1. Réviser avec YouTube : des chaînes pour muscler votre cerveau
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Réviser avec YouTube : des chaînes pour muscler votre cerveau

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Mickaël, alias Micmaths, en plein cours sur le nombre d'or. // © Micmaths
Mickaël, alias Micmaths, en plein cours sur le nombre d'or. // © Micmaths

YouTube ne diffuse pas uniquement des vidéos de chats. Elle peut aussi vous aider dans vos révisions ou vous faire voir vos cours sous un autre angle. Quel que soit votre niveau scolaire, les vulgarisateurs du Net vous accompagnent tout au long de l’année.

Allez sur YouTube, cela peut servir pour s'instruire. M@ths et tiques (plus de 1.000 vidéos), par exemple, passe en revue l'ensemble des notions mathématiques au programme au collège et au lycée. Les enseignants s'entendent pour dire que les cours, les exercices et les QCM (questionnaires à choix multiples) de ce professeur de maths sont une valeur sûre.

Lui mis à part, les Youtubeurs ne cherchent pas l'exhaustivité. Les vidéos longues (plus de dix minutes) ou traitant d'un même sujet sont rarissimes. "Regarder une vidéo sur une notion ne suffit pas à tout comprendre de celle-ci, tient également à préciser Pierrot, de l'émission littéraire Le Mock. Nos contenus peuvent notamment être utiles au moment d'entrer dans un chapitre ou une œuvre, comme "Œdipe Roi de Sophocle" [au programme en terminale littéraire]".

Même point de vue pour Nawal, l'une des trois fondatrices de la chaîne littéraire Miss book. "Le ton volontairement décalé de nos vidéos peut susciter l'intérêt de ceux qui rechignent à lire telle ou telle œuvre au programme", constate-t-elle. Si les vidéos ne peuvent pas remplacer les cours, elles peuvent au moins les introduire.

Choisir son cours et son prof

1.000.000. C'est le nombre de résultats obtenus lorsque l'on tape "cours en ligne" sur YouTube. Il y en a pour tous les goûts. Contrairement au collège ou au lycée, vous pouvez choisir votre cours et votre professeur. Profitez-en ! Pour connaître les différentes productions audiovisuelles sur un même sujet, vous pouvez consulter les "chaînes similaires" proposées sur le côté droit de l'écran de présentation de YouTube.

Certains vidéastes misent plutôt sur le sérieux. C'est notamment le cas de Tania, alias Biologie tout compris, qui propose des cours sur les muscles, la molécule d'ADN ou encore le virus Zika. Bruce, ou e-penser, est une véritable star de la vulgarisation scientifique. Sa vidéo sur la chute des corps, expliquée avec une balle de ping-pong et une balle de golf, avoisine les 600.000 vues.

D'autres préfèrent l'humour et le langage familier. "Je fais beaucoup de comparaisons avec les séries, le cinéma, la musique et la publicité, confie Julien (Dans ton corps), qui publie sur la santé et le monde médical. Rattacher une information à du connu permet d'apprendre plus facilement", ajoute-t-il. Manon (C'est une autre histoire) joue elle aussi la carte de la décontraction. "L'humour et les mots crus sont des outils pédagogiques peu utilisés en classe mais très pratiques pour mémoriser", assure celle qui se définit comme une "vulgarisatrice parfois vulgaire".

Enquêtez sur votre e-professeur

Les vidéos scientifiques figurent parmi les plus répandues. YouTube en recense des milliers. Comment distinguer les plus fiables ? La plate-forme VideoSciences est un guide auquel vous pouvez vous fier les yeux fermés. Elle répertorie une centaine de sites Internet, émissions radiophoniques ou encore chaînes YouTube de référence. "VidéoSciences est un gage de sérieux. Pour les autres domaines, pas le choix, il faut mener une petite enquête afin de savoir qui est l'animateur", explique Tania.

Un certain nombre de Youtubeurs sont professeurs dans la vie de tous les jours. C'est notamment le cas de Redek du Mock. Fiez-vous en priorité à eux. Ils connaissent les difficultés que peuvent rencontrer les élèves, les chapitres et les notions au programme. La chaîne Les Bons profs (44.000.000 vues), par exemple, est exclusivement tenue par des professeurs de l'Éducation nationale. Les docteurs et les chercheurs sont également de bons vulgarisateurs. Citons notamment David (Science étonannte), Tania et Manon. Dans une moindre mesure, le nombre d'abonnés peut aussi être un critère de qualité. DirtyBiology (biologie) et Nota Bene (histoire) compte chacun plus de 400.000 abonnés. E-penser bat tous les records avec 800.000 fans.