1. Journée des experts Europe 1 : les réponses de l'Etudiant à vos questions

Journée des experts Europe 1 : les réponses de l'Etudiant à vos questions

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les experts letudiant/europe 1Orientation, passerelles entre filières, choix d’un établissement, débouchés des formations… les sujets abordés lors de la 3e édition de la « Journée des experts Europe 1 » dédiée à l’orientation n’ont pas manqué ! Sélection de quelques questions posées par les auditeurs aux journalistes de l’Etudiant, à la veille du Salon de l’Etudiant de Paris (du 4 au 6 mars 2011). Peut-être y trouverez-vous réponses à certaines de vos préoccupations !


 « Je veux devenir éducatrice spécialisée, quelles études dois-je suivre après le bac ? » Linda, 18 ans, lycéenne à Nancy en première ST2S (science et technologie de la santé et du social).


La seule alternative aux écoles du travail social accessibles sur concours est le DUT Carrières Sociales proposés dans plusieurs IUT en France mais quelques uns seulement proposent l'option Education spécialisée. Vous trouverez tous les IUT qui proposent le DUT carrières sociales et les options (assistante sociale, gestion urbaine, animation sociale et socio-culturelle, éducation de jeunes enfants, éducation spécialisée) sur le site des IUT de France www.iut-fr.net. Pour trouver des informations sur les métiers du secteur social et notamment d'éducateur/éducatrice spécialisée, le site des écoles chapeautées par l'AFORTS : www.aforts.com, qui vous indiquera également les centres de formation dans toutes les régions de France. Enfin les Instituts régionaux du travail social (IRTS) sont tous sur le site du groupement des IRTS, GNIS : http://www.gni.asso.fr/

 « Comment choisir entre un BTS et un DUT, quelles différences ? » Norbert, un papa de St Etienne nous a appelé pour son fils, lycéen en Terminale ES.
Il s’agit dans els eux cas de deux formations courtes et professionnalisantes accessibles directement après le bac et qui permettent d’accéder directement au marché de l’emploi. On peut dire schématiquement que le BTS prépare plutôt à un métier quand le DUT couvre un domaine, un secteur. Par exemple le DUT génie biologique couvre facilement 6n ou 7 BTS dans ce domaine. La poursuite d’études est donc facilitée après un DUT, dont le socle généraliste est plus important. Autre différence, les Dut se préparent dans des IUT (Instituts Universitaires de technologie, www.iut-fr.net) qui dépendent des universités quand les BTS se préparent dans des lycées. On passe donc dans un monde plus « adulte » en DUT. Des écoles supérieures spécialisées proposent également des BTS : BTS communication en école de communication, BTS tourisme en école de tourisme… là, c’est un peu différent bien sûr. Après un BTS comme un Dut, on peut poursuivre en licence professionnelle et s’insérer sur le marché du travail à bac +3 après s’être spécialisé de manière plus pointue ou après avoir acquis une double compétence. On peut également tenter des admissions parallèles dans les Grandes Ecoles de Commerce ou d’Ingénieur en fonction de sa spécialité d’origine.


 « Ma fille en Terminale ES qui veut travailler dans l’immobilier et qui n’a fait qu’un seul vœu sur admission post-bac dans un seul BTS profession immobilière. Est-ce risqué ? Et si on la refuse dans ce BTS, quelle solution ? Quelles autres formations pour aller dans l’immobilier ? » Frédéric, 47 ans, vigneron en Dordogne.

Oui c’est beaucoup, trop risqué de ne faire qu’un seul vœu sur la procédure Admission Post Bac. Il faut prévoir des alternatives « au cas où ». Dans son cas, indiquer plusieurs BTS professions immobilières (jusqu’à 12 vœux possibles en BTS) et indiquer des alternatives comme le Dut carrières juridiques et au moins une filière « non sélective » donc une licence. Pour les métiers de l’immobilier, la licence de droit est une bonne option, mais pourquoi pas une licence d’économie gestion.

 « Mon fils est en Terminale ES et veut devenir kinésithérapeute, quel est le meilleur parcours ? » Sylvie, 49 ans, de Dunkerque.
La majorité des Ecoles de Kinésithérapie recrute via la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES). Une grosse dizaine est encore accessible sur concours. Vous trouverez de nombreuses informations sur el site des étudiants en kinésithérapie : www.fnek.org



 « J’entends beaucoup parler des Bachelor, quelle est la valeur du Bachelor ? Peut-on poursuivre ses études en master ? » Anne 43 ans de Nantes.

Les Bachelor sont des diplômes qui se sont beaucoup développé et « installé » ces dernières années dans le schéma des études supérieures. Les écoles n’ont en effet pas le droit d’utiliser le terme de « licence » réservé aux universités. Le Bachelor correspond au niveau licence (bac +3). Il existe des Bachelor généralistes et pluridisciplinaires proposés par de nombreuses écoles de commerce/management et des Bachelor spécialisés. Certains Bachelors sont « visés » (ont obtenu le VISA de l’Education Nationale), ont donc la même valeur qu’une licence et offrent les mêmes poursuites d’études en Master. Les Bachelors certifiés de niveau II permettent également de poursuivre dans problème son cursus puisque l’Etat reconnaît leur niveau Bac +3. Il faut être plus prudent sur les Bachelors qui n’offrent qu’un Certificat d’Ecole. S’ils peuvent avoir de bons débouchés professionnels, ils ne seront pas accepté partout pour une poursuite d’études.


« En classe préparatoire scientifique PC, ma fille qui était une excellente lycéenne, mention très bien au BAC subit une humiliation systématique et est en dépression chronique, elle souhaite se réorienter, que faire ? »

En effet les CPGE sont des études exigeantes et si certains élèves y sont très épanouis, d’autres ont beaucoup de mal à supporter la « pression » psychologique qu’elles impliquent. Il faut donc bien réfléchir en Terminale car même si l’on est brillant et que l’on a un dossier qui permet d’intégrer une classe préparatoire…a-t-on le profil pour une prépa ? Et puis il faut aussi bien choisir sa prépa… certaines sont plus élitistes que d’autres, plus cassantes… Faire des portes ouvertes est indispensable. Il existe aujourd’hui de très bonne alternatives aux prépas pour rejoindre les Grandes Ecoles : les DUT par exemple ans le domaine scientifique et technique comme le Dut mesures Physiques sont d’excellents tremplins vers les Grandes Ecoles d’ingénieurs. Les concours d’admission parallèles sont ouverts aux étudiants issus de BTS et DUT, de licences universitaires.


« Ma fille en Terminale ES option espagnol, elle hésite entre une prépa littéraire et une prépa commerciale. » Une maman de Rouen.

Si votre fille a un réel profil littéraire, elle peut en effet hésiter car aujourd’hui les CPGE littéraires offrent des débouchés beaucoup plus vastes et permettent elles aussi de rejoindre un grand nombre de Grandes Ecoles de Commerce via la banque d’Epreuves Littéraires (Bel), un concours commun pour les ENS, de grandes écoles de journalisme et communication, des IEP (Instituts d’Etudes Politiques), des Ecoles de management, etc… La classe préparatoire littéraires BL est aussi littéraire que matheuse et mérite particulièrement l’attention d votre fille si elle hésite entre une ECE (prépa économique et commerciale option économie) et une prépa lettres.

 « Quels débouchés après un Bac STL ?»
Bac orienté sur les sciences et technologies de laboratoire, les poursuites d’études logiques se trouvent principalement dans ce domaine. Il est conseillé après un Bac technologique de poursuivre dans des filières « concrètes », qui permettent d’appliquer ce que l’on apprend, d’expérimenter… Il existe plusieurs BTS orientés sur la biologie, la biophysique, la biochimie… BTS Biochimiste, BTS Biophysicien de laboratoire, BTS Analyses Biologiques Médicales, BTS Biotechnologie… Le DUT Génie biologique et Chimie ou encore Génie chimique génie des procédés peuvent également être envisagés. Enfin, les bacheliers technologiques ont eux aussi leurs Clases Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) ! Les plus brillants et ambitieux d’entre eux qui visent les Grandes Ecoles d’Ingénieurs peuvent donc y penser. Pour les bacheliers STL il s’agit de la Classe de technologie et biologie (TB). Certaines écoles d’ingénieurs postbac (en 5 ans, à prépa intégrée) en biologie ou chimie offrent quelques places aux STL.

« Sur admission post-bac, les prépas connaissent-elles l’ordre des vœux ? » Perrine, une maman de Paris.

Absolument pas ! Et la seule stratégie de classement sur Admission Post Bac est celle du choix. Ce que je veux en priorité je le classe en PREMIER. Puis si je ne suis pas pris(e), j’indique en deuxième vœu ce que je veux d’abord, et ainsi de suite. Si un établissement retient votre dossier, quel que soit sa place dans vos vœux, il répondra OUI.


« Ma fille en ES veut faire de la diplomatie et des relations internationales, si elle n’arrive pas à intégrer un IEP, quelle alternative ? » Isabelle, une maman de Paris.
Les Instituts d’Etudes Politiques constituent en effet une bonne voie pour s’orienter vers les métiers de la diplomatie comme les carrières des organisations internationales (ONU, UNSECO, etc). A l’université, ce sont logiquement les filières de droit et sciences politiques qui sont les plus indiquées. Il existe quelques écoles privées spécialisées qui sont de bonnes alternatives à Sciences Po.

 « Peut-on vraiment rejoindre une école d’ingénieur sans passer par une classe préparatoire ? (Math Sup/Math Spé) » Alexandre de Marseille appelle pour son fils en Terminale S.

OUI ! Pour un même objectif, les études supérieures offrent plusieurs chemins… Alexandre doit choisir ce qui lui correspond le mieux. Parmi les bonnes alternatives : les DUT techniques et scientifiques, les licences universitaires en sciences.


« Ma fille en première année d’histoire de l’art souhaiterait travailler dans le patrimoine et la restauration de tableaux, quelles poursuites d’études doit-elle suivre ? » Martine, 50 ans, infirmière à Bordeaux.

Pour aller vers les métiers du Patrimoine et de la restauration d’œuvre d’art vous pouvez viser quelques formations très prestigieuses : l’Ecole du Louvre, Grande Ecole d’Histoire de l’Art, qui prépare d’ailleurs à l’INP (Institut national du patrimoine qui offre une voie pour devenir Conservateur/Conservatrice et une autre pour devenir restaurateur/Restauratrice. L’université Paris 1 Panthéon Sorbonne propose une filière sélective en restauration d’œuvre d’art.


 « Mon fils veut faire un BTS en alternance, est-ce que son diplôme aura la même valeur que s’il le prépare en formation classique ? » Geneviève de Clermont-Ferrand

OUI ! Peut-être plus même ! En effet, pour les recruteurs avoir su mener de front études et travail sera très valorisant. Votre fils aura déjà acquis une précieuse expérience professionnelle.


Et quelques-unes des questions posée lors de l'édition 2010 de cette journée

Je voudrais devenir interprète. Est-ce un domaine saturé ?

Le domaine de l’interprétation n’est pas du tout engorgé et encore moins la spécialisation "interprétation de conférences". Pour exemple, les grandes institutions internationales comme la Commission Européenne ou encore les Nations Unies manquent d’interprètes en langue française. L’Onu a d’ailleurs signé un partenariat avec les deux grandes écoles de langue française : l’ISIT (institut supérieur de management interculturel - une école privée accessible après le bac pour un cursus en 5 ans et qui propose notamment un master en interprétation) et l’ESIT (une école interne à l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle, accessible avec un bac+3 minimum dont une année à l’étranger).

Que faire après avoir été refusé dans la filière technologique préparatrice au Bac STI Arts appliqués ?

Deux solutions sont possibles. Il est envisageable de poursuivre le parcours généraliste (Bac S, ES ou L) en privilégiant le cursus littéraire et son option lourde "arts". Ensuite il est possible de se présenter dans des grandes écoles d’art comme l’ENSAD (les arts déco), l’ENSBA (Ecole nationale des beaux arts de Paris), les écoles des beaux-arts régionales, ou encore l’ENSA (Ecoles nationales supérieures d’art), mais aussi d’intégrer un BTS d’Arts appliqués, mais il est nécessaire, sauf exception (des écoles d’arts privées acceptent les bacheliers L option "arts" directement en BTS), de passer par une année de mise à niveau en arts appliqués (MANAA).Autre possibilité : outre cette filière technologique STI Arts appliqués, il existe des formations professionnelles "métiers d’art", avec des orientations en communication graphique, merchandising, etc.

Y a-t-il une sélection à l’entrée de la première année de médecine ?

Il n’y a aucune sélection à l’entrée en première année de médecine. N’importe quel titulaire du baccalauréat est en droit de l’intégrer. Par contre, le concours de fin d’année est assez rude et la sélection importante.
A noter qu’une réforme est en cours, justement sur cette première année de médecine, communément appelée PCEM1. Elle va devenir désormais L1 Santé. Elle va devenir commune aux étudiants souhaitant poursuivre des études de médecine, d’odontologie (dentaire), de maïeutique (sages-femmes) et de pharmacie. Par contre, les concours de chacune des disciplines seront séparés, mais chaque étudiant pourra s’il le souhaite passer tous les concours.
Le classement 2010 des facs de médecine.

Quelles formations de type Master sont proposées dans le domaine du développement durable ?

Grenelle de l’environnement oblige, les formations autour de l’environnement et du développement durable se déploient. Quelques universités et grandes écoles proposent des troisièmes cycles pointus dans ce domaine. Il en existe trois types : les MS (Mastères spécialisés, qui sont des diplômes délivrés uniquement par des grandes écoles), les Master (grade universitaire de bac +5 de l’Education nationale) et les MBA (Master business administration diplôme originaires des Etats-Unis).
Pour bien comprendre la différence entre ces différents diplômes.

En management de l’environnement et du développement durable, une dizaine de troisième cycles se distinguent : en premier lieu le MS (Management du développement durable d’HEC, classé numéro 1 par le cabinet SMBG), le master de l’IAE (institut d’administration des entreprises de l’Université Paris XII-Val de Marne), celui de l’Université de Nice ou encore le Master Stratégies de développement durable et responsabilité sociétale des entreprises de l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines.
A noter que les MS et autres MBA sont des formations dont le coût est très élevé entre 4.000 à 20.000 euros.

Avec un BTS CGO (Comptabilité et gestion des organisations), est-il possible de se diriger vers une formation d’économie-gestion ou encore vers le management du sport ?

Il est possible d’accéder à un certain nombre de Licences professionnelles orientées management du sport, comme la Licence professionnelle (LP) Métiers de la forme de l’Université de Toulouse-III, la LP Gestion et organisation des manifestations et événements sportifs de l’Université d’Orléans, la LP Management des métiers du golf de l’Université d’Angers ou encore la LP Gestion et développement des organisations, services sportifs et de loisirs de l’Université de Marne-La-Vallée. Il s’agit d’un diplôme accessible à bac +2 qui dure un an, concret et professionnalisant, proposé en alternance ou très alterné et qui conduit directement sur le marché du travail. L’ensemble des LP orientées sport sont décrites dans l’annuaire de la formation sur letudiant.fr.
Au niveau du management du sport, il existe des spécialisations au niveau du Master bac +5 elles sont essentiellement proposées par les UFR STAPS des universités ou au sein de quelques écoles de commerce et de management.
Par ailleurs, rejoindre une L3 d’économie et gestion générale, après un BTS, implique la réussite d’un test type "Message".

Après un DUT Chimie, est-ce possible de se tourner vers l’œnologie ?

Une première étape en Sciences et technologies orientée biologie ou chimie est tout à fait pertinente pour poursuivre vers l’œnologie. Pour cela, il faut se tourner vers les régions vinicoles, où se sont logiquement implantées des formations tournées vers les métiers du vin.
L’université Bordeaux II propose notamment un Master Œnologie et le diplôme national d’œnologue (DNO), l’ENITA à Bordeaux chapote une licence professionnelle Métiers de la vigne et du vin, notamment avec l’option oenocontrôleur et l’Université de Reims propose également un diplôme en œnologie. C’est un métier aux débouchés importants. Les diplômés en œnologie sont peu nombreux et les exploitants ainsi que les industriels internationaux recherchent fréquemment des Français.

Comment s’orienter vers les métiers du livre après une première année en faculté ?

Le DUT Information Communication option Métier du livre notamment proposé à l’IUT de Tours ou de Ville d’Avray permet de s’orienter vers les métiers de la librairie, de la bibliothèque et de l’édition. Il offre des poursuites d’études en Licence professionnelle ce qui offre une spécialisation multimédias et permet par ailleurs de viser des études plus longues à l’université comme dans une grande école via des concours d’admission parallèle. Il existe aussi un DUT SRC (service et réseaux de communication) peu connu, accessible à tout type de bachelier et très orienté multimédia et web.
Pour en savoir plus sur les DUT et LP : www.iut-fr.net

Pour devenir kiné, faut-il opter pour une prépa aux écoles de kinésithérapie ou pour la faculté de médecine ?

Il existe 38 écoles de kinésithérapie en France. 13 d’entre elles, essentiellement privées, sont encore accessibles sur concours à tout titulaire du baccalauréat. Ces concours sont très sélectifs et en partie basés sur des épreuves de physique. Pour les réussir, il est possible de passer par l’étape prépa. Des établissements privés proposent en effet des années préparatoires à ces concours et elles semblent plutôt efficaces. Certaines écoles ont d’ailleurs leurs propres années préparatoires. Les 25 autres écoles impliquent toutes le passage par une première année de médecine, intitulée L1 santé. Quelques écoles plus souples intègrent un étudiant ou deux parmi les plus brillants de première année de STAPS ou Biologie.
Le point sur les écoles de kiné.

Après une Terminale ES, comment se tourner vers le secteur du tourisme ?

Deux choix possibles : aller sur une formation large et généraliste avant de se spécialiser sur le tourisme ou bien opter pour une formation spécialisée dès l’après bac. En ce qui concerne les formations spécialisées, il existe plusieurs cursus : deux BTS concernent le tourisme (AGTL - animation et gestion touristique locale - et VPT - vente et production touristique -, une licence Tourisme unique en France est proposée par l’université d’Angers, Paris-I Panthéon-Sorbonne propose des Licences professionnelles et Master au sein de son institut supérieur du tourisme, une formation est aussi en place, le Céita de l’Université de Toulouse-Le Mirail offre des formations en tourisme et enfin deux écoles supérieures de commerce proposent deux formations post bac en tourisme : ESC La Rochelle et ESC III avec son programme Envol. Il existe des écoles spécialisées : VATEL, ou encore l’école de Savignac.
A noter également les formations universitaires. Celles qui permettent parfaitement de s’orienter vers le tourisme sont les filières Langues étrangères appliquées et Géographie.

Quelles formations existent-ils post-bac dans le domaine de l’environnement lié à la biologie ?

Il existe DUT génie biologique proposé par de nombreux IUT sur tout le territoire, avec deux options particulièrement adaptées à ces projets : génie de l’environnement et agronomie. Plus d’une dizaine d’IUT proposent l’option agronomie (par exemple : Lyon I, Lille I, Nancy I, La Roche sur Yon, Aurillac, Avignon, Brest, Amiens, …) et une petite dizaine l’option génie de l’environnement (par exemple : Corte, Tours, Toulon, La Réunion, St Etienne, Aix Marseille I, Littoral Boulogne sur Mer,…). Autre formation intéressante : le DUT HSE (hygiène sécurité environnement).

l'Etudiant et Europe 1L'admission post-bac, comment ça marche ?

L'admission post-bac est une procédure mise en place pour simplifier vos démarches d'entrée dans l'enseignement supérieur. Avant le 20 mars, tous les candidats à une première année d'études (en licence, BTS, DUT, etc) devront se rendre sur le site de l'admission post-bac pour y inscrire leurs voeux par ordre de préférence. Le nombre maximal de voeux est de 36, dont 12 par type de formation. Il sera permis aux hésitants de modifier leur ordre et ce, jusqu'au 6 juin. (Pour en savoir plus : http://www.admission-postbac.fr/)


Je suis élève en 3ème mais les études générales ne m'intéressent pas. Que puis-je faire ?

La réforme des études professionnelles a amené la suppression des BEP, excepté pour quatre spécialités :
- Carrières sanitaires et sociales
- Conduite et services dans le transport routier
- Métiers de la restauration et de l'hôtellerie
- Optique et lunetterie
Pour compenser la fermeture des BEP, la plupart des établissements ouvrent des classes de bac professionnel, accessibles en 3 ans, ainsi que de très nombreuses sections de CAP. L'offre de formation des CFA (Centres de formation des apprentis) peut se réveler être une bonne alternative : ces études sont effectuées sous contrat d'apprentissage avec une entreprise et ce, dans des domaines très vastes. (Pour en savoir plus : http://www.lapprenti.com/)

Je suis en seconde mais je n'ai pas de très bons résultats. faut-il que je redouble ou est-ce une année perdue ?

Si on estime que les redoublements sont trop fréquents en France, la classe de seconde est toutefois l'une des meilleures classes à redoubler. Votre deuxième année de seconde sera l'occasion de perfectionner vos résultats, de gagner en maturité et surtout de présenter un dossier qui vous permettra d'intégrer la 1ère de votre choix.

J'aimerais intégrer une école de kiné ou d'ergothérapie, vaut-il mieux que je passe directement les concours de ces écoles ou faut-il d'abord une première année de médecine à la faculté ?
Il existe une grosse trentaine d'écoles de kinésithérapie en France. Renseignez-vous préalablement sur l'école que vous voulez intégrer car certaines d'entre elles recrutent directement après le bac sur concours, tandis que d'autres exigent une première année de médecine (dite PCEM 1). Une réforme des études de santé est en cours. A terme, elle est amenée à remplacer les PCEM1 par une licence Santé commune aux formations de médecine, pharmacie, sage-femme et dentaire. Il existe cependant de nombreuses classes préparatoires, essentiellement privées, qui préparent aux concours des écoles de kiné ou d'ergothérapie. Tenter le concours directement après le bac est cependant une bonne facon de se rendre compte du niveau exigé, le seul risque que vous encourez étant de le réussir !

Pour éviter les concours très sélectifs des écoles de kiné françaises, on m'a proposé de me former en Belgique. Est-ce possible ?
Oui, nombreux sont les Francais qui vont se former en Belgique pour éviter le système des concours, notamment pour les études de kiné, d'orthophonie (logopédie en Belgique) ou d'études vétérinaires. En effet, le système belge est très différent : il s'agit d'études universitaires sans concours d'entrée. Pour la kinésithérapie, le cursus dure quatre ans et débouche sur un bac +4. Attention cependant à ne pas vous relâcher car le niveau des études est aussi élevé qu'en France. Il faut savoir que le trop grand nombre de Français postulant pour ces filières a obligé le Plat pays à mettre en place un système d'écrémage par tirage au sort. (Pour en savoir plus : www.kine-services.com où vous trouverez la liste d'études de kinésithérapie en Belgique francophone).

Je vais obtenir mon DUT Techniques de commercialisation et j'ai envie de tenter ma chance dans une grande école de commerce. Serai-je lésé par rapport à des élèves de classes préparatoires ?
Non ! Les grandes écoles développent désormais des voies d'admission parallèle pour diversifier leurs promotions. Vous ne passerez donc pas le même concours que les élèves des classes préparatoires. Vos concurrents seront d'autres Bac +2 en BTS commerce international, BTS management des unités commerciales, licences d'éco-gestion, etc. Deux grands concours d'admission parallèle vous ouvrent leurs portes : le concours Passerelle et le concours Tremplin. Leurs concours comportent une épreuve généraliste au choix : biologie, droit, économie, etc. Vous pouvez aussi tenter votre chance dans des écoles post-bac qui réservent un certain nombre de places aux jeunes issus de baccalauréats divers.

Quelles études dois-je entreprendre pour travailler dans la communication ?
Les filières sont nombreuses pour travailler dans la communication. Quelques propositions s'offrent à vous :
- Le DUT info-com, qui se prépare dans un IUT en deux ans après le bac. Il aborde tous les aspects de la communication interne et externe
- le BTS communication des entreprises, qui a une orientation plus technique et commerciale. Ce BTS se prépare dans un lycée pendant deux ans après le bac
- La licence Info-com est proposée dans une trentaine de facultés. Elle débouche sur une soixantaine de masters professionnels et une vingtaine de masters de recherche.
Enfin, il existe une quinzaine d'écoles spécialisées accessibles au niveau bac à bac +2, qui dispensent des formations allant de 2 à 5 ans. Bien que les certificats de la plupart de ces établissements ne soient pas reconnus par l'Etat, le niveau du diplôme est, dans certaines formations "certifié" de niveau I (bac +5) à III (bac +2).

Quelles études dois-je entreprendre pour travailler dans le journalisme ?
Pour ce qui est du journalisme, une douzaine de formations en école ou à l'université sont actuellement reconnues par la profession. Côté écoles privées, les plus courues sont le CFJ et l'IPJ a Paris, l'Ecole supérieure de journalisme à Lille et l'Ecole de journalisme de Toulouse. Côté université, vous trouverez, entre autres le CELSA, rattaché à Paris-IV, le Centre universitaire de l'enseignement en journalisme de Strasbourg ou l'Institut francais de presse (Paris-II). Les concours sont malgré tout très sélectifs, avec moins de 10% d'admis. Il vous est aussi possible de tenter une formation dans la quinzaine d'établissements privés non reconnus par la profession. Moins sélectifs que les écoles reconnues, elles assurent une formation en deux ou trois années en presse écrite, radio et télevision. Un bémol : elles affichent un prix généralement très élevé. Enfin, il est possible d'accéder au journalisme à travers un Institut d'études politiques (généralement appelé sciences po). Sa formation très généraliste en fait une filière de prédilection au concours d'entrée des écoles de journalisme. Ceux qui voudraient poursuivre après la licence auront le choix entre une vingtaine de masters pro en Journalisme dont certains sont très spécialisés.

J'aimerais tenter le concours de Sciences Po'. Comment faire ?
L'appellation "Sciences Po'" est réservée à l'Institut d'études politiques de Paris. Le concours de Sciences po Paris est ouvert début septembre. Il faut cependant savoir qu'il est réservé aux bacheliers de l'année. La seule autre voie pour y accéder si vous avez "manqué le train" est d'attendre le master, dès bac +3. Vous pouvez aussi intégrer des IEP de province qui, sans avoir le prestige de Sciences po Paris, sont très intéressants. (Pour en savoir plus : http://concourscommun.iep.fr/)

Je m’interesse au graphisme, quelles sont les études les plus indiquées ?
Dans ce domaine créatif, il existe principalement des BTS d’arts appliqués et des écoles specialisées ou de grandes écoles d'art. Si vous êtes issu d'un bac général, il vous faudra, pour intégrer un BTS communication visuelle, passer par une année de mise à niveau en arts appliqués (appelée MANAA). Certaines ecoles privées peuvent cependant vous accepter directement en BTS. Parmi les écoles les plus plébiscitées par les professionnels : l’ESAG-Penninghen, Intuit.lab, l’Ecole Estienne, l’Ensaama-Olivier-de-Serres ou encore l’ENSAD (autrement appelée "les arts déco"). Vous pourrez consulter le dossier complet consacré aux écoles de création sur le site de l'Etudiant, rubrique "guide des études" puis "écoles spécialisées".