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Quelles études après un bac pro ?

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Quelles études après un bac pro ? // © PlainPicture / Cultura
Quelles études après un bac pro ? // © PlainPicture / Cultura

Conçu pour une insertion professionnelle immédiate, le bac pro en trois ans permet de plus en plus l'accès à l'enseignement supérieur, notamment en BTS.

Un peu plus de 36 % des bacheliers professionnels ont poursuivi des études supérieures en 2016-2017. À bac+1 pour se spécialiser, à bac+2 pour préparer un BTS, à bac+3 pour une licence et même pour certains à bac+5 pour entrer dans une école de commerce ou d'ingénieurs.

Où vont les bacheliers professionnels ?

À la rentrée 2014, 35,2 % des nouveaux bacheliers professionnels se sont inscrits dans l'enseignement supérieur majoritairement en STS. Voici leur répartition (en pourcentage).

UNIVERSITÉ (HORS IUT)
7,5 %
IUT (INSTITUTS UNIVERSITAIRES DE TECHNOLOGIE)
0,5 %
STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS) 27,5 %
CPGE (CLASSES PRÉPARATOIRES AUX GRANDES ÉCOLES)
0 %
AUTRES FORMATIONS 0,7 %

Source : MESRI-SIES Systèmes d'information Scolarité, SISE, SIFA et Safran (MAP), Enquête auprès des autres établissements du supérieur.

À bac+1, renforcer sa spécialité

Plusieurs formations en un an assurent aux bacheliers professionnels une qualification renforcée sur leur spécialité.

Les MC (mentions complémentaires) se préparent dans un lycée professionnel ou un CFA (centre de formation d’apprentis). Elles sont accessibles sur dossier et couvrent plus d’une vingtaine de spécialités, de l’accueil à la vente. Attention : la poursuite en MC se fait dans le champ professionnel du bac pro obtenu.

Les CS (certificats de spécialisation), pour les titulaires d’un bac pro agricole, se préparent en lycée agricole et attestent d’une compétence particulière.

Les CQP (certificats de qualification professionnelle) sont mis en place par les organisations professionnelles dans leur domaine (métallurgie, industrie hôtelière).

Les FCIL (formations complémentaires d’initiative locale) répondent à des besoins locaux. Elles se déroulent la plupart du temps au sein d’un lycée professionnel et mènent à une qualification dans un domaine professionnel défini.

À bac+2, décrocher un BTS

Les bacheliers professionnels qui obtiennent une mention bien ou très bien sont admis d’office dans un BTS de leur domaine. Mais attention ! S’ils ont des atouts à faire va­loir dans les disciplines techniques et pratiques, ils auront un retard à rattraper dans les matières générales. Pour cette raison, certains lycées et CFA proposent des BTS en trois ans ou conseillent aux bacheliers pro d’améliorer leur niveau en suivant des cours du soir.

Lire aussi : bacheliers pro : c'est le moment de tenter votre chance en BTS

À bac+3, viser la licence et plus…

Continuer en licence est possible si, en plus d’un fort investissement personnel, vous utilisez tous les ressorts de la réussite à l’université, notamment le tutorat. Les bacheliers professionnels doivent concentrer leurs efforts sur la culture générale, la rédaction et la dissertation.

Bon à savoir : l’école Vaucanson du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), à Saint-Denis (93) ou à Angoulême (16), accueille des bacheliers pro tertiaires et industriels, sélectionnés sur dossier, puis entretien après l’obtention du bac. La formation se déroule en contrat d’apprentissage, en licence management ou sciences pour l’ingénieur. Une insertion professionnelle immédiate est possible comme une poursuite d’études en master.

Lire aussi : test études : êtes-vous fait(e) pour suivre des études à l’université ?

À bac+5, une prépa pour de grandes ambitions

La voie est étroite, mais elle est envisageable en école de commerce ou d’ingénieurs, après un bac pro via une classe prépa spécifique en trois ans.


Pour les bacheliers pro tertiaire, il existe la prépa commerciale option technologique, voie professionnelle, proposée à Niort (lycée de la Venise-Verte), Marseille (lycée Jean-Perrin) ou à Strasbourg (lycée René-Cassin).

Pour les bacheliers pro industriels, la prépa TSI (technologies et sciences industrielles), voie professionnelle, existe à Nîmes (Institut Emmanuel-d’Alzon) ou à Montceau-les-Mines (lycée Henri-Parriat). Outre les concours ­d’entrée à une grande école, ces prépas offrent des passerelles vers une licence. 

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