvé mon logement seulement deux jours avant de quitter la France !"

Lire aussi : Ma vie d'étudiant à Moscou : Alexis, en master à Centrale Nantes

Beaucoup de travail en groupe

Si l'étudiante a seulement sept heures de cours par semaine, elle doit fournir un travail personnel important, souvent pour réaliser des projets en groupe. Estelle est en master Disaster Management, centré sur la gestion des catastrophes naturelles, tels les tremblements de terre. Elle constate qu'il est "plus facile de discuter avec les enseignants qu'en France ; il y a moins de distance entre nous".
L'année prochaine, elle souhaite être embauchée comme ingénieur dans l'architecture navale ou les énergies marines renouvelables. Motivée par l'idée de "trouver des moyens pour lutter contre la pollution", elle espère participer à sa façon à la préservation des magnifiques paysages qu'elle côtoie.

AVANT DE PARTIR...

Le visa étudiant est valable pour un séjour d'une durée variant de trois mois à quatre ans. Pour l'obtenir, vous devez souscrire à une assurance santé, une obligation aussi valable pour votre inscription à l'université.
Si vous désirez prendre un job étudiant, il ne doit pas dépasser vingt heures par semaine en période scolaire. Vous serez redevable des taxes locales et vous devrez ouvrir un compte bancaire local.
Si l'accent néo-zélandais n'est pas le plus facile à comprendre, le pays présente l'avantage d'être tolérant quant au niveau d'anglais des nouveaux arrivants. Toutes les écoles et les universités ont des exigences de scores minimaux au TOEFL IBT (Test of English as a Foreign Language Internet-Based Testing) ou à l'IELTS (International English Language Testing System).

Avion
Comptez environ 1.700 € pour un billet aller-retour avec Air France. Le trajet avec escale dure souvent une journée entière.

SUR PLACE...

Budget
1 € = 1,58 dollar néo-zélandais.

Se loger
Un studio non meublé coûte de 1.000 à 1.600 € par mois :
nzflatmates.co.nz
trademe.co.nz/property
postanote.co.nz

Une colocation coûte de 532 € à 1.000 € par mois :
easyroommate.co.nz/
Attention aux arnaques, n'acceptez pas une offre où l'on prévoit de vous envoyer les clés du logement par courrier en échange d'un transfert d'argent ou d'un mandat cash.

Se déplacer
Les étudiants bénéficient d'une réduction pour le bus. Par exemple, en zone 1 (proche du centre-ville), le prix du trajet est de 0,81 €.
Stray Bus permet de voyager en bus de façon illimitée dans tout le pays. Le pass peut durer de six mois à un an et coûte environ 600 €.
Le conducteur est aussi guide touristique. L'achat d'un billet permet aussi d'avoir des réductions dans des auberges de jeunesse.

Bons plans
Fitness, excursion, mode, restauration sont proposés sur les sites :
new.grabone.co.nz/auckland-experience
treatme.co.nz.

 

Pour aller plus loin : Ma vie d'étudiante à Tokyo : Margaux en troisième année de l'IESEG / Ma vie d'étudiant en lettres en Nouvelle-Calédonie : Alex, l'enseignement pour horizon / Ma vie d’étudiante à Cambridge : Marion, doctorante en chimie / Ma vie d'étudiante en management à Raleigh : Julie à la recherche de l'American way of life