Journalisme

Radio, presse, télé, Web. Supports régionaux, nationaux ou internationaux... Le journaliste est aujourd'hui un professionnel polyvalent capable d'écrire pour le “Web” comme pour le “print”, de réaliser des interviews vidéo ou des infographies.

Description

Journalisme

Malgré des conditions de travail difficiles et la précarité du métier dues aux mutations de la presse, le journalisme suscite toujours des vocations. Les nouveaux titulaires de la carte de presse sont de plus en plus diplômés d'une formation spécialisée.

Les formations reconnues par la profession préparent des jeunes rapidement opérationnels et polyvalents, grâce aux nombreux stages pratiques, qui sont par ailleurs incontournables pour nouer des contacts dans le milieu. Elles offrent une approche transversale des différents médias et sont des lieux d'apprentissage des techniques de la presse écrite, de l'audiovisuel et du Web.

Quatorze formations reconnues

On compte 14 écoles reconnues par la profession. Cette reconnaissance garantit une qualité générale de la formation et une adaptation aux besoins des professionnels. La reconnaissance est délivrée pour cinq ans par la CPNEJ (Commission paritaire nationale pour l'emploi des journalistes) à des établissements publics (Sciences Po Paris, CELSA à Paris, CUEJ à Strasbourg, EJCAM à Marseille, EJDG à Grenoble, IFP à Paris, IJBA à Bordeaux ; IUT de Lannion, de Nice-Côte d'Azur à Cannes et de Tours) et privés (CFJ à Paris, EJT à Toulouse, ESJ Lille et IPJ à Paris).

Les atouts de ces formations sont la polyvalence et la professionnalisation. Les IUT recrutent tous à bac. Le cursus est possible en un an à Tours. Les autres écoles recrutent à partir d'un bac+2 ou d'un bac+3, et délivrent un diplôme à bac+5. Toutes sélectionnent leurs étudiants sur concours (très sélectifs, de 5 à 10 % de réussite).

Autres écoles : des cursus en deux ou trois ans

Ces dernières années, les établissements privés formant au journalisme se sont multipliés. On en compte une vingtaine. Ils dispensent une formation en deux ou trois années en presse écrite, radio, télévision et Web. Assurez-vous que les filières communication et journalisme soient bien distinctes. Vérifiez aussi l'importance des exercices pratiques, le profil des enseignants et les modalités des stages.

Ces établissements, moins sélectifs que les écoles reconnues, recrutent de niveau bac à bac+4. Le coût de la formation fluctue entre 2.700 €et 8.500 € par année.

Lire aussi : écoles de journalisme : le calendrier des concours

Université : une offre diversifiée

Il existe une dizaine de licences pro (bac+3) formant aux métiers du journalisme et de la presse (à Paris 8, Lille 3, Valenciennes, etc.), activités et techniques de communication, spécialité journalisme audiovisuel (à Nice) ou spécialité journalisme (à Tours et à Rennes 1), possibles en alternance.

On dénombre une trentaine de masters en journalisme, aux parcours très spécialisés : journalisme scientifique à Lille 1, journalisme juridique à Aix-Marseille (en partenariat avec l'EJT), journalisme européen ou journalisme culturel (Paris 3).

Mathilde, 23 ans, journaliste à “Ouest-France”

Ce qu'elle voulait faire. Professeur des écoles. “Je voulais être professeure des écoles, mais ce métier demande trop de patience ! J'ai pensé ensuite m'orienter vers l'événementiel, avant de me décider pour le journalisme.”
Ce qu'elle fait aujourd'hui. Journaliste en presse écrite.“En terminale, j'ai tenté les concours de l'IUT [Institut universitaire de technologie] de Lannion [22] et de l'École publique de journalisme de Tours [37]. J'ai échoué de peu, alors je me suis inscrite en première année de licence information-communication à l'Université catholique de l'Ouest, à Angers [49], avant de retenter les concours. J'ai intégré le DUT information et communication option journalisme de l'IUT de Lannion. J'ai poursuivi avec une licence pro de journalisme, à Tours. J'ai suivi ce cursus en apprentissage au sein du ‘Ouest-France’ et, actuellement, je continue cette aventure en CDD [contrat à durée déterminée] à Fontenay-le-Comte [85].”

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