1. Étudier en Allemagne : "Je suis en pleine immersion dans le pays"
Témoignage

Étudier en Allemagne : "Je suis en pleine immersion dans le pays"

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Anissa profite de sa vie d'étudiante en Erasmus à Francfort. // © Photo fournie par le témoin
Anissa profite de sa vie d'étudiante en Erasmus à Francfort. // © Photo fournie par le témoin

Anissa, étudiante en sciences politiques, apprend la langue de Goethe depuis seulement deux ans lorsqu'elle décide de partir étudier en Allemagne. En pleine expatriation pour son année de licence à Francfort-sur-le-Main, elle revient pour l'Etudiant sur ses premiers mois d’immersion.

"Quand on s’installe dans un pays étranger, la barrière de langue est ce qui fait le plus peur, mais on se rend vite compte que c’est aussi le meilleur moyen pour progresser." Arrivée le 3 septembre dernier à Francfort-sur-le-Main, Anissa s’est très vite adaptée à sa nouvelle vie. Que de changements pour cette étudiante en sciences politique à Lyon 2 qui ne parlait que quelques mots d’allemand avant son départ ! Langue, cours, ville, amis… il a fallu tout recommencer à zéro, pour son plus grand bonheur.

Une année en Erasmus : un rêve qui devient réalité

"Erasmus, je trouve ça fou ! J’en ai entendu parler au collège et ça m’a tout de suite donné envie d’y participer. J’ai donc postulé dès que je suis entrée en licence, avec un objectif : améliorer mon allemand. C’est une langue qui me plaît beaucoup, tout comme la culture et la mentalité des Allemands. J’ai finalement attendu ma troisième année pour partir. J’avais le choix entre l’Allemagne et l’Autriche, selon les accords passés avec mon université, Lyon 2. Mon deuxième choix, Francfort, a été validé, c'est l’une des meilleures universités d’Allemagne, je ne pouvais pas rêver mieux", confie la jeune femme.

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"Même si le but de cet échange est d’abord d’ajouter cette expérience à mon CV, je veux aussi en profiter au maximum. J’ai donc déjà fait un week-end à Munich à l’occasion l’Oktoberfest, à Berlin pour célébrer la chute du Mur et je prévois de me rendre à Stuttgart, Cologne et Hambourg dans les prochains mois. Je n’ai pas l’intention de rentrer prochainement chez mes parents à Bordeaux. Ils comprennent que c’est une opportunité immense pour moi, c’est un moment unique, je ne peux pas laisser passer cette chance !" s'enthousiasme-t-elle.

Francfort : points forts et points faibles

Lorsqu’il est question de donner quelques inconvénients sur sa ville d’adoption, Anissa est bien silencieuse. "Il y a quelque chose d’assez marrant : aux passages piétons, personne ne traverse si le signal n'est pas vert, même s'il n’y a aucune voiture à l’horizon ! Si quelqu'un se lance, il se fait dévisager. Je trouve ça très drôle !" Point noir tout de même : le coût du logement. D’après l’étudiante, il faut compter environ 700 € pour un 18 m². "J’ai pris le parti de la résidence universitaire, beaucoup plus abordable !"

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Et les points forts ? La politique écologique, le sentiment de se sentir en sécurité à n’importe quelle heure du jour (et de la nuit) et l’ouverture d’esprit des habitants. "Lorsqu’ils voient des étrangers un peu perdus dans la rue, ils n’hésitent pas à les aider pour leur indiquer leur chemin. Et comme la majorité des Allemands parle anglais, ça aide beaucoup."

Un conseil : bien se renseigner avant son départ

À l’université de Francfort, Anissa ne suit que six cours par semaine, ce qui représente une douzaine d’heures. Sans compter le travail personnel, très conséquent en Allemagne. "J’ai des cours en anglais et d’autres en allemand, cela demande un premier temps d’adaptation." Autre changement, et pas des moindres : les différents cours auxquels l’étudiante s’est inscrite. "On peut aussi bien suivre des cours de première année que des cours de master 2, tout dépend de notre niveau et de ce que l'on a envie d’apprendre. On peut aussi choisir les modalités d’évaluation : un examen final, comme en France, ou des dossiers à rendre en cours d’année. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre le fonctionnement !"

Anissa conseille donc de choisir des enseignements assez basiques au début pour ne pas être perdu dès la rentrée. "Il faut se renseigner sur la fac, poser des questions avant de venir. Il y a parfois des semaines d’intégration ou de remise à niveau entre étudiants étrangers avant la rentrée, ça peut être très utile pour faire connaissance et reprendre doucement le rythme des cours." Une chose est sûre, en Allemagne, les étudiants en Erasmus sont très vite intégrés, pas de quoi s’inquiéter ! "Il faut dire qu’il y a beaucoup de Français, c’est très rassurant !"

 // © Pauline Bluteau
// © Pauline Bluteau