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Perçer, tatouer mais plus infecter

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Désormais, les salons de tatouage et de piercing devront donc être déclarés et leur personnel formé, suite au décret paru le 20 février 2008 au Journal Officiel. Les techniques de fabrication, la conservation des produits et les règles d’hygiène à respecter sont également précisées dans ce texte, qui modifie le Code de la Santé publique. La réglementation de cette activité fait consensus auprès des professionnels qui souhaitent que leur secteur soit reconnu et respecté et, bien sûr, auprès de nombreux praticiens qui reçoivent régulièrement des patients qui rencontrent des complications, suite à des piercings réalisés dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Des infections graves

Le décret souligne aussi que les tatouages et piercings ne pourront plus être effectués sur une personne mineure "sans le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale ou de son tuteur". Pour la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, il s’agit de "mettre en place un système national de vigilance" pour prévenir les infections, septicémies, hépatites, allergies ou complications dentaires. La ministre rappelle que "selon une étude britannique, les risques sont très différents selon l’endroit du perçage : 40 % d’infections pour ceux du nombril, 12 % au niveau du nez et 5 % pour le mamelon. C’est inacceptable."
Par ce décret, le ministère de la Santé souhaite notamment sensibiliser les jeunes qui s’adressent souvent à des perceurs sauvages et leur faire prendre conscience des risques graves et parfois mortels des tatouages et piercings réalisés dans de mauvaises conditions d’hygiène.


Séverine Tavennec