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Coût des études, bourses, jobs… quel budget pour le Royaume-Uni ?

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Le Brexit pourrait modifier les modalités d'échanges (et donc les coûts de ceux-ci) avec le Royaume-Uni à compter de la rentrée 2019. // © Xavier CERVERA/PANOS-REA
Le Brexit pourrait modifier les modalités d'échanges (et donc les coûts de ceux-ci) avec le Royaume-Uni à compter de la rentrée 2019. // © Xavier CERVERA/PANOS-REA

Bientôt des études au Royaume-Uni ? Quel est le montant de la bourse Erasmus+ ? Devrez-vous payer des frais de scolarité supplémentaires ? Pouvez-vous travailler sur place ? Le point sur le budget à prévoir pour étudier outre-Manche.

Longtemps 1ere destination préférée des étudiants français en Erasmus, le Royaume-Uni était passé en 2e position (après l”Espagne) sur l’année scolaire 2016-2017. Ils sont près de 20.000 à poser leurs cartons outre-Manche chaque année : 7.000 dans le cadre d'un échange Erasmus+ et plus de 12.000 en inscription individuelle.

Erasmus+ : le (très) bon plan

Le programme européen est très avantageux sur le plan financier mais les places sont limitées. Le principe est simple : vous partez étudier, pendant un ou deux semestres, dans une université partenaire de votre établissement d'origine, et vous payez uniquement les frais de scolarité en France.

Deuxième avantage : vous bénéficiez d'une bourse Erasmus+ qui vous aide à couvrir vos dépenses. Selon leur établissement, les étudiants français touchent entre 270 et 370 € par mois au Royaume-Uni. Et si vous êtes boursier sur critères sociaux, vous continuez de percevoir les versements de votre bourse et bénéficiez d'une aide complémentaire de 400 € par mois.

Attention : le Brexit pourrait remettre en cause cette modalité d'échange. Jusqu'à la rentrée 2019, rien ne change, mais les cartes seront ensuite redistribuées.

En solo : jusqu'à 10.000 € l'année en Angleterre

Si vous prévoyez de vous inscrire en dehors d'un programme d'échange universitaire, notez que les universités sont autonomes, ce qui signifie qu'elles gèrent elles-mêmes leurs programmes et leurs finances.

Au niveau undergraduate (bac+3/4), les droits de scolarité atteignent 9.000 £ (environ 10.000 €) par an en Angleterre ou au Pays de Galles et 3.500 £ (environ 4.000 €) en Irlande du Nord.

En Écosse, en revanche, l'enseignement est gratuit. "C'est un avantage qui commence à être connu, d'autant que plusieurs universités écossaises sont réputées", remarque Marianne Garcia, chargée de projets au British Council.

Pour le cycle postgraduate (à partir de bac+3/4), l'ensemble des universités fixe librement leurs prix. Une année de master peut coûter jusqu'à 50.000 €, ce qui fait du Royaume-Uni l'une des destinations les plus chères au monde pour étudier.

Pourquoi pas un prêt gouvernemental ?

Pour faire face à des dépenses aussi importantes, le gouvernement anglais propose des prêts à des taux intéressants qui couvrent la totalité des coûts d'inscription. Les étudiants emprunteurs commencent à rembourser ces prêts une fois qu'ils ont trouvé un emploi et gagnent un revenu suffisant.

Avec le Brexit, ce mode de financement, auquel les étudiants anglais ont recours pour financer leurs études, pourrait être fermé aux étudiants européens. Mais en attendant de savoir si un accord va être trouvé, vous pourrez continuer d'en profiter jusqu'en 2019.

À la pêche aux bourses

Des bourses sont par ailleurs accessibles aux étudiants souhaitant étudier outre-Manche. Pour connaître celles auxquelles vous pouvez prétendre au niveau undergraduate, renseignez-vous directement auprès de l'université que vous ciblez. En postgraduate, adressez-vous aux organismes de recherche qui dépendent du domaine d'études dans lequel vous voulez poursuivre.

Lire aussi : Brexit : le gouvernement britannique rassure les étudiants européens

Autre piste : les collectivités territoriales. Votre ville, votre département ou votre région proposent peut-être des aides aux étudiants. À titre d'exemple, la région Île-de-France a mis en place la bourse AMIE (Aide à la mobilité internationale), comprise entre 250 et 450 € par mois, selon le revenu des parents. À vous de mener votre petite investigation.

Un job étudiant : pas plus de 20 heures par semaine

En complément de ces différentes aides, vous pouvez chercher un petit boulot pour financer vos études. L'hôtellerie et la restauration sont des valeurs sûres. Les magasins recrutent aussi fréquemment des étudiants. Le plus simple ? Vous rendre directement sur le terrain à la recherche de petites annonces.

Le Royaume-Uni faisant toujours partie de l'Union européenne, vous n'avez pas besoin de permis de travail, uniquement d'une pièce d'identité. À noter : en tant qu'étudiant, vous ne pouvez pas travailler plus de 20 heures par semaine.

Les contrats ne manquent pas, notamment sur les campus universitaires. Les petits jobs sont un excellent moyen d'obtenir un complément de revenu et de progresser en anglais, pour des salaires en général compris entre 7 et 11,5 € par heure.

Le Royaume-Uni pratique

Vous trouverez des informations sur les frais de scolarité, les bourses et les petits boulots sur le site UKCISA (Council for International Student Affairs).

Le site du British Council délivre également des informations sur les bourses.

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