L’Accord de Grenoble répertorie les établissements du supérieur engagés dans la transition écologique

Par Thibaut Cojean, publié le 22 Juillet 2021
4 min

Fruit d’un travail orchestré par une association étudiante, l’Accord de Grenoble engage plus de 50 établissements signataires à agir pour inclure l'écologie dans leurs programmes et à verdir leurs campus.

Accompagner les établissements de l’enseignement supérieur dans la prise en compte de la transition écologique au sein de leurs programmes et sur les campus. Il a fallu moins de deux ans à l’association Cop2étudiante pour concrétiser cette ambition, à travers la publication, en avril 2021, de l’Accord de Grenoble.

Ce document de 17 pages fixe 11 objectifs que les établissements signataires s’engagent à respecter. Cela va de la sensibilisation des étudiants aux enjeux climatiques à la réduction de l’empreinte carbone des campus, en passant par la formation des enseignants ou encore la mise en place d’une politique humaine et sociale.

À ce jour, l’Accord a récolté 53 signatures et 33 promesses de signature. Il s’agit principalement d’universités et d’écoles de commerce et d’ingénieurs, mais on retrouve aussi des IEP, des écoles d’architecture et des laboratoires de recherche. "C’est chouette de voir chaque semaine de nouveaux établissements signataires", se réjouit Florent Vince, le président de Cop2étudiante.

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Construire le "campus de demain"

L’idée de cet accord a émergé en octobre 2019, lors de la Cop1 étudiante, un week-end de débats et de réflexion autour de l’écologie organisé par Skema Business School. "Le projet est né en discutant avec des étudiants qui se demandaient quelle était la place de l’écologie dans l’enseignement supérieur", raconte Florent Vince.

Par la suite, des étudiants grenoblois ont donc lancé la Cop 2 étudiante "avec la volonté de créer un accord et de voir des étudiants s’investir et prendre part au projet", précise le président, lui-même étudiant en école d’ingénieurs.

Dans 70 établissements, l’association a alors mis en place 70 groupes de travail tripartites (4 étudiants, 4 enseignants-chercheurs et 4 "institutionnels"), qui ont travaillé autour de différentes problématiques. Cela a d’abord donné naissance à un livre blanc d’actions menées dans les écoles et de bonnes pratiques à adopter, destinées à "former la génération de demain" et "construire le campus de demain".

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Un gage de qualité pour les lycéens

L’association a finalement compilé tous ces exemples et les a répartis dans les 11 objectifs de l’Accord de Grenoble. Cela représente d’abord un répertoire d’actions à mener à destination des établissements. "Beaucoup ont la volonté d’enseigner la transition écologique mais ne savent pas comment s’y prendre", constate Florent Vince.

Pour les lycéens et étudiants, c’est aussi un gage de qualité. "Concrètement, un lycéen sait qu’une école signataire va former 100% de ses étudiants aux enjeux écologiques, et qu’il aura les clés s’il veut travailler dans la transition écologique. Il sait aussi qu’il sera dans un établissement qui va faire attention à sa consommation et à son empreinte carbone."

L’Accord de Grenoble n’a toutefois pas de pouvoir contraignant et ne sanctionnera pas ceux qui ne remplissent pas les objectifs. "Cop2 est plutôt dans une démarche d’accompagnement, reprend Florent Vince. On fera un point chaque année sur ce qui est mis en place dans les établissements." L’association compte sur les étudiants eux-mêmes, qui "seront vigilants et pourront mettre la pression sur les écoles."

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