L'ambiance d'une ville, un atout de choix pour les étudiants

Par Sarah Nafti, publié le 14 Septembre 2021
6 min

Quel est le secret des villes les mieux notées pour les étudiants ? Pour beaucoup, le logement abordable et la qualité des transports sont indispensables. Mais, ils sont aussi attentifs à l'ambiance que leur propose leur nouveau lieu de vie.

Des animations, des soirées, des bars, etc. sentir l'ambiance d'une ville est essentiel pour faire son choix d'études. Maxime vient d'intégrer l'Edhec, à Lille. "J'avais déjà entendu parler de Lille, de son côté festif et accueillant". Et trois semaines après son installation, il n'est pas déçu. "On fait la fête comme avant. Il y a le pass sanitaire mais à part ça, dans les bars de la rue Masséna, on n'a plus l'impression qu'il y a le Covid !"

Pour le jeune homme, cette décompression est bienvenue, "après deux années de prépa enfermé chez soi". Et il compte bien aussi profiter, quand il en aura le temps, des musées, et autres lieux de culture qui proposent pour la plupart des tarifs préférentiels aux étudiants.

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Des villes festives et accessibles

À Rennes, Hugo, étudiant en 3e année de médecine apprécie également ce retour "du monde de la nuit". "Ce qui est bien ici, c'est que tous les lieux de sortie sont concentrés sur deux ou trois places. Résultat, on retrouve toujours du monde que l'on connaît." En outre, la ville "est très facilement accessible à pied ou à vélo". La vie culturelle est particulièrement marquée par la musique : "il y a de nombreux festivals locaux, comme les Trans Musicales, en décembre, des concerts, et une super Fête de la musique !"

Le côté "grand village", c'est aussi ce qui plaît à Emilie, étudiante en L3 management à l'IAE de Toulouse. "La ville est à la fois grande et petite, on croise toujours du monde qu'on connaît. Toulouse vit beaucoup. Là, on vient de relancer les marchés nocturnes à Victor Hugo, c'est très festif !" Elle, qui y habite depuis deux ans, "adore l'ambiance" et se sent en sécurité dans tout le centre-ville.

Emeline, ancienne étudiante en psychologie, désormais diplômée confirme : "tout le monde se retrouve dans les mêmes bars, mais ce qui est sympa, c'est que les lieux évoluent en fonction de ton année. En master, on n'allait pas dans le même bar que les licences !"

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La culture à prix étudiant

Elle remarque aussi qu'au niveau culturel "il y a plein de choses gratuites". Les moins de 25 ans bénéficient notamment de tarifs préférentiels dans les piscines, les patinoires, les bibliothèques, les activités sportives... Les concerts de l'Orchestre national du Capitole sont à 5 euros.

À Montpellier, Sarah, en master 2 Commerce international s'est sentie vite chez elle. "Les gens sont très accueillants et serviables, ils vous aident si vous êtes perdus dans le tram !". Elle apprécie aussi "les musées, les expositions parfois gratuites" accessibles en transport. "Pendant deux ans, je n'avais pas le permis et ça ne m'a pas manqué. On peut même aller à la plage avec le tram et le bus."

D'ailleurs, en 2023, les transports seront complètement gratuits pour les étudiants, qui bénéficient pour l'instant d'un abonnement à tarif préférentiel. Et la ville, qui a investi dans les pistes cyclables, propose une aide de 500 euros pour l'achat d'un vélo électrique.

Renouer le contact grâce à la vie associative

Edgar, président de l'Agem (Association générale étudiante montpelliérains) a constaté une ruée vers les associations en cette rentrée. "Les étudiants sont encore plus nombreux qu'avant la crise à vouloir s'inscrire, on sent la volonté de rattraper le temps perdu." Si, l'an dernier, certaines associations ont périclité, "le tissu associatif montpelliérain reste très actif."

Pour lui, cela participe grandement à l'attractivité de la ville. "Il y en a pour tous les goûts, et c'est vraiment une manière de rencontrer des gens qui partagent vos centres d'intérêt. Pour les primo-arrivants, notamment les étrangers, c'est très important de pouvoir facilement rencontrer des gens et découvrir la ville."

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Intégrer les étudiants à la vie de la ville

De leur côté, les villes plébiscitées mettent en place des dispositifs pour les étudiants. Amiens, avec ses 30.000 étudiants, propose des lieux d'études "dans des sites classés et au cœur du centre", explique Anne Pinon, vice-présidente d'Amiens Métropole, en charge de l'enseignement supérieur. Les étudiants "sont intégrés à la vie de la ville" : "nous travaillons avec les acteurs culturels et sportifs pour qu'ils bénéficient de tarifs préférentiels", précise la vice-présidente.

La ville leur propose même une journée d'accueil, jeudi 16 septembre, avec parcours dans la ville, escape game, défi et concert gratuit. Plusieurs communes prévoient des dispositifs pour favoriser la fête en sécurité. Par exemple, à Montpellier, le bus Amigo effectue des allers-retours entre le centre-ville et les bars et discothèques en périphérie les jeudis, vendredis et samedis soirs. A Toulouse, le dispositif "Fêtons plus, risquons moins", permet à des équipes d'aller à la rencontre des fêtards pour les informer sur les risques liés à la consommation de drogues, les sexualités, les risques auditifs.

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