1. Ma vie d’étudiante à Bruxelles : en Belgique, Alix est "archi" inspirée
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Ma vie d’étudiante à Bruxelles : en Belgique, Alix est "archi" inspirée

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Comme beaucoup d’étudiants, Alix aime se rendre à la Grand-Place dès qu’il y a un rayon de soleil. // © Delphine Dauvergne
Comme beaucoup d’étudiants, Alix aime se rendre à la Grand-Place dès qu’il y a un rayon de soleil. // © Delphine Dauvergne

Étudiante en deuxième année à l’école Camondo, Alix, 24 ans, est partie en échange six mois dans une autre école d’art : l’ESA Saint-Luc Bruxelles. L’occasion de découvrir l’architecture d'intérieur et la culture belges.

Alix avait envie d’une expérience à l’étranger pendant son cursus à l’école parisienne Camondo. Elle opte pour un choix pragmatique : la Belgique, "pour suivre les cours en français et ne pas prendre du retard dans les études d’architecture d'intérieur, très exigeantes". Elle était déjà tombée sous le charme de Bruxelles en rendant visite à son frère, étudiant en dentaire dans la capitale. "Cette ville est composée de plusieurs architectures différentes. C’est aussi un peu le QG de l’Art nouveau, avec beaucoup de sculptures d’art floral", décrit-elle, émerveillée.

Le goût de la création architecturale

Passionnée depuis toujours par l’art, Alix avait "des facilités dans le domaine artistique", mais n’était "pas très forte en dessin". Elle prend des cours en première et en terminale pour s’améliorer. "Cela a été plus facile d’intégrer la MANAA (mise à niveau en arts appliqués) et d’assimiler les techniques ensuite", se souvient-elle. Après son bac S, elle poursuit sa scolarité au lycée Saint-Joseph-Les-Maristes à Marseille, par une MANAA, puis un BTS design graphique.

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Et entre ensuite à l’école d’architecture Camondo. "Je voulais étudier cette matière dès le lycée. J’aime l’architecture pour sa dimension artistique, mais aussi pour sa vocation à construire, inventer."

Les étudiants de l’ESA Saint-Luc Bruxelles disposent d’une grande salle pour mettre en œuvre les maquettes de leurs projets. // © Delphine Dauvergne
Les étudiants de l’ESA Saint-Luc Bruxelles disposent d’une grande salle pour mettre en œuvre les maquettes de leurs projets. // © Delphine Dauvergne

En deuxième année, Alix, 24 ans, a envie d’autres horizons. Elle part en échange de six mois à l’ESA (École supérieure des arts) Saint-Luc Bruxelles (qui fait partie du groupe des Instituts Saint-Luc), où 30 % des étudiants sont français (on les retrouve essentiellement dans les sections BD et graphisme).

Une maison à réaménager

Dans cette école belge, elle constate que "les relations avec les enseignants des matières théoriques sont différentes. Il y a peu d’échanges avec eux dans les cours en amphi, on se contente de prendre des notes". Elle étudie l’histoire de l’art, le fonctionnement de logiciels, mais aussi des matières techniques liées à l'habitat et sa structure.

Alix et son amie Énora travaillent sur la modélisation en 3D d’une maison, dans la cafétéria de l’école. // © Delphine Dauvergne
Alix et son amie Énora travaillent sur la modélisation en 3D d’une maison, dans la cafétéria de l’école. // © Delphine Dauvergne

Les cours se déroulent habituellement de 9 h à 18 h, avec des ateliers de quatre heures le mardi et le jeudi. Des projets d’architecture d'intérieur les occupent toute l’année. Alix planche sur son dernier travail à rendre : une maison bruxelloise typique à réaménager. "Nous l’avons visitée vide et l’exercice consiste à la refaire avec certaines contraintes (ne pas abattre plus de 8 m2 de murs porteurs, par exemple). Nous devons faire des plans, des coupes, des dessins, une version en 3D avec un logiciel de modélisation, puis une maquette", explique-t-elle.

Tout en baskets

La plupart du temps, Alix préfère travailler sur ses projets dans son appartement, situé à quelques minutes à pied de l’école. "C’est plus simple, j’y ai tout mon matériel." Alix apprécie le côté piéton de la ville et essaie de faire la plupart de ses trajets pédestrement, baskets aux pieds. "Pour aller à l’école, sortir le soir, même pour aller jusqu’au centre-ville vers la Grand-Place", précise-t-elle.

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L’étudiante habite une grande maison bruxelloise avec terrasse, en colocation avec six autres étudiants, surtout des Français et des Bruxellois. Elle paie un loyer de 450 € par mois. Soutenue financièrement par ses parents, Alix touche également la bourse Erasmus+ pour lui permettre de financer son séjour.

Bière et frites !

Son logement est situé dans le quartier de la place Flagey, où elle aime sortir le soir. "La grande place, son petit parc, les cafés et les bars autour, comme "La Mer à boire", par exemple, sont très sympas". En Belgique, "il y a deux religions : la bière et le chocolat !", sourit l’étudiante, habituée également aux cornets des friteries ambulantes, à la fin des soirées.

À proximité de son école, Alix déjeune léger dans l’un des nombreux petits restaurants-cafés du quartier. // © Delphine Dauvergne
À proximité de son école, Alix déjeune léger dans l’un des nombreux petits restaurants-cafés du quartier. // © Delphine Dauvergne

Pour le reste, "le mode de vie est assez semblable à celui que l'on connaît en France, car nous sommes proches géographiquement. Parfois, on remarque de petites différences, comme les cafés servis systématiquement dans des bols !" Côté budget, la nourriture coûte aussi cher : "environ 30 € de courses par semaine".

De Venise à Amsterdam

Bruxelles est riche d'un patrimoine historique remarquable et d'une offre culturelle étendue. "J’ai fait plusieurs expositions et musées (ADAM, Magritte, Beaux-Arts…), mais j’aime aussi regarder les intérieurs des petits restaurants et des boutiques, tout est toujours décoré. Il pleut beaucoup ici, c’est peut-être pour cela qu’ils ont de beaux intérieurs !" Elle aime aussi se balader au marché aux puces du quartier des Marolles, ou encore vers Ixelles où l’on peut admirer les maisons des beaux quartiers.

Alix ne s’est pas contentée de Bruxelles et a profité de ses six mois d’échange pour visiter d’autres villes alentour comme Anvers, Ostende, ou encore Amsterdam. Elle est même allée avec son école en voyage scolaire à Venise. "Mon but est d’avoir le plus de choses sur mon CV", affirme l’étudiante, enrichie de ces nouvelles expériences.