Qu’apprend-on en licence de STAPS ?

Par Amélie Petitdemange, publié le 25 Novembre 2019
5 min

La licence de STAPS a le vent en poupe. Avant de vous lancer, renseignez-vous bien sur le contenu de cette formation exigeante.

A l’université, la filière STAPS fait toujours rêver : avec plus de 130.000 vœux en 2019, c’est la troisième licence la plus demandée. Malheureusement, le taux de réussite ne suit pas, puisque près de deux tiers des étudiants ne passent pas en deuxième année. La méconnaissance de cette filière est notamment en cause. Alors que certains étudiants s’attendent à ne faire que du sport, cette licence est en réalité assez théorique et généraliste.

Les sciences de la vie et sciences humaines au cœur de la formation

A votre entrée en STAPS, vous commencerez par deux années de tronc commun. Au programme : droit, marketing, biomécanique, neurophysiologie, anatomie, psychologie, sociologie, maths… Des sciences qui viennent à chaque fois éclairer la pratique sportive.

Lire aussi

Contrairement aux idées reçues, seulement 20 à 25% de la première année est consacrée au sport, théorie et pratique compris. Si vous choisissez le rugby par exemple, les 20 heures dédiées à ce sport comprendront de la pratique, mais aussi des cours sur l’histoire de ce sport, les systèmes de jeux ou encore les dispositifs tactiques.

La culture sportive est indispensable pour réussir STAPS

Pour réussir en licence de STAPS, il faut donc avoir un bon niveau dans de nombreuses matières, ainsi qu’une culture sportive très large. En première année, les étudiants de la fac de STAPS de Nancy pratiquent par exemple trois sports différents par semestre.

Léa, 20 ans, passionnée de danse contemporaine, a ainsi dû faire du rugby, de la natation et de la boxe au début de sa formation, alors qu’elle était novice. "J’ai quand même réussi, mais c’est sûr qu’il faut être sportif. Et quasiment tous les étudiants ont au moins une pratique sportive supplémentaire en dehors des cours", raconte l’étudiante en L3 spécialité activité physiques adaptées.

Des spécialisations très diverses en L3 de STAPS

En deuxième année, vous effectuerez un stage d’observation, avant de faire deux stages d’intervention en troisième année. La L3 est aussi l’année de la spécialisation. Vous devrez choisir entre cinq parcours : entraînement sportif ; management du sport ; éducation et motricité ; activités physiques adaptées (APA) et ergonomie du sport et performance motrice. Les promotions sont alors plus restreintes : à Nancy, les étudiants sont entre 40 et 80 par filière.

Lire aussi

"Les programmes et les spécialités varient dans chaque université. A Metz, par exemple, il y a près de dix sports différents par semestre, ce qui permet moins d’approfondir. Il faut regarder de près le contenu de la formation avant de choisir l’université dans laquelle on postule", conseille Anne-Cécile, en L3 de STAPS à Nancy.

"Je conseillerais aussi de participer aux journées d’immersion, qui permettent aux lycéens de passer 24 heures au sein d'une promotion. Ils peuvent assister aux cours, poser des questions aux profs et aux étudiants", ajoute Théo, 21 ans. L’étudiant fait partie du peu de bacs pros qui ont intégré une licence de STAPS. "Le niveau n’avait rien à voir, surtout en maths. J’ai dû m’accrocher et retaper ma L2".

Après une licence de STAPS, poursuivre en master ?

Théo a désormais intégré une L3, en spécialité Management du sport, et désire poursuivre ses études en master de relations humaines pour ensuite diriger un magasin de sport ou ouvrir sa propre structure. La grande majorité des étudiants en licence de STAPS souhaite poursuivre en master. A Nancy, c’est le cas de 80% des étudiants, précise le directeur adjoint de la formation, Olivier Helluy.

Selon la dernière étude de la Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS (C3D), près de 85% des détenteurs d’une licence de STAPS et plus de 90% pour les masters sont employés au bout de six mois.

Articles les plus lus

A la Une Université

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !