Enquête AFIJ : les jeunes diplômés touchés par la crise

Par Séverine Tavennec, publié le 07 May 2009
2 min

Un premier emploi en inadéquation avec leur projet professionnel pour les uns, une longue période de chômage pour les autres… : la dernière enquête de l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés) confirme que les jeunes diplômés sont touchés de plein fouet par la crise.

Des aspirations en décalage avec le marché du travail


Ainsi, 62 % des jeunes interrogés par l’association n’occupent aucun emploi en avril 2009 et sur les 38 % qui sont en poste, la moitié d'entre eux occupent un emploi en inadéquation avec leur projet professionnel, qu’ils considèrent donc comme un emploi d’attente. Un tiers d'entre eux estiment même que ce poste ne peut promettre aucune perspective d’évolution. Sans être exhaustive, cette enquête reflète une forte tendance générale : face à la crise, les aspirations des jeunes diplômés sont ainsi de plus en plus en décalage par rapport au marché du travail.

Ils consacrent 17 heures par semaine à leur recherche d’emploi


Cette enquête révèle aussi que si les 62 % des jeunes diplômés sans emploi recherchent bien évidemment prioritairement un emploi à temps complet (96 %), le secteur et la taille de l’entreprise leur importent peu. Parmi eux, 27 % n’ont même plus de projet professionnel précis.

14 % sont allocataires du RMI


Concernant leurs ressources, 47 % de ces diplômés sans emploi vivent grâce au soutien financier de leurs proches, 17 % sont bénéficiaires de l’allocation chômage et 14 % sont allocataires du RMI. La moitié de ces jeunes a occupé un emploi à durée déterminée depuis l’obtention de leur diplôme, le plus souvent un emploi d’attente (63 %) ou correspondant moyennement à leur projet (17 %).

"Nous avons vu chuter les offres d’emploi de 70 %"


Pour Christian Darantière, directeur délégué de l’AFIJ, "cette situation préoccupante peut malheureusement s’amplifier face à cette inconnue qu’est la durée de la crise. Aujourd’hui, les entreprises ne publient plus d’offres d’emploi, elles utilisent d’autres canaux et notamment le réseau. Sur notre site, nous avons vu chuter les offres d’emploi de 70 %."

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