1. Lifestyle
  2. Les jours fauves

Les jours fauves

Envoyer cet article à un ami
Jusqu’au 20 juillet 2008, le musée du Luxembourg accueille des oeuvres réalisées par Maurice de Vlaminck, de 1900 à 1915. Artiste peintre au coup de pinceau incisif, Maurice de Vlaminck (1876-1958) mit un point d'honneur à se définir comme autodidacte. Grand admirateur de Vincent Van Gogh, il s'inspira des toiles de l'homme et de ses effets "tourbillons" dans ses premières années de création.

Une peinture faite d’ardeur et d’instinct

D'abord d'inspiration post-impressionniste, Vlaminck passera rapidement au fauvisme qui le caractérise davantage, plus rebelle, plus débridé. La forte personnalité du peintre se traduit clairement par sa fougue et sa robustesse, dans une peinture à la pâte grasse, généreuse. Egalement écrivain de nouvelles érotiques, ses nouveaux coups de pinceaux plus vifs et agressifs lui valurent, avec Henri Matisse, d'être comparé à une "cage aux fauves" par le critique Louis Vauxcelles, lors du Salon d'automne de 1905.

Influencé par Cézanne

Après le passage de l'esprit fauviste, Vlaminck est influencé par Cézanne, notamment pour la réalisation de ses natures mortes. Cette période marqua une grande partie de son oeuvre et de ses inspirations.
Le musée du Luxembourg consacre donc la majeure partie de cette exposition aux oeuvres fauvistes et cézaniennes de Vlaminck, avec une centaine de peintures issues de 25 musées de dix pays européens, américains et australiens.

"Vlaminck, un instinct fauve", jusqu’au 20 juillet 2008 au Musée du Luxembourg : 19, rue de Vaugirard 75006 Paris. Tous les jours de 10 h 30 à 19 h. Nocturne les lundi et vendredi jusqu'à 22 h, matinée le dimanche à partir de 9 h. Tarifs : de 6 à 12 €.

 
Crédit photo : ADAGP, Pari, 2007.


Séverine Tavennec (avec Relaxnews)