Pour quel master en commerce, économie ou gestion opter ?

Par Camille Jourdan, publié le 17 Mars 2020
5 min

De très nombreux métiers sont accessibles aux diplômés d’un master dans les domaines de l’économie et de la gestion. Ils sont recrutés dans tous les secteurs d’activité, et par des acteurs publics et privés. Pour répondre aux besoins du marché de l’emploi, les établissements proposent de nombreuses formations qui vous doteront d’un bac+5. Tour d’horizon...

Au terme de "gestion", les établissements préfèrent souvent celui de "management", dont les cursus visent à former des responsables d’entreprises, de projets, d’équipes… Certains débouchent sur des carrières dans le secteur public, d’autres préparent au monde de l’entreprise : PME, PMI, multinationales ou même entreprises solidaires.

Comment postuler ?

L’immense majorité des masters est sélective, sauf certaines formations universitaires accessibles de plein droit aux titulaires d’une licence dans le même domaine. Sinon, l’université comme les grandes écoles étudieront les résultats de votre parcours antérieur, mais aussi votre CV, et vous demanderont une lettre de motivation. Beaucoup vous convoqueront aussi à un entretien. Très souvent, un excellent niveau en langues étrangères, ou au moins en anglais, est requis ; certaines formations exigent ainsi un certain score au TOEIC, ou au TOEFL.

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Combien coûtent des études en master ?

Pour un master à l’université ou dans un Institut d’administration des entreprises (IAE), vous paierez les frais d’inscription universitaires, qui s’élèvent à quelques centaines d’euros par an, ainsi que la contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC), soit 91€ (montant en 2019–2020). Le système de bourses mis en place par le CROUS peut vous exonérer de ces frais. En revanche, si vous choisissez une formation dans une grande école, comptez plusieurs milliers d’euros par an. Cependant, certaines formations sont accessibles en alternance ; les entreprises qui vous accueillent règlent parfois ces frais de scolarité, et dans tous les cas, vous êtes rémunéré.

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Numérique, international et développement durable : trois tendances phare

Le numérique a largement investi les masters de l’économie : le "commerce connecté" (à Lille), "commerce électronique" (à Strasbourg), ou encore le "marketing digital" ou la "transformation numérique des organisations" (à Mulhouse).

Quel que soit le master choisi, vous aurez du mal à échapper à la dimension internationale. Certains se concentrent cependant sur une zone géographique particulière. Paris-Est Créteil propose ainsi un master dédié au monde chinois et un autre au monde européen, quand l’université de Bordeaux-Montaigne mise sur les pays émergents. Autre tendance : les formations liées au développement durable et à la responsabilité sociale des entreprises.

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Pour les titulaires d’une licence ou d’un master 1

Après la première année, qui pose les fondamentaux, vous avez généralement le choix entre plusieurs parcours. Ainsi, après le M1 "gestion de la production, logistique, achats" à l’université de Nanterre, vous pouvez opter pour un M2 du même nom, ou vous orienter vers le parcours "management des PME et entrepreneuriat" ou "lean management".

Et dans une grande école ? Autre solution : intégrer une grande école de management (HEC, l’Essec, l’Edhec, ESCP Business School, Audencia, emlyon, etc.) Ils sont ouverts, en admissions parallèles, aux titulaires d’une licence ou d’un master, ou ayant suivi un parcours en école d’ingénieurs. Sciences po héberge pour sa part une école de management et de l’innovation, et une autre dédiée aux affaires internationales.

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Pour les titulaires d’un master 2

La plupart des Mastères Spécialisés® (MS) et Masters of Science (MSc) sont accessibles aux titulaires d’un master 2. Un minimum d’expérience professionnelle est même parfois demandé. Deux raisons principales peuvent vous pousser à suivre l’un de ces parcours :

Pour quels débouchés ?

S’il est possible de poursuivre dans la recherche après votre master, vous serez généralement apte à entrer sur le marché du travail. Pas d’inquiétude à avoir quant aux débouchés dans ces secteurs : les taux d’insertion sont élevés et vous décrocherez rapidement un poste, souvent au niveau de cadre. Nombre de diplômés investissent la sphère privée, mais il y a également des postes prisés dans le public.

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