"Français et culture antique" : une nouvelle option en 6e qui ne fait pas l'unanimité

Par Clément Rocher, publié le 23 Août 2021
3 min

En cette rentrée 2021, un nouvel enseignement facultatif de "Français et culture antique" est accessible dès la sixième dans plusieurs collèges de France. Cette option permettrait aux élèves de renforcer leurs compétences en français. Mais elle est loin d'emporter l'adhésion.

Un nouvel enseignement facultatif de "Français et culture antique" est accessible dès la rentrée 2021–2022 en classe de sixième. Cette option sera disponible dans près de 300 collèges de France, à titre expérimental, et sera enseignée par les professeurs de français.

Cette option de 2 heures par semaine viendra compléter le parcours "Langues et cultures de l’Antiquité" (LCA) dont peuvent bénéficier les élèves à partir de la classe de 5e. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a souhaité étendre ce parcours pour la classe de 6e.

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Cette nouvelle option vise à donner aux élèves "des outils historiques et linguistiques pour aborder de manière plus réfléchie la formation et la structure du français, tout en leur offrant des éléments de culture et de civilisation antiques." Les élèves auront la capacité de renforcer leur connaissance et leur usage de la langue française.

Les élèves de sixième étudient déjà l'Antiquité en histoire et en français. Le collège Simone Veil de Sablé-sur-Sarthe (72) indique sur son site que les élèves "pourront approfondir cette étude par la découverte de la mythologie, des arts, de la vie quotidienne des Grecs et des Romains et de leur histoire."

Une option tout "en contradiction" selon le SNES-FSU

"On a un peu de mal à caractériser cette option qui se met en place à la rentrée, explique Gwénaël Le Paih, secrétaire général adjoint du SNES-FSU. C’est quelque chose qui relève plus d’un effet de communication que d’une volonté sincère de travailler à la promotion des langues anciennes."

Cette option cible principalement les élèves en réseau d'éducation prioritaire. Pour Gwenaël Le Paih, il existe "une véritable contradiction entre la volonté de viser les élèves prioritaires et le fait que cette option soit accessible sur la base du volontariat. Ce ne sont pas les premiers à vouloir prendre une option supplémentaire."

Le programme suscite aussi des interrogations. Il est précisé que cette option "ne consiste pas en l'introduction précoce d'un enseignement des langues anciennes." "On ne voit pas bien l’intérêt pédagogique. La bonne idée aurait été de remettre cinq heures de français par semaine", conclut le secrétaire général adjoint du SNES-FSU.

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