Sciences politiques

Vous avez le choix entre l’université, dès la licence, et les IEP, accessibles sur concours. À la clé, des carrières dans le privé ou dans les administrations publiques.

Sciences politiques

Dans l'enseignement supérieur, vous pouvez emprunter deux voies pour étudier les sciences politiques : l'université ou un IEP (institut d'études politiques, dit Sciences po). Dans les deux cas, les études vous apporteront une bonne dose de culture générale et vous permettront de viser des carrières en entreprise et dans le secteur public.

L'université:  peu de licences, de nombreux masters

Une quinzaine d’universités assurent, dès la licence, une formation en science politique. Certains cursus sont accessibles sur dossier, voire sur entretien, tandis que d’autres ne peuvent être intégrés qu’en L3 après deux années de droit ou de sciences humaines (histoire, économie, sociologie, etc.).

Il est aussi possible de préparer une double licence ou licence bidisciplinaire (droit-science politique, histoire-science politique, etc.).

Des sciences sociales à l’administration publique en passant par l’économie, l’urbanisme ou les relations internationales, les masters 2 en science politique sont nombreux, ainsi que leurs débouchés, tant dans le public (chargé de mission dans les collectivités territoriales, conseiller municipal ou ministériel, etc.) que dans le privé (journaliste, agence de communication, institut de sondage…).

Sciences po Paris : une institution

La renommée de Sciences po n’est plus à faire. L’institut propose un cursus composé de deux cycles : collège et master.

Le collège universitaire de Sciences po est un cursus de premier cycle qui permet d’obtenir un diplôme de niveau Bachelor (bac + 3). Le taux de sélection postbac est stable, autour de 20 %. Cette formation, dispensée dans sept campus, se déroule sur trois années, la dernière s’effectuant à l’étranger. Entre cours magistraux en amphithéâtre et conférences de méthode en petits effectifs, on y aborde les fondamentaux, notamment, l’histoire, l’économie, le droit, la sociologie et la science politique…

À l’issue du collège universitaire, on entre dans l’un des nombreux masters, dans l’une des six écoles de Sciences po.

Le taux d’insertion global est élevé (95 %) et les diplômés entrent rapidement sur le marché du travail (en moins de six mois). La part de ceux qui rejoignent le privé continue à augmenter (73 %), dans des secteurs aussi variés que la presse, le marketing, la communication, les mé­tiers de la ville (collectivités territoriales, bureaux d’études…), l’audit, la finance, l’administration publique, la coopération internationale (ONG, banque mondiale…), la recherche ou l’entrepreneuriat (chef d’entreprise…).

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IEP de région : un concours commun

Le cursus des IEP de région (Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse) est construit sur le même modèle que celui de l'institut parisien.

Comme à Paris, l'admission en première année s'effectue sur concours, avec une forte sélection. Sept instituts (Aix, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg, Toulouse) organisent un concours commun d'admission en deuxième année, tandis que Gre­noble et Bordeaux ont chacun leur propre concours. 

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Grégoire, 24 ans, étudiant en quatrième année à l'IEP de Lyon (69)

Ce qu'il voulait faire. De la politique. “J'ai toujours été passionné par la politique, surtout au collège, car j'ai été particulièrement frappé par l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle en 2002. Après la terminale, j'ai choisi de m'inscrire en classe prépa pour entrer dans un IEP et j'ai suivi une licence 1 d'histoire à l'Institut catholique de Paris. Un an plus tard, j'intégrais l'IEP de Lyon [69] en première année.”
Ce qu'il fait aujourd'hui. Des études dans les affaires publiques. “Je suis actuellement en première année de master affaires publiques à l'IEP de Lyon. J'ai pu faire des stages passionnants qui m'ont conforté dans ma volonté de travailler dans les affaires publiques et la politique. Aujourd'hui, je ne suis pas encore sûr d'effectuer un autre master après Sciences po.

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