Qu’apprend-on en licence d’éco-gestion ?

Par Catherine Piraud-Rouet, publié le 20 Octobre 2020
5 min

Une licence économie-gestion est un diplôme universitaire de niveau bac+3, qui permet d’obtenir 180 crédits ECTS. Un cursus avant tout basé sur les modélisations mathématiques, qui implique un véritable esprit scientifique, en plus d’une appétence pour l’économie.

Pour réussir en licence économie-gestion, être passionné par les modes de régulation des sociétés est nécessaire, mais pas suffisant. "Mathématiques et statistiques sont indispensables pour comprendre l’économie et la gestion. Elles constituent généralement le cœur du cursus, prévient Isabelle Péchoux, responsable pédagogique du cycle préparatoire L1-L2 éco-gestion à l’université Toulouse 1 Capitole (31).

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Les maths en première ligne des attendus

C’est pourquoi la maîtrise des outils mathématiques figure en première place des attendus Parcoursup pour cette licence. De fait, les bacheliers scientifiques sont les mieux placés. "À Toulouse 1, nous enregistrons environ 50% de réussite pour l’ensemble des inscrits en L1 pour les S et 33% pour les ES", précise Isabelle Péchoux. Outre la spécialité sciences économiques et sociales, elle conseille de conserver les mathématiques le plus longtemps possible. Dans tous les cas, un bon niveau en maths est requis. Ainsi qu’une forte capacité de travail. "J’ai décroché un 19 à mon bac ES, ce qui ne m’a pas empêché de devoir travailler trois heures par jour pour faire face au 4h30 de maths hebdomadaires en L1, et le double à partir de la L2", témoigne Paul Viala, 20 ans, étudiant en L3 à Toulouse Capitole.

Il faut également faire preuve de bonnes compétences d’expression écrite et orale, car les métiers de l’économie impliquent la rédaction d’études. Ainsi qu’en anglais. "Les documents professionnels et universitaires ainsi que les relations d'affaires sont souvent dans cette langue", note Aida Mikou, 19 ans, étudiante en L2 dans la même université. Enfin, il est fortement recommandé de se nourrir de l'actualité économique, politique et sociale.

Des programmes à géométrie variable, à bien cibler en amont

La formation comprend 6 semestres d’enseignements, organisés en cours magistraux et en TD. Elle s’articule en règle générale sur un quart d’économie, un quart de droit/gestion et comptabilité, un quart de maths, statistiques et informatique et un quart d’autres matières (communication, culture générale…).

En macro-économie, on étudie les grandes variables (PIB, croissance, éléments de comptabilité nationale…) et en micro, le consommateur, le producteur ou le fonctionnement des entreprises.

En maths, algèbre, statistiques et probabilités s’enchaînent tout au long du cursus, complétée par la découverte de l’économétrie en L3. Toutefois, l’organisation des enseignements peut beaucoup différer selon les universités. "Avant d’opter pour un établissement, je conseille de bien éplucher le contenu des cours, d'assister à une journée portes ouvertes et, dans l’idéal, à une journée d’immersion", recommande Paul Viala.

Forte dose de travail personnel

La licence éco-gestion comprend en moyenne une vingtaine d’heures d’enseignements hebdomadaires. Et autant de travail personnel. "Il faut aller en cours puis reprendre les exercices et travaux vues en TD, avec la plus grande régularité possible", recommande Paul Viala. "Savoir travailler de manière autonome, bien s’organiser pour ne pas se laisser déborder", ajoute Aïda Mikou. À ce travail personnel s’ajoutent quelques travaux de groupe (simulations de gestion d’entreprise, études économiques). Les stages ne sont pas obligatoires, mais conseillés.

Être prêt à faire des études longues

La spécialisation intervient en général à partir de la L3, en économie et gestion des entreprises, gestion des ressources humaines, contrôle et système d’information comptable ou sciences comptables et financières. Les étudiants peuvent aussi bifurquer vers une L3 sciences de gestion ou vers une licence professionnelle assurance, banque ou finance.

Intégrer une licence éco-gestion implique d’être prêt à s’engager dans des études longues, car ce cursus reste essentiellement théorique et ne prépare pas à intégrer directement le marché du travail. "Quasiment 100% des diplômés poursuivent leurs études, en master d’économie et/ou de gestion, en école de management ou en IAE", informe Isabelle Péchoux.

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