1. Les débuts de Baptiste, jeune diplômé en immobilier
Portrait

Les débuts de Baptiste, jeune diplômé en immobilier

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Job d’été, CDD, puis CDI, tel a été le parcours de Baptiste depuis l’obtention de son BTS professions immobilières en juillet 2008. À 22 ans, il est négociateur et gestionnaire de biens locatifs depuis plus d’un an au sein d’une agence immobilière rennaise. Une chance dans un secteur qui a subi de plein fouet le ralentissement économique. Rencontre…

baptiste, jeune diplômé immobilier"Après mon BTS, ma recherche d’emploi a été brève, car concluante. Je m’estime chanceux car la conjoncture était particulièrement morose", résume Baptiste, embauché depuis décembre 2008 au sein de l’agence immobilière Arthur Habitat à La Mezière, près de Rennes. Le jeune Breton se dit très satisfait d’avoir un poste à deux facettes. "Je gère la partie ‘transaction’ (prise de mandats, visites…), et le versant ‘gestion’ (suivi administratif, encaissement des loyers…) pour les biens locatifs dont j’ai la charge."

Se lancer directement dans la vie active


Sa formation ? Un bac ES, une année de DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), puis le BTS PI (professions immobilières). "Recalé à l’entrée du BTS après le bac, j’ai retenté ma chance un an plus tard car le DUT était bien trop théorique à mon goût !" En BTS, Baptiste se sent tout de suite dans son élément, et son expérience du terrain (12 semaines de stage) l’incite à se lancer directement à la sortie. "Le bénéfice d’une formation supplémentaire comme la licence pro ou l’ESPI (Ecole supérieure des professions immobilières) de Nantes ne me paraissait pas évident, commente-t-il. D’autant plus que les profils bac +2 étaient recherchés par les recruteurs." Un constat tiré de sa prospection effectuée, durant le BTS, sur Ouestfrance-emploi.com, Ouestjob.com, Monster.fr, ou le Trégor (journal local).

Job d’été et remplacement


Son BTS acquis, Baptiste ne chôme pas. Il commence par son job d’été habituel (agent d’accueil dans un camping), "histoire de mettre du beurre dans les épinards". Puis, grâce à une connaissance, il enchaîne, de septembre à décembre, avec un CDD pour remplacement de congé maternité sur un poste de chargé d’accueil au Crédit Mutuel.
C’est à ce moment-là que le jeune Breton intensifie ses recherches. Il consulte chaque jour les offres d’emploi proposées par un quotidien régional, à la fois dans l’immobilier et dans le secteur bancaire. "De par mon expérience dans le milieu de la banque, je savais qu’il y avait beaucoup d’avantages : horaires et rémunération fixes, possibilités d’évolution interne", explique-t-il. Pour l’immobilier, il privilégie la gestion locative par souci de stabilité financière, les postes en transaction étant souvent payés sur commission. "Il me semblait aussi qu’à 21 ans, on parait moins crédible aux yeux d’acheteurs ou de vendeurs !"

Un entretien déstabilisant


Début novembre 2008. Une annonce parue dans un journal retient son attention : un poste de négociateur/gestionnaire de biens locatifs en CDI au sein de l’agence immobilière Arthur Habitat, à 2 heures de route du domicile familial. Le soir même, le jeune homme surfe sur le site de l’entreprise et postule par mail. Une méthode qu’il juge rapide et efficace par rapport à un courrier postal rédigé à la main. Très vite, l’agence le rappelle pour fixer un premier entretien. "Il y avait une vingtaine de personnes en lice, se rappelle Baptiste. C’était mon premier "vrai" entretien et ça m’a mis mal à l’aise. J’avais la sensation d’être jugé sur toutes les questions…" Autre difficulté : savoir convaincre lors des questions pièges. "J’ai eu l’impression de m’être contredit sur l’aspect mobilité. En venant à Rennes, je démontrais ma capacité à me déplacer. Mais en disant que je n’avais pas de racine, j’avais peur d’inquiéter mes recruteurs sur ma stabilité."

Une présentation soignée


Pourtant, le jeune homme fait mouche puisqu’il fait partie des 5 candidats retenus pour un deuxième entretien fin novembre. Ce qui a fait la différence selon lui ? Les stages effectués (location, transaction, syndic de copropriété), ses connaissances juridiques, sa présentation soignée (costume-cravate), son aisance relationnelle, son naturel, et son esprit d’équipe. "J’ai mis en avant mon poste de décisionnaire au sein de mon équipe de rugby pour souligner ma capacité à m’intégrer", confie Baptiste.

Du CDD au CDI


Il intègre l'entreprise à la mi-décembre, un peu frustré de commencer en CDD, et non en CDI comme indiqué dans l’annonce. Et ce, d’autant plus quand le premier CDD de 2 mois est reconduit… "Au début, j’étais logé chez des copains, mais à partir du troisième mois, j’ai pris un appartement, raconte-t-il. J’ai donc assuré mes arrières en envoyant des candidatures spontanées et en passant des entretiens dans deux banques rennaises."

Fin mars, alors que l’une des banques le recontacte, il décide de jouer carte sur table avec son patron en lui présentant concrètement sa situation. Résultat des courses : son patron, satisfait de son travail, avance la date de signature du CDI, et augmente son salaire. "Je suis donc resté et je ne regrette rien car j’apprécie l’ambiance de cette agence familiale. D’autre part, j’ai des perspectives d’évolution car mon patron va monter prochainement une structure de syndic où je deviendrai gestionnaire de copropriété. J’ai d’ailleurs commencé à suivre à l’ICH de Nantes une formation de gestionnaire d’immeuble de niveau bac +4, financée par mon patron."