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Universités : les frais d’inscription n’augmenteront pas à la rentrée 2020

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La hausse des frais d'inscriptions universitaires sera gelée pour la rentrée 2020-2021. // © Nika Novak/Adobe Stock
La hausse des frais d'inscriptions universitaires sera gelée pour la rentrée 2020-2021. // © Nika Novak/Adobe Stock

Un arrêté prévoit que les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur soient désormais indexés sur l’inflation. La hausse devait ainsi s'élever à 1,2% pour l’année universitaire 2020-2021. Mais Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, annonce ce 19 mai qu'une exception sera faite pour la rentrée prochaine en raison de la crise sanitaire.

Alors qu'ils étaient les mêmes depuis six ans, les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur public devaient augmenter de 1,2% à la rentrée 2020–2021. Cette hausse est liée à la mise en application d'un arrêté publié en avril 2019, qui prévoit une indexation de ces frais sur "l'indice national des prix à la consommation". Il prévoit que les frais soient réévalués chaque année en janvier pour la rentrée suivante.

Licence, master, doctorat : les tarifs initialement annoncés pour la rentrée 2020

Le 12 mai dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur informait les établissements des frais d'inscription devant être pratiqués pour la rentrée prochaine via une circulaire que nous avons consultée. Ils devaient s’élever à 172 € en licence, 246 € en master et 385 € en doctorat, contre respectivement 170 €, 243 € et 380 € pour l’année 2019–2020. Les étudiants en prépa et en DUT étant également concernés par les 172 € d'inscription en licence, puisque ces formations relèvent du premier cycle.

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Une augmentation inacceptable pour les syndicats étudiants

"Cette augmentation est inacceptable. Les dépenses obligatoires que doivent engager les étudiant.e.s sont dorénavant indexées sur l’inflation, tandis que les aides sociales n’augmentent pas. Les bourses étudiantes n’ont jamais été indexées sur l’inflation et les APL ne le sont plus depuis 2018", a réagit la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiantes) dans un communiqué.

Alors que 20% des étudiants français vivent sous le seuil de pauvreté, la FAGE demande l’abrogation de cette mesure et "une véritable réforme des aides sociales à destination des étudiant.e.s". Le syndicat étudiant UNEF demande lui aussi l’abrogation de l’arrêté, une baisse des frais d’inscription ainsi que l’indexation des bourses sur l’inflation.

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Augmentation des frais finalement gelée par le ministère pour 2020

Le 19 mai, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé qu'elle prendrait en compte le contexte particulier de la crise sanitaire qui a accentué la précarité de certains étudiants. "Nous allons déroger à cette règle et veiller à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation des frais pour la rentrée prochaine", a-t-elle affirmé lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

Pour Mélanie Luce, présidente de l'UNEF, "la suspension de cette mesure est nécessaire mais pas suffisante, il faut abroger cet arrêté". L'exception concernera en effet la rentrée 2020 mais pas les suivantes. Elle s'étonne par ailleurs du volte-face de la ministre qui "attend que les syndicats tapent du point sur la table pour agir".

Frédérique Vidal a assuré que ce gel des frais serait accompagné d'autres mesures pour lutter contre la précarité étudiante.

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