1. Licence de STAPS : 5 questions sur une des filières les plus populaires de l’université
Décryptage

Licence de STAPS : 5 questions sur une des filières les plus populaires de l’université

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Seulement 20 à 25% de la première année de STAPS est consacrée au sport. // © Adobe Stock/lightpoet
Seulement 20 à 25% de la première année de STAPS est consacrée au sport. // © Adobe Stock/lightpoet

À l’université, la filière STAPS fait toujours rêver : avec plus de 130.000 vœux en 2019, c’est la troisième licence la plus demandée. Alors que certains étudiants s’attendent à ne faire que du sport, cette licence est en réalité assez théorique et généraliste. Olivier Helluy, directeur adjoint de la fac de STAPS de Nancy, brosse le portrait de cette formation.

1. Quel profil faut-il avoir pour entrer en licence de STAPS ?

Un niveau homogène est requis dans un grand nombre de matières. "Il faut éviter d’avoir des trous dans la formation, avec des matières où l'on est vraiment mauvais. Les étudiants qui réussissent en STAPS sont complets", décrit Olivier Helluy, directeur adjoint de la fac de STAPS de Nancy. Une culture sportive très large est également importante : un bon investissement en EPS au lycée, mais aussi une licence sportive ou des diplômes qui attestent de l’engagement dans la vie associative, comme le BAFA.

Concernant le profil des étudiants, les garçons sont surreprésentés. Les étudiants proviennent majoritairement de bacs généraux, notamment S et ES. Les bacs technologiques sont légèrement moins nombreux et les bacs pros sont de plus en plus rares.

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2. Quelles spécialités au lycée pour intégrer une licence de STAPS ?

Avec la disparition des filières L, S et ES, Olivier Helluy conseille de sélectionner des matières différentes les unes des autres afin d’avoir un profil généraliste. "L’étudiant doit être performant dans toutes les spécialités, elles seront toutes utiles", souligne-t-il.

3. Quel est le contenu de la formation ?

Contrairement aux idées reçues, seulement 20 à 25% de la première année est consacrée au sport, théorie et pratique compris. Si vous choisissez le rugby par exemple, les 20 heures dédiées à ce sport comprendront de la pratique, mais aussi des cours sur l’histoire de ce sport, les systèmes de jeux ou encore les dispositifs tactiques.

La part belle est ensuite faite aux sciences de la vie et aux sciences humaines : biomécanique, neurophysiologie, anatomie, psychologie, sociologie, maths… Des sciences qui viennent bien sûr éclairer la pratique sportive.

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4. Quelle charge de travail faut-il prévoir ?

Prévoyez 25 à 30 heures de cours par semaine. "En théorie, il faut ajouter une heure de travail personnel par heure de cours. Mais en pratique, la charge est très hétérogène selon les étudiants", souligne Olivier Helluy. Dans tous les cas, il faudra être organisé et autonome.

Les modalités d’évaluation sont quant à elles très variées. Vous aurez des QCM comme des réponses rédigées et argumentées, en contrôle continu et en épreuves terminales.

5. Quels sont les débouchés ?

Le taux d’employabilité des diplômés en STAPS est élevé : près de 85% des détenteurs d’une licence de STAPS et plus de 90% pour les masters sont employés au bout de six mois, selon la dernière étude de la Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS (C3D). Cela dit, "l’employabilité ne se fait plus à la sortie de la licence, 80% des étudiants continuent en master", précise Olivier Helluy.

Les débouchés professionnels sont multiples, selon la spécialité que vous aurez choisie en troisième année (entraînement sportif ; management du sport ; éducation et motricité ; activités physiques adaptées ; ergonomie du sport et performance motrice).

Vous pourrez par exemple devenir enseignant en sport au collège, dans le secondaire ou en primaire. Les étudiants qui se spécialisent en management se dirigeront davantage vers la conduite de projets, l’organisation d'événements sportifs ou la gestion de structures. La spécialité entraînement sportif permet quant à elle de concevoir des outils et des programmes d’entrainement pour améliorer la performance des sportifs. Quant à la spécialité "Ergonomie du sport et performance motrice", filière jeune qui a le vent en poupe, elle vise notamment à améliorer le matériel sportif. Les débouchés sont donc assez divers : agent de conception, concepteur de programmes et de méthodes d’activité physique, technicien spécialiste d’analyse du mouvement et de l’activité physique, chargé de mission pour l’évaluation des contraintes physiques liées au poste de travail…

L'accompagnement vers la réussite

À l’université de Nancy, comme dans de nombreuses universités, vous n'êtes pas livrés à vous-mêmes. Les étudiants qui intègrent une licence de STAPS après un "Oui, si" sur Parcoursup bénéficient notamment d’un accompagnement renforcé. Ils complètent souvent leur L1 en deux ans et sont suivis par des professeurs qui les aident à acquérir la méthodologie de travail.

En première année, du tutorat est également proposé aux étudiants dans certaines matières. Enfin, une plate-forme numérique baptisé Arche permet de retrouver en ligne des supports de cours, des sujets, et des questions d’examen tombées les années précédentes.