1. Shanghai, QS, THE… à quoi peuvent vous "servir" les classements internationaux ?
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Shanghai, QS, THE… à quoi peuvent vous "servir" les classements internationaux ?

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Etudier parmi les 200 meilleurs établissements du monde : à quoi ça sert ? // © plainpicture/Marion Beckhäuser
Etudier parmi les 200 meilleurs établissements du monde : à quoi ça sert ? // © plainpicture/Marion Beckhäuser

Shanghai, QS, Times Higher Education… Les rankings reviennent chaque année mais vous ne savez pas toujours comment les utiliser. Nos pistes pour vous repérer dans la toile des classements internationaux.

Depuis l'avènement du classement de Shanghai en 2003, qui distingue les meilleures universités mondiales, de nouveaux rankings voient le jour chaque année. Times Higher Education, QS, US News and World report… Si ces noms n'évoquent rien pour vous, pas d'inquiétude ! Selon une étude de Campus France publiée en 2015, seule une minorité d'entre vous les connaissent et les utilisent pour choisir leur destination d'études à l'étranger. Alors comment les interpréter ? Et avec quelles précautions ?

Lire aussi : Classement de Shanghai 2017 : quelles sont les trois universités françaises dans le top 100 ?

1. Intéressez-vous aux classements à partir du master

Les classements internationaux mettent l'accent sur la recherche dans les universités et les grandes écoles. Il est donc pertinent de les considérer à partir du niveau master et encore plus du doctorat où les indicateurs liés à la recherche prennent toute leur importance. Néanmoins, même si vous vous sentez moins concernés par leurs résultats en licence, notez que les travaux des chercheurs nourrissent directement l'enseignement que vous recevez !

2. Ne privilégiez pas un classement en particulier

En dix ans, six classements internationaux des universités ont vu le jour. Et tous aspirent à devenir "LE" ranking de référence. Pour autant, aucun n'est plus incontournable qu'un autre. Vous pouvez donc jeter un œil à l'ensemble des classements, en gardant à l'esprit que d'autres aspects, tels que la sélection à l'entrée ou la taille du campus, sont déterminants pour votre choix d'orientation à l'étranger."Comme avec les classements nationaux, il convient de garder une distance et ne pas faire confiance qu'à ces instruments", estime une représentante de l'EUA (association des universités européennes).

3. Ne vous laissez pas (trop) influencer par la réputation des meilleures universités

La plupart des classements sont fondés sur la réputation académique des universités. Celle-ci est mesurée à partir de données fiables (nombre de publications ou de citations d'enseignants-chercheurs), mais elle l'est aussi parfois à partir d'enquêtes d'opinons."L'aspect marketing prend alors le relais, prévient Frank Pacard, directeur de l'enseignement et de la recherche à l'École polytechnique. Les agences en charge de ces enquêtes demandent à des chercheurs dans le monde entier de citer les dix meilleures universités… sans leur soumettre de liste". Conséquence : le résultat est biaisé car les chercheurs citent spontanément les mêmes établissements, dont le nom leur vient à l'esprit : Harvard, Yale, Stanford… pour ne citer qu'eux.

Lire aussi : Étudier aux États-Unis : suivez le guide !

4. Ne paniquez pas si votre établissement (ou celui que vous visez) n'y figure pas

Face aux universités américaines, les établissements français peinent à se distinguer, alors même que leur production en recherche est reconnue au niveau mondial. En cause : le modèle anglo-saxon des classements, inadapté au système français."On ne joue pas à armes égales avec les grosses universités américaines qui ont les moyens d'embaucher des prix Nobel, fustige Frank Pacard, de l'X. Les classements mettent tout le monde dans le même sac." Ainsi, la prestigieuse école n'apparaît pas dans le top 200 du classement de Shanghai. "Ce qui n'enlève rien au fait que les diplômés ont des postes extraordinaires", défend le directeur de l'enseignement et de la recherche dans l'institution. En outre, les employeurs connaissent les classements mais ne s'en servent pas comme critères de sélection. En entretien, il ne sera pas forcément déterminant d'avoir effectué un échange dans une université bien classée. Ou l'inverse !

5. Prenez du recul sur le rôle "marketing" des rankings

Depuis le succès du classement de Shanghai, imaginé par l'université Jiao Tong, acteurs privés et publics sont sur les rangs. "Il s'agit d'une activité lucrative pour les organismes qui produisent des classements", avertit la représentante de l'EUA . Et les universités anglo-saxonnes stars, qui trustent les premières places, les utilisent aussi à des fins marketing. En somme, s'il est utile de les consulter à leur publication, pour prendre la température de la réputation des universités à l'échelle internationale, les rankings doivent rester un outil d'orientation parmi d'autres.

Les rangs des établissements français

Nous avons recensé dans le tableau ci-dessous les rangs des établissements français cités dans les éditions les plus récentes de quatre grands classements internationaux : Shanghai, US News, QS World Ranking et Times Higher Education. Ceux qui apparaissent le plus figurent en haut du tableau.

Institution Classement de Shanghai Classement de US News Classement de QS World Ranking Classement de Times Higher Education
Rang 2017 Rang 2017 Rang 2019 Rang 2018
Paris Sciences et Lettres Research University (PSL) 50 72
Pierre and Marie Curie University – Paris 6 40 38 123
Université Paris-Sud 11 41 93 239 181
Ecole normale supérieure, Paris 69 239
Ecole Polytechnique 401–500 210 65 115
Sorbonne University 701–800 773 75 196
University of Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines 501–600 385 351–400
Université de Rennes 1 601–700 445 701–750
Université de Montpellier 201–300 210 422 351–400
Université Claude Bernard Lyon 1 201–300 233 601–650 401–500
Université de Lorraine 201–300 370 801–1000 501–600
Ecole Normale Supérieure de Lyon 201–300 384 153 182
Université Paul Sabatier Toulouse III 201–300 579 521–530
ESPCI ParisTech 301–400 479 263 251–300
Paris Dauphine University (Paris 9) 301–400 740
Université Toulouse 1, Capitole 301–400 801–1000
Université Nice Sophia-Antipolis 401–500 426 651–700
MINES ParisTech 401–500 777
CentraleSupélec 701–800 523 137 401–500
Université de Nantes 701–800 523 801–1000 501–600
Université de Lille 701–800 576 651–700 401–500
University of Burgundy 701–800 638
Université de Poitiers 701–800 813 801–1000
Université Paris Diderot – Paris 7 101–150 100 295 201–250
Université Aix-Marseille 101–150 159 453 251–300
Université de Strasbourg 101–150 187 348 351–400
Université de Bordeaux 151–200 367 489 301–350
Université Grenoble-Alpes (UGA) 151–200 146 289 301–350
Université Paris Descartes 151–200 194 571–580
University of Savoie 331
Blaise Pascal University 380 501–600
College de France 405
Sciences Po Paris 221 401–500
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 299 501–600
Ecole Normale Supérieure de Cachan 305 601–800
Institut National des Sciences Appliquées de Lyon (INSA) 478 601–800
Université Panthéon-Assas (Paris 2) 531–540
Université de Caen Basse-Normandie 801–1000
Université de Cergy-Pontoise 801–1000 801–1000
Université Jean Moulin Lyon 3 801–1000
Université Lumière Lyon 2 801–1000
Université Paris Ouest Nanterre La Défense 801–1000 801–1000
Université Paul-Valéry Montpellier 3 801–1000
University Toulouse – Jean Jaurès 801–1000
University of Côte d’Azur 351–400
Federal University of Toulouse Midi-Pyrénées 351–400
Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC) 501–600
École Centrale de Lyon 601–800
University of Technology of Compiègne 601–800