Ma vie d'étudiante à Montréal : Audrey apprécie la douceur de vivre à la québécoise

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 26 Janvier 2018
7 min

Installée à Montréal pour deux ans, Audrey, étudiante de l’École des mines de Saint-Étienne, a rapidement trouvé ses marques. Parallèlement à ses cours, elle profite de son séjour pour voyager et s'investir dans les activités proposées par l’université.

Cet hiver, comme chaque année à Montréal, les températures descendront jusqu’à moins 20 °C ! Une météo quasi polaire qui ne prendra pas en défaut Audrey, étudiante en génie électrique à l’École des mines de Saint-Étienne.

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Arrivée à la fin de l’été 2016 pour suivre durant deux ans les cours de maîtrise en génie électrique à Polytechnique Montréal, elle est déjà familiarisée avec la rigueur hivernale de la métropole québécoise… et a eu le temps de s’équiper l’an dernier. "Pour affronter les grands froids, il faut acheter des vêtements chauds sur place. Car ici, les étiquettes mentionnent à quelle température ils sont adaptés !", raconte la future ingénieure de 22 ans.

Des loyers abordables

Audrey a choisi Montréal car elle souhaitait obtenir un double diplôme dans un établissement étranger renommé, et avait très envie de découvrir le Québec. "La beauté des paysages, le mode de vie plus cool et l’accueil des Québécois m’attiraient", précise Audrey.

Dès son arrivée, juste avant la rentrée, elle a d’ailleurs pu se rendre compte à quel point cette réputation n’était pas usurpée. "À la sortie de l’aéroport, il y avait un service d’accueil dédié aux étudiants étrangers, où l’on pouvait se renseigner et même préparer l’ouverture d’un compte bancaire ou d’une ligne téléphonique", se souvient-elle. Les jours suivants, elle a vécu chez des amis, le temps de trouver un logement. "C’est bien plus simple et moins cher que dans les grandes villes françaises. Il y a beaucoup d’offres. J’ai vite trouvé une colocation qui me convenait." Elle a même pu satisfaire tous ses critères : ne pas être loin de l’école, avoir des commerces et une station de métro à proximité.

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C’est si facile de déménager et d’emménager que, cette année, elle a de nouveau changé d’adresse. "Je me suis rapprochée du centre-ville et, surtout, j’ai décidé de m’installer avec trois amis", explique-t-elle. Si les loyers sont meilleur marché, ce n’est pas le cas pour tout. "L’alimentation, les sorties ou l’abonnement à Internet sont plus chers", prévient Audrey.

Toujours "down" pour sortir ?

Un an et demi après ses premiers pas à l’université de Montréal, elle se rappelle encore très bien son arrivée. "À l’École des mines de Saint-Étienne, il y a 120 étudiants par promotion. Ici, le campus de l’université regroupe environ 8.000 personnes. C’est forcément impressionnant au début."

Audrey s’est habituée aux particularités locales telles que l’obligation de laisser un pourboire au restaurant.
Audrey s’est habituée aux particularités locales telles que l’obligation de laisser un pourboire au restaurant. // © Bertrand Carrière/Agence VU pour l'Etudiant

Elle a dû se familiariser avec quelques particularités québécoises, comme les prix indiqués hors taxes et l’obligation de laisser des pourboires de 15 %, et aussi certaines expressions locales. "Quand on me demandait si j’étais 'down' pour sortir, je ne comprenais pas qu’on voulait savoir si j’étais partante !" s’amuse-t-elle.

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Profitant des activités d’intégration proposées par l’université, tel un rallye de découverte de la ville, Audrey n’a pas tardé à se faire des amis. Et s’est investie dans des associations étudiantes. Elle signe des articles dans Le Polyscope, le journal en ligne de sa formation, fait du théâtre dans la troupe Polythéâtre et prend des cours de danse.

Pas de cours magistraux

Elle profite de ce long séjour pour visiter le pays. "Je suis allée à Ottawa, Québec et Toronto. Et, cet été, j’ai passé quinze jours à New York et en Floride." Et les cours dans cet emploi du temps bien chargé ? "Ils laissent une grande place à l’autonomie des étudiants et le travail en mode projet est quasi systématique. Il n’y a pas de cours magistraux", relève l’étudiante.

Elle s’avoue séduite par le rapport des Québécois au travail : "L’accent est mis sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et faire des horaires à rallonge est perçu comme un signe de mauvaise organisation." Un état d’esprit qui, ajouté à un mode de vie qu’elle apprécie, la conduit à envisager de commencer sa carrière professionnelle ici.

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