Bourses à la mobilité : tour d'horizon des aides financières pour étudier à l’étranger

Par La rédaction de l'Etudiant, mis à jour le 02 Juin 2021
5 min

Alors que les mobilités à l'étranger deviennent monnaie courante chez les étudiants, les aides financières apparaissent comme indispensables. Que vous envisagiez de partir au bout du monde ou à seulement quelques centaines de kilomètres de chez vous, plusieurs coups de pouce s'offrent à vous.

Crise sanitaire ou non, la mobilité à l'étranger reste extrêmement valorisée sur le CV, au point d'être quasiment devenue obligatoire dans de nombreux cursus. Mais l’aventure peut être très onéreuse. Pour vous aider à payer loyer, transports et dépenses quotidiennes, de multiples aides financières existent aux niveaux national, régional et international. Renseignez-vous le plus tôt possible pour percevoir ces bourses dès votre arrivée dans votre nouveau pays. Attention, elles ne sont pas toujours cumulables entre elles.

La bourse Erasmus+ et l'aide à la mobilité internationale (AMI)

Si vous partez via le programme Erasmus+ – c’est à dire uniquement dans un pays européen via un échange entre établissements -, vous pouvez bénéficier d’une bourse Erasmus+. Pour les étudiants, le montant de l'aide varie de 170 à 370 euros par mois, en fonction du pays d’accueil et son niveau de vie. La bourse est plus importante pour ceux qui partent en mobilité de stage : entre 320 et 520 euros par mois, là encore, tout dépend de votre pays d'accueil. À savoir : ces bourses sont accessibles uniquement si vous partez plus de deux ou trois mois (pour les mobilités d'études).

Les apprentis peuvent aussi bénéficier d'une bourse Erasmus+, et ce, que vous soyez dans l'enseignement secondaire (CAP, bac pro) ou supérieur.

Autre aide non négligeable pour les mobilités hors Europe notamment : l'aide à la mobilité internationale. Si vous êtes boursier sur critères sociaux, vous êtes également éligible à l'aide à la mobilité internationale. Vous recevrez alors une somme de 400 euros par mois pour un séjour entre deux et neuf mois consécutifs maximum. Au même titre que la bourse Erasmus+, l'AMI s'adresse aux étudiants en mobilité d'études et de stage.

Les deux bourses, Erasmus+ et AMI (ainsi que celle versée par le CROUS), sont cumulables entre elles. Pour en profiter, faites-en directement la demande auprès du service des relations internationales de votre établissement.

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Les bourses régionales

Pour encourager la mobilité, les régions vous proposent également des aides, pouvant aller jusqu’à 2.900 euros en Nouvelle-Aquitaine par exemple. Elles sont spécifiques à chaque région : Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Île-de-France, Grand Est, Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, et enfin Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Certaines régions permettent aussi aux apprentis de bénéficier d’un coup de pouce, c’est notamment le cas en Auvergne-Rhône-Alpes. D'autres attribuent également des aides aux étudiants des formations sanitaires et sociales, comme la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou la Bretagne. Attention, la plupart de ces bourses ne sont pas cumulables avec la bourse Erasmus+.

N’oubliez pas, non plus, de demander si votre établissement fait bénéficier ses étudiants de bourses spécifiques ou d'autres aides de la municipalité ou du département.

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Bien d'autres bourses encore

Quelques fondations vous aident également dans votre projet de voyage à l’étranger. C’est le cas du Rotary Club pour les étudiants en master notamment, la fondation Kenza pour les étudiants en art et histoire de l'art ou encore la fondation Pierre Ledoux qui s'adresse aux étudiants et chercheurs aux revenus modestes. Certains établissements du supérieur ont également leur propre fondation et/ou peuvent proposer des aides à la mobilité, n'hésitez pas à demander des informations.

Des aides ciblées pour certains pays sont aussi possibles. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur ce qui est proposé du côté de l’Allemagne (avec le DAAD) et des Pays-Bas (avec la bourse Eole). Quant aux pays asiatiques et nord-américains, où le coût de la vie et de la scolarité peut effrayer, des solutions existent. C’est le cas au Canada, aux Etats-Unis ou encore à Taiwan.

Et pour ceux qui voudraient voir du pays en période de césure, sans études ni stage, des plateformes sont là pour vous aider à trouver un job sur place, comme le programme vacances-travail (PVT) ou encore le woofing. Car, peu importe la forme qu’elle prendra, toute expérience à l’étranger constituera une plus-value dans votre parcours.

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