Les études aux États-Unis, ça se passe comment ?

Par Sophie Collet, mis à jour le 07 Juin 2018
5 min

Les cursus américains n'ont pas grand-chose à voir avec les français. Pédagogie, charge de travail personnel, rapports avec les professeurs : il va falloir vous adapter à un système très différent. Voici un condensé de ce qui vous attend, extrait de l'ouvrage “Partir étudier à l'étranger” de Sophie Collet.

Des campus aux immenses pelouses tondues au millimètre près, de beaux bâtiments victoriens, des fêtes exubérantes et des étudiants au sourire étincelant : le mythe des campus américains est bien ancré dans l'imaginaire collectif. Mais dans la réalité, ça donne quoi ?

Le rêve américain… sur un campus

“On trouve de tout sur un campus : des supermarchés, des bibliothèques, des laveries, des restaurants, des installations sportives en accès gratuit, des salles de spectacle, des cinémas, des bars…”, s'enthousiasme David, qui a passé un an à la Fletcher School of Law and Diplomacy de Boston.

Les campus, avec leurs vastes pelouses bien tondues, sont un peu la marque de fabrique des universités américaines. Ils forment d'ailleurs de véritables petites villes dans la ville (ou parfois à la campagne), rythmées par leur propre vie, avec examens, concerts, fêtes déguisées… Si bien que lorsque les campus sont excentrés, les étudiants n'en sortent pratiquement jamais.

Lire aussi le témoignage de Julie : “Ma vie d'étudiante en management à Raleigh”

Les diplômes américains

Théoriquement vous pouvez partir après le bac et préparer n'importe quel diplôme américain. Mais les spécialistes de l'enseignement supérieur recommandent de partir après la licence ou même après un master 1.

Le bachelor

Le bachelor s'effectue en quatre ans. C'est le diplôme le plus préparé par les Américains, son obtention couronnant le cycle “undergraduate”. Mais sa reconnaissance n'est pas garantie en France.

Le master

Les “graduate degrees” sont les plus connus en dehors des États-Unis. Pour de jeunes Français, il est considéré comme plus stratégique de s'expatrier à ce niveau. La majorité des bourses sont d'ailleurs prévues pour ce séjour.

La notoriété des masters en France provient essentiellement de celle du MBA (“master of business administration”), mais il existe aussi d'autres types de masters : “master of arts” (sciences humaines), “master of sciences” (domaines scientifiques), “master of law” (droit), “master of public administration”, “master of management” (gestion).

Le PhD

Ce sigle signifie doctorat de philosophie, mais les Américains ont gardé cette dénomination quelle que soit la discipline. Le PhD se prépare en six ou sept ans (cours et recherche) et s'achève par la soutenance d'une thèse sur un sujet pointu.

Lire aussi : Étudier aux États-Unis : colleges, graduate schools… quelle est la différence ?

Un suivi personnalisé

Aux États-Unis, malgré les dimensions pharaoniques des universités, les étudiants bénéficient d'un suivi individuel assuré par plusieurs services. En contrepartie, ils doivent fournir beaucoup de travail personnel. “Les cours sont moins denses qu'en France, raconte David. Mais il y a parfois 1.000 pages à lire d'une semaine sur l'autre.”

Le “faculty advisor”

Chaque étudiant choisit parmi ses professeurs un conseiller, un “faculty advisor”. Ce personnage clé dans vos études peut vous aider pour toute question pédagogique, notamment en début d'année lorsque vous devrez choisir vos matières.

Les profs

“Aux États-Unis, les profs sont de vrais coachs !” s'exclame David. Le système américain repose sur plus d'échanges entre enseignants et élèves que le système français. “Les profs sont aussi très disponibles, ils reçoivent les élèves dans leur bureau pour mieux évaluer leurs attentes.”

Le service carrière

Trouver un petit job sur le campus, un stage en entreprise ou un premier emploi… Les étudiants américains sont bien plus soutenus par l'administration pour leur entrée sur le marché du travail que leurs homologues français. Le “career's office” met ainsi en ligne une base de données de CV d'étudiants, des offres d'emploi, et organise même des sessions de préparation aux entretiens.

“Cette religion du management paraît parfois un peu démesurée, mais elle est très efficace. Les Américains trouvent souvent leur premier job alors qu'ils sont encore à la fac”, confirme David.

Des associations étudiantes hyperactives

“Il existe des clubs pour tout”, assure David. Les étudiants se regroupent par origine géographique ou par centres d'intérêt (cinéma, humanitaire, sport…). Les associations organisent des soirées, des événements… Alors surmontez votre timidité et adhérez à l'une d'entre elles, c'est le meilleur moyen de se constituer une vie sociale.

Loger “on-campus” ou “off-campus” ?

David recommande d'habiter dans une résidence étudiante sur le campus. “On y trouve tout ce dont on a besoin et c'est une expérience unique”, estime-t-il. Toutefois cette formule ne convient pas à tout le monde. Le campus est un (grand) microcosme de jeunes qui fonctionne avec ses propres codes, un peu en dehors du “monde réel”.

Si vous souhaitez aussi découvrir la culture américaine au quotidien, vous pouvez opter pour la colocation. Aux États-Unis, la recherche de logement se déroule généralement par petites annonces. “Il y a aussi les ‘social lists’, sortes d'intranets propres aux campus, où les étudiants s'échangent les bons plans, et parfois les offres d'hébergement”, témoigne David.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Partir étudier à l'étranger”,
par Sophie Collet.

Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !