1. Ma vie d'étudiante au Brésil : Camille fait le plein d'énergie
Témoignage

Ma vie d'étudiante au Brésil : Camille fait le plein d'énergie

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Camille a choisi le Brésil "pour le côté carte postale", mais pas seulement : elle voulait aussi apprendre une nouvelle langue et vivre un vrai dépaysement. // © Jessica Gourdon
Camille a choisi le Brésil "pour le côté carte postale", mais pas seulement : elle voulait aussi apprendre une nouvelle langue et vivre un vrai dépaysement. // © Jessica Gourdon

Larguer les amarres direction le Brésil, Camille l'a fait ! Partie au départ pour un semestre, cette étudiante à Skema Business School y a finalement passé une année, en suivant des cours dans l'antenne de son école de commerce, à Belo Horizonte.

"Comment je vais faire, après cette année au Brésil, pour rentrer en France ? Il va falloir que je me trouve vite un stage ou un boulot à l'étranger..." Camille soupire en pensant à cette année "extraordinaire", qui touche bientôt à sa fin. Toute bronzée, vêtue d'un short, d'un débardeur et de sandales, elle sillonne les couloirs de la "Fundação Dom Cabral", à Belo Horizonte. C'est là, dans les locaux modernes de cette business school brésilienne, que Skema, son école de commerce française, a ouvert une antenne.

"Au début, j'étais partie pour y rester un semestre, mais j'ai réussi à prolonger à deux. J'adore la vie ici. Il y a une liberté et une joie de vivre qui donne de l'énergie", affirme cette Bretonne de 21 ans, qui a intégré Skema après deux années de prépa à Rennes, et rêve de travailler dans l'événementiel sportif.

Dépaysement garanti

Partir au Brésil n'allait pourtant pas de soi. Son école proposait divers accords avec des universités partout dans le monde, et possède des antennes délocalisées aux États-Unis et en Chine. Camille reconnaît qu'elle a choisi cette destination "pour le côté carte postale", mais pas seulement : "Je voulais partir loin, apprendre une nouvelle langue, vivre un vrai dépaysement".

Sur ce plan là, elle est servie. Car dans cette ville de deux millions d'habitants, capitale du Minas Gerais – une région connue pour ses cités coloniales et ses mines d'or – on ne vit pas comme à Rennes. "Il faut oublier quelques réflexes français, dire adieu au fromage, au bon chocolat ou à la pâte feuilletée", s'amuse Camille.

Tous les cours en anglais

Si Belo Horizonte n'est pas très touristique, la ville compte de nombreux bars, restaurants, théâtres, et plusieurs universités importantes. "Les gens ici sont très souvent heureux de connaître des Français, et sont très accueillants. La qualité de vie est super", ajoute Camille. "Avant de venir, j'étais très inquiète sur les questions de sécurité. Mais avec quelques précautions, ce n'est pas du tout un souci au quotidien", poursuit-elle.

Tous les jours, elle se rend à pied à ses cours. "Je marche presqu'une heure, mais c'est aussi rapide que les transports en commun !" Comme les 210 autres étudiants de Skema inscrits ce semestre à Belo Horizonte, elle suit le programme de master 1 "grande école", en compagnie de ses camarades français. "On a environ 15 à 20 heures de cours par semaine. Tout est en anglais, à part un cours de portugais. Nos professeurs sont brésiliens, mais ils ont un excellent niveau d'anglais", détaille Camille.

Sortir de la "bulle" française

Au premier semestre, Camille était logée dans la résidence que Skema met à disposition de ses élèves. "Mais après, j'ai voulu changer, pour me plonger un peu plus dans la culture brésilienne et parler davantage portugais. Donc là, je suis en colocation, avec un Brésilien et son fils. Depuis, mon portugais s'est vraiment amélioré", raconte-t-elle.

Pour sortir de la "bulle" française des étudiants de Skema, Camille s'est mise au forro, une danse traditionnelle du Brésil. "J'en fais deux fois par semaine, et j'adore", explique-t-elle. Cela lui coûte environ 140 reais par mois (soit 40 €). D'ailleurs, pour gagner un peu d'argent, elle a commencé à donner des cours de français. "J'ai un élève à qui j'apprend le français, et en échange, il me donne des cours de guitare."

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À la découverte du pays

Elle a aussi profité de ses vacances et de ses week-ends pour voyager partout au Brésil, et écumer les plages de Rio, de la Costa Verde, et celles de Florianópolis.

Pour la suite, Camille en est certaine : cette expérience au Brésil sera précieuse. "J'ai appris que je pouvais me débrouiller seule dans un pays étranger, sortir de ma zone de confort. Cela m'a donné vraiment confiance, et c'est une vraie découverte de soi !"

Avant de partir

Si le Brésil est le pays des plages et de la samba, c'est aussi un pays qui connaît de fortes inégalités sociales, où les taux de pauvreté et de criminalité sont élevés. Conséquence : mieux vaut éviter certaines pratiques, comme de rentrer seul au milieu de la nuit à pied, se promener dans des quartiers déshérités, transporter sur soi beaucoup d'argent ou des bijoux de valeur. Il est préférable d'adopter un style décontracté, de ne garder que des photocopies de ses papiers d'identité sur soi, et d'éviter de se promener avec un coûteux appareil photo en bandoulière. Mais avec ces quelques mesures de précaution évidentes, on peut y étudier sans crainte.

Budget

Y aller : il n'existe pas de vols directs entre la France et Belo Horizonte. Il faut faire escale à Sao Paulo, Rio, ou Lisbonne. Compter environ 900 € pour un aller-retour, et un voyage de 15 heures environ.

Se loger : à Belo Horizonte, Camille paie 600 reais par mois (177 €) pour une chambre en colocation dans un quartier résidentiel de Belo Horizonte, Internet et charges comprises. Un de ses amis, situé plus proche du centre-ville, paie 750 reais (220 €), tout inclus.

Sorties : comptez 18 reais (5,50 €) pour une place de cinéma plein tarif. Une caïpirinha dans un bar coûte, en moyenne, 15 réais (4,50 €).

Se nourrir : les fruits et légumes sont très variés, et moins chers qu'en France. Un repas complet dans un restaurant type buffet, très populaires au Brésil, coûte environ 25 reais (7 €).

Se déplacer : les transports en communs sont moins chers qu'en France. Uber est très développé partout au Brésil, avec des tarifs très attractifs. Pour voyager dans le pays, la plupart des Brésiliens utilisent les bus, très confortables. Le réseau est très développé, et ce moyen de transport permet de se rendre n'importe où, pour peu que l'on accepte d'y passer une, voire deux nuits. À titre d'exemple, un billet de bus Belo Horizonte – Rio (7 heures de route) coûte environ 70 reais (22 €).