Une Française à Rhode Island : le rêve américain d'Olivia

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 09 Octobre 2018
7 min

En janvier dernier, Olivia, 23 ans, s’est envolée pour l’université de Rhode Island, sur la côte est. Pour cette étudiante en biologie de l’université de technologie de Compiègne, c’est une belle occasion de vivre son rêve américain en résidant sur un campus.

San Francisco, puis Los Angeles, San Diego, La Nouvelle-Orléans, Washington, Baltimore, Philadelphie, New York, et enfin Boston… À l’issue de son semestre d’études à l’université de Rhode Island, Olivia Cadamuro s’est offert un périple d’un mois et demi à travers les États-Unis avant de regagner la France. Nous l'avons rencontrée à New York.

"Après les examens de fin d’année qui se sont déroulés début mai, j’ai dû libérer rapidement ma chambre. J’aurais pu rentrer directement en France, mais j’ai préféré découvrir le pays", raconte l’étudiante de 23 ans, en dernière année d’études d’ingénieur en génie biologique, spécialité conception et innovation de bioproduits, à l’UTC (université de technologie de Compiègne).

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C’est au tout début de l’année 2018 qu’Olivia a débarqué à l’aéroport de Boston, avant de prendre la route en bus, direction Kingston, ville universitaire située à Rhode Island, le plus petit des États américains.

"Lorsque je me suis décidée pour les États-Unis, l’université de Rhode Island était la seule université partenaire de mon établissement dans laquelle il restait encore des places. Kingston n’était pas forcément la ville dont je rêvais mais l’essentiel était d’aller aux États-Unis. Elle est située à une heure de train de Boston et à quatre heures de bus de New York… Ce qui n’est pas si mal", reconnaît-elle.

American way of life

La jeune femme, originaire de Toulouse, a déposé ses valises dans l’une des deux résidences du campus de l’université. "Une résidence où cohabitent 40 étudiants. Des Américains et d’autres, venus du monde entier", précise Olivia, qui y a partagé une chambre double avec une Américaine en cursus d’ingénierie mécanique. Certains optent pour la colocation, quitte à s’éloigner du campus, et s’installent à Narragansett, une ville renommée pour ses belles plages.

"Vivre au cœur du campus, c’est un peu un 'rêve américain', comme dans les films et les séries que j’ai pu voir", confie Olivia, qui a profité de cette ville dans la ville, avec sa piscine, ses terrains et salles de sport, festivals de musique et des activités associatives foisonnantes. "Lorsque les étudiants de la résidence se retrouvaient au salon pour travailler, j’avais l’impression de vivre avec 30 amis ! Revers de la médaille : il était difficile d’avoir de réels moments d’intimité", remarque-t-elle.

Les journées étaient placées sous le signe du partage : tous les repas, exceptés ceux du week-end, étaient compris dans le prix du séjour et donc pris en commun. Ces prestations all inclusive [tout compris] ont coûté 5.195 dollars à Olivia, la dépense plus importante liée à son séjour. "Se sont ajoutées une assurance santé obligatoire, autour de 500 €, des sorties en ville et des petites virées à Providence, la capitale de l’État", complète la jeune biologiste.

Olivia a profité de la proximité de Kingston avec New York pour découvrir Big Apple.
Olivia a profité de la proximité de Kingston avec New York pour découvrir Big Apple. // © Sébastien Vergne/REA pour l'Etudiant

Spring break à Miami

Autre poste de dépenses important, celui du spring break, période durant laquelle beaucoup d’étudiants américains partent vers une destination ensoleillée pour y faire la fête.

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Avec sa coloc américaine et quatre étudiants français, Olivia a opté pour un séjour touristique en Floride, comprenant séances de plongée, visites et farniente.

Et les études ?

"Mon emploi du temps était assez léger. S’il y avait peu de cours en présentiel, le travail personnel était important. Certains enseignants donnent des travaux à faire chaque semaine, sans compter les tests en ligne, les projets et les présentations orales à préparer. Ici, les examens finaux ont moins d’importance que le contrôle continu", assure l’étudiante, satisfaite d’avoir validé toutes les disciplines qu’elle avait choisies.

"J’ai un bon niveau en anglais, mais il fallait s’adapter à l’accent d’enseignants asiatiques ou indiens !" s’amuse-t-elle. De retour en France, à Marseille, depuis août, Olivia réalise son stage de fin d’études dans un laboratoire d’immunotechnologie, une opportunité décrochée durant son séjour américain grâce à un entretien vidéo.

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