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Où s'inscrire en juillet-août sans le bac : cinq pistes à explorer

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Vous avez été recalé au bac et vous vous demandez quoi faire l'année prochaine ? Pas de panique, différentes options existent. // © Fotolia
Vous avez été recalé au bac et vous vous demandez quoi faire l'année prochaine ? Pas de panique, différentes options existent. // © Fotolia

Vous n'avez pas réussi à décrocher le bac ? Ne vous inquiétez pas, plusieurs solutions s'offrent à vous, par exemple redoubler votre terminale, vous inscrire en capacité de droit ou dans un BTS. Zoom sur toutes ces possibilités pour rebondir.

Redoubler sa terminale

En 2017, toutes filières confondues, 12,1 % des candidats ont échoué à l'examen du bac. Ce diplôme étant obligatoire pour entamer des études supérieures, le choix le plus judicieux en cas d'échec est de refaire une terminale. Sachez que les trois quarts des candidats qui repassent le bac l'obtiennent.

S'il s'agit de votre premier échec, il vous est possible de rester dans votre établissement d'origine pour préparer à nouveau l'examen. Si vous voulez rester dans la même série mais changer d'établissement, adressez-vous à l'inspection académique, qui vous proposera une affectation selon les places disponibles et votre livret scolaire. Si vous souhaitez changer de spécialité, votre demande doit être formulée directement auprès de vos professeurs.

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Depuis 2016, les candidats ayant échoué au baccalauréat général ou technologique et souhaitant repasser l'examen dans la même série peuvent demander à conserver leurs notes égales ou supérieures à 10, comme les candidats au bac professionnel en avaient déjà le droit. Ces résultats restent valables pour cinq sessions consécutives. Vous pourrez également bénéficier de ce droit sous certaines conditions si vous pensez vous inscrire dans une autre série.

Décrocher une capacité en droit

Le certificat de capacité en droit, accessible aux élèves âgés d'au moins 17 ans, est un DE (diplôme d'État). Formation juridique générale de deux ans, il permet d'intégrer l'université sans le bac. À ne pas confondre avec le DAEU (diplôme d'accès aux études universitaires), réservé aux personnes ayant interrompu leurs études depuis au moins deux ans.

La capacité en droit se prépare dans une cinquantaine d'établissements. D'un niveau équivalent au bac, son obtention permet une inscription en première année de licence de droit (voire en deuxième année pour ceux qui obtiennent plus de 15/20 de moyenne), de DUT (diplôme universitaire de technologie) carrières juridiques, ou de BTS (brevet de technicien supérieur) notariat. Ce diplôme permet aussi de se présenter aux concours de catégorie B de la fonction publique.

Préparer un BTS

Pour se présenter à l'examen du BTS, avoir le bac n'est pas une obligation légale, mais la plupart des écoles l'exigent. Certaines se contentent d'un CFES (certificat de fin d'études secondaires) obtenu grâce à une moyenne supérieure ou égale à 8/20 au bac.

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Seuls quelques établissements privés hors contrat acceptent des candidats qui n'ont que le niveau bac. Environ 70  spécialités sont proposées, en particulier dans le secteur tertiaire (commerce, comptabilité, gestion, tourisme, vente).

Autre avantage, le BTS peut être préparé par la voie de l'apprentissage.

Mais attention, moins une STS (section de techniciens supérieurs) est sélective à l'entrée, plus les résultats à l'examen final risquent d'être moyens. Ce sont les STS privées sous contrat qui obtiennent les meilleurs résultats au BTS, puis des publiques et, loin derrière, les écoles privées hors contrat. Donc, sachez faire preuve de discernement : une plaquette luxueuse n'implique pas un enseignement de qualité !

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Se former aux métiers du sport ou de l'animation

Le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) et le DEJEPS (diplôme d'État de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) sont les passeports indispensables pour encadrer des activités sportives dans des clubs, des associations, des centres de vacances, des entreprises, des collectivités territoriales.

Pour passer cet examen, aucun diplôme n'est exigé mais il faut avoir au moins 18 ans et avoir suivi une formation PSC1 (prévention et secours civique de niveau 1). Attention, un test technique a néanmoins pour objectif de vérifier que vous possédez un bon niveau dans la discipline choisie : par exemple, en judo, le grade de premier dan est requis. 

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Au total, le BPJEPS propose 44 mentions : 5 dans la spécialité animateur (activités du cirque, techniques de l'information...) et 39 dans la spécialité éducateur sportif (activités équestres, aquatiques, golf, vol libre...). Quant au DEJEPS, la spécialité perfectionnement sportif offre plus de 90 mentions (triathlon, skate-board, vol à voile...) qui s'ajoutent à la spécialité animation socio-éducative ou culturelle.

Pour plus d'informations, renseignez-vous auprès des directions régionales ou départementales de la jeunesse et des sports.

S'orienter dans le médical ou le social

Plusieurs formations dans le secteur social ou le secteur paramédical sont accessibles sans le bac. Il est ainsi possible de préparer plusieurs DE (diplômes d'État) sans le bac parmi lesquels celui d'ambulancier, d'aide-soignant ou d'auxiliaire de puériculture. Il est nécessaire d'avoir au moins 17 ans pour s'inscrire à la formation.

Un service civique pour rebondir

Pour effectuer un service civique, aucun critère n'est requis, il faut simplement être âgé de 16 à 25 ans, élargi à 30 ans aux jeunes en situation de handicap. Pendant six à douze mois, vous travaillez pour une association, un établissement public, une collectivité dans le domaine social ou caritatif (solidarité, environnement, sport, culture, éducation, santé, intervention d'urgence, mémoire et citoyenneté, aide humanitaire). Vous percevez une indemnité de 580 € net par mois et êtes couvert par la Sécurité sociale. Vous recevez une formation aux premiers secours et êtes suivi par un tuteur. Celui-ci peut vous aider à définir un projet professionnel pour rebondir vers des études si vous le souhaitez.