1. Médecine : les futurs internes choisissent leur spécialité
Décryptage

Médecine : les futurs internes choisissent leur spécialité

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La procédure "Céline" s'ouvre : faites vos choix. // © plainpicture/Cultura/Zero Creatives
La procédure "Céline" s'ouvre : faites vos choix. // © plainpicture/Cultura/Zero Creatives

"Céline", la procédure informatisée permettant aux étudiants de médecine de choisir leur spécialité et leur lieu d'internat, s’est ouverte, mardi 29 août 2017. Les meilleurs élèves sont les premiers servis...

C'est un moment crucial dans la vie d'un étudiant de médecine. Le 29 août 2017 s'est ouverte la procédure "Céline" : la procédure nationale de choix en ligne des postes d'internat. L'un après l'autre, selon le classement qu'ils ont obtenu à l'ECNi (examen classant national informatisé) fin juin 2017, les futurs médecins choisissent leur spécialité et la ville où ils poursuivront leur formation. Jusqu'au 20 septembre, 8.372 étudiants vont ainsi "défiler" en espérant que le poste qu'ils visent (par exemple, gastro-entérologie et hépatologie à Lyon ou pédiatrie à Nice) soit encore disponible au moment de leur passage. Une phase de simulation des vœux d'affectation ouverte début août leur a permis de se situer et de réfléchir aux options possibles tout l'été. Mais quand le nombre de postes est très restreint (par exemple, seulement quatre postes en neurochirurgie sont offerts en Île-de-France), il y a de quoi être fébrile devant son ordinateur... Le CNG (Centre national de gestion), qui organise le concours, a ouvert une hotline (01.77.35.61.80) pour répondre à toute interrogation.

Des spécialités plus ou moins prisées

Pour les 550 étudiants passés ce premier jour, pas trop de soucis à se faire. Toutes les spécialités et tous les lieux de formation sont disponibles. La major de la promotion, Anne-Lise Beaumont, étudiante à la faculté de médecine de l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris), a obtenu sans difficulté son premier vœu : maladies infectieuses et tropicales à l'AP-HP. Mais plus le classement avance, plus le choix se rétrécit. Les spécialités médicales (cardiologie, dermatologie, radiologie...), très prisées, sont difficiles à obtenir si l'on est classé dans la deuxième partie du tableau. En revanche, chaque année, il reste toujours des postes vacants en médecine générale. En 2017, le premier étudiant à avoir choisi cette spécialité s'est classé 50e.