Licence LEA ou LLCER : comment choisir ?

Par Catherine Piraud-Rouet, publié le 24 Août 2022
4 min

Comment choisir entre les deux licences axées sur les langues ? Les filières langues étrangères appliquées et langues, littératures et civilisations étrangères et régionales présentent de nombreuses différences, tant dans leurs enseignements que dans leurs débouchés professionnels.

Vous souhaitez vous engager dans un cursus universitaire basé sur les langues ? Deux licences s’ouvrent à vous : LEA (langues étrangères appliquées) et LLCER (langues, littératures et civilisations étrangères et régionales). Deux licences qui reposent sur d'importantes compétences linguistiques, mais qui présentent des contenus et des débouchés bien distincts.

Deux langues au programme de LEA et de LLCER

Les deux licences comprennent l’étude obligatoire de deux langues, dont, dans certaines universités, des langues rares que l’on peut prendre en grand débutant. Nathaël Sauvage, étudiant en L3 de LLCER anglais à l’université de Pau-Pays de l’Adour (64), a ainsi choisi le russe comme mineure. "Cette dernière ne représente toutefois qu’un volume horaire et en crédits très marginal par rapport à l’anglais", note-t-il.

Ce n’est pas le cas en LEA. "Les deux langues comptent à part égale – avec une présence obligatoire de l’anglais dans le tronc commun – et ont le même niveau d’exigence", précise Julie Descombes, étudiante en L2 LEA à Aix-Marseille Université (13).

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Une différence de fond existe par ailleurs entre ces filières. La LLCER est consacrée à l’étude des langues sous un angle technique, historique, littéraire et culturel. De son côté, la LEA vise à appliquer des compétences linguistiques dans un contexte d’entreprise.

"Un tiers des enseignements est constitué du domaine d’application, qui comprend des modules de droit, économie et gestion", précise Nadia Mesli, responsable de la licence LEA à Aix-Marseille Université. À la clé, un ancrage fort sur les problématiques du monde contemporain. "On étudie l’inflation, les politiques monétaires, mais aussi le droit constitutionnel – américain par exemple – on apprend à faire des bilans comptables", illustre Julie Descombes.

Un quotidien très éloigné de celui de Nathaël Sauvage. "La licence LLCER est quasi-uniquement consacrée à l’étude de l’anglais sous toutes ses facettes : langue orale, grammaire écrite, thème et version… S’y ajoute un travail majeur en civilisation britannique et américaine, tant sous l’angle historique (l’évolution de la monarchie, l’esclavage…) que contemporain (les élections américaines, la vie politique britannique…)", détaille-t-il.

Une même exigence académique en licence

Les deux filières intègrent la même charge horaire (1.500 heures sur les trois ans) et nécessitent une forte implication personnelle. "En LEA comme en LLCER, il faut faire preuve de rigueur et d’autonomie, mais aussi de curiosité intellectuelle, en multipliant lectures (presse, romans, essais…) et visionnages de films et séries en anglais", conseille Nathaël Sauvage. La LEA, filière plus directement professionnalisante, intègre parfois un stage obligatoire en L3.

Enseignement ou entreprise, quels débouchés après LEA ou LLCER ?

La filière LLCER reste la voie royale pour ceux qui visent l’enseignement, via un master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation) ou FLE (français langue étrangère). Elle ouvre aussi à une poursuite d’études en école de traduction-interprétariat.

Toujours de préférence en poussant jusqu’au master (bac+5), la filière LEA offre une palette de débouchés plus large, vers des univers professionnels variés : commerce international, logistique, marketing, gestion de projets interculturels, tourisme, humanitaire ou traduction spécialisée.

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