Choix des spécialités en première et terminale : les sciences ont toujours la cote

Par Thibaut Cojean, publié le 02 Octobre 2020
3 min

Le fantôme de la série S continue de hanter la réforme du bac ! En première, c’est toujours la triplette maths-physique-chimie-SVT qui mène la danse, mais l’évolution des choix montre que les autres spécialités commencent aussi à trouver leurs publics.

Les élèves de première et de terminale continuent de préférer les sciences, mais sont de plus en plus créatifs dans leurs choix de spécialités. C’est ce qui ressort d’un premier bilan concernant le choix des spécialités des lycéens, dressé cette semaine par le ministère de l’Éducation nationale.

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Les math, spécialité la plus suivie

En terminale, 45% des élèves suivent ainsi une combinaison de spécialités scientifiques, dont 20% pour le duo maths et physique-chimie. La spécialité mathématiques est d’ailleurs la plus suivie, par 41% des élèves, malgré un fort taux d’abandon entre la première et la terminale.

À l’inverse, la spécialité SES a été peu abandonnée à la fin de la première. Elle est encore suivie par un élève de terminale sur trois. La physique-chimie (34%), les SVT (27%) et l’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), sont les autres spécialités les plus fréquentes en terminale.

En classe de première, où les élèves doivent suivre trois enseignements de spécialité, c’est la combinaison phare de l’ancienne série S qui domine : maths, physique-chimie et SVT. La demande est toutefois en baisse par rapport à l’an dernier (- 3,7%). La combinaison HGGSP, humanités littérature philosophie et SES est en revanche plus prisée (+1,5%).

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Les sciences, encore genrées

Au total, plus de 400 combinaisons ont été créées par les choix des élèves de première. Dans le détail, les maths (60,6% des élèves), les SES (43,6%), la physique-chimie (41,5%), les SVT (39,5%) et l’HGGSP (37%) sont les spécialités les plus choisies.

Ce premier bilan, encore parcellaire, signale toutefois que les filles sont toujours moins attirées par des cours scientifiques que les garçons, puisqu’elles sont majoritaires à avoir abandonné les maths ou le numérique et les sciences informatiques. De leur côté, les garçons ont plus souvent laissé les SVT ou les langues.

De nouvelles analyses chiffrées sont attendues dans les semaines à venir. Elles permettront de mieux comprendre ce phénomène, mais aussi de mieux analyser et commenter les choix effectués par les lycéens selon leurs profils.

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