1. Étudier au Canada : "À Québec, j'ai découvert une autre façon d’apprendre"
Témoignage

Étudier au Canada : "À Québec, j'ai découvert une autre façon d’apprendre"

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Paul-Adrien profite de ses études pour visiter les alentours du Québec. // © Photo fournie par le témoin
Paul-Adrien profite de ses études pour visiter les alentours du Québec. // © Photo fournie par le témoin

À 22 ans, Paul-Adrien, originaire de Lille, est devenu un féru de voyages dès sa première année post-bac. Depuis quelques mois, il a posé ses valises au Canada et plus précisément au Québec. Un pays dans lequel il serait bien resté plus longtemps que prévu…

"Habituellement, je suis quelqu’un d’assez casanier. Il y a cinq ans, j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage à Belfast, en Irlande du Nord. Ce voyage a été une révélation. J’ai enchaîné avec un séjour de cinq mois en Norvège dans le cadre de mes études d’ingénieur. Maintenant, je suis au Canada. J’ai un faible pour les pays nordiques !" Paul-Adrien a semble-t-il été piqué par le virus des études à l’étranger.

Etudiant en quatrième année à l’école d’ingénieurs agroalimentaire de Lille (ISA), il a repris la route (ou plutôt l’avion) en août dernier pour s’installer dans la province de Québec, au Canada. En quatre mois, l’étudiant, qui a intégré l'université Laval, espère gagner en compétences techniques tout en prenant du temps pour découvrir le pays.

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Partir pour acquérir de nouvelles connaissances

"Lorsque je suis revenu de Norvège l’année dernière, j’étais très nostalgique. Je n’avais qu’une idée en tête : repartir au plus vite dans un nouveau pays. Je me suis décidé rapidement pour le Québec, plus facile d’accès au niveau de la langue puisqu’on y parle français. Mais mon objectif était surtout d’améliorer mes compétences en management. À Lille, je suis un cycle d’ingénieur alors qu’au Canada, mon cursus ressemble plus à une école de commerce", raconte-t-il.

"J’ai choisi ce pays pour toutes les compétences transversales que je souhaite acquérir. Ici, il y a entre 20 et 100 élèves par classe mais tous les étudiants sont extrêmement disciplinés. Les cours ressemblent plutôt à des débats. On apprend chez nous et on en discute en cours. L’oral occupe une place très importante, c’est ce que je suis venu chercher. Le but est d’apprendre à mieux communiquer. Le Canada est le pays de la rigueur, on travaille beaucoup. En quelques mois, j’ai l’impression d’avoir ‘appris à apprendre’. C’est très enrichissant", poursuit le jeune homme.

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Québec : points forts et points faibles

Sans hésiter, l’un des principaux avantages du Québec est la langue. Contrairement au reste du Canada, la province québécoise est francophone. "C’est donc plus facile de s’intégrer, même si, en tant qu’étudiant en Erasmus, on reste rarement seul, estime Paul-Adrien. En quelques jours, je me suis fait des amis Français mais aussi Québécois, Chiliens, Mexicains…" Mais ce n’est pas tout. Parler la même langue peut être très pratique si vous avez quelques difficultés administratives à régler, comme cela a été le cas pour l’élève-ingénieur. Autres points forts : la réputation des établissements, le cadre familial et la possibilité de voyager assez facilement en dehors des cours.

Paul-Adrien a passé quelques jours en Gaspésie. // © Photo fournie par le témoin
Paul-Adrien a passé quelques jours en Gaspésie. // © Photo fournie par le témoin

Pour ce qui est des inconvénients, Paul-Adrien n’en voit qu’un seul : le prix de l’alimentation. "Au Canada, les taxes ne sont pas incluses dans le prix comme c’est le cas en France, cela demande une petite gymnastique au début." Lorsqu’on lui parle de la météo, l’étudiant sourit : "Il fait le même temps qu’à Lille. Entre 5 et 10 degrés avec un peu de pluie. C’est l’automne, quoi !" Pour ceux qui s’inquiètent, Paul-Adrien précise qu’il y a des tunnels chauffés qui relient sa résidence universitaire, "le luxe".

Au Canada, il ne fait pas si froid !

Lorsque l’on parle du Canada, on pense souvent aux caribous, au sirop d’érable et au froid polaire. À Québec, la température peut descendre jusqu à –18 degrés en hiver. Mais en moyenne, il fait –8 degrés en janvier. L’été, il fait autour de 25 degrés. "C’est sûr que pour ceux qui vivent à Toulouse, la différence de température est moins facilement supportable", avoue Paul-Adrien. Il vous conseille, si vous décidez de partir pendant l’hiver au Canada, d'acheter vos vêtements une fois sur place. "Il y a plein de friperies, les vêtements sont de bonnes qualités et très adaptés au froid." Pensez-y !

En profiter pour voyager… encore et toujours

Si vous décidez de partir à l’étranger, c’est d’abord pour travailler, mais aussi pour profiter de cette belle opportunité pour voir du pays. "Le but est de découvrir la culture et les différents paysages. Je conseille donc de ne pas trop planifier pour ne pas être déçu(e), parce qu’on ne sait jamais ce qui nous attend." Paul-Adrien a déjà passé un week-end prolongé en Gaspésie et à Saguenay. "J’apprends à être autonome, à voyager seul, à m’ouvrir aux autres et à vivre différemment. Ce sont des compétences que je n’aurais peut-être pas acquises aussi rapidement en restant en France", s’enthousiasme l’étudiant.

Paul-Adrien conseille aussi de préparer son voyage le plus tôt possible, que ce soit côté administratif et logistique. "J’ai pris mes billets plusieurs mois en avance, c’était très avantageux. À ce sujet, il faut penser à prendre un plaid : il fait vraiment très froid dans l’avion !" Après ses quatre mois au Canada, Paul-Adrien espère repartir très vite, en Europe, et peut-être en Norvège après ses études, pour y vivre cette fois.

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 // © Pauline Bluteau
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