Parcoursup : les attendus en instituts d’études politiques

Par Agnès Millet, publié le 03 Mars 2021
6 min

Capacité d’analyse, intérêt pour les enjeux contemporains, langues… s’il n’existe pas d’attendus nationaux pour les instituts d’études politiques (IEP), certaines compétences se recoupent pour pouvoir intégrer les dix établissements. Suivez le guide.

Pour la première fois, en 2021, c’est via Parcoursup que vous pourrez postuler pour intégrer l'un des dix instituts d’études politiques (IEP)Sciences po Paris rejoignant totalement la plateforme, cette année.

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Mais les formations des IEP sont sélectives. Sept d’entre eux partagent un concours commun (Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse) et deux ont leurs propres modalités de sélection (Grenoble et Bordeaux).

De son côté, Sciences po Paris transforme, cette année, son mode de recrutement. Il se fait désormais par l’examen du dossier, qui comprend trois épreuves écrites baptisées "exercices personnels", puis par un oral à distance, prévu en mai. Il n’y a plus, à proprement parler, de concours.

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Pour faire Sciences po, toutes les spécialités bienvenues !

Tous les IEP le martèlent : tous les bacheliers généraux sont les bienvenus. Aucune spécialité n’est à privilégier. "Au lycée, il faut donc choisir selon ses appétences, et être fort dans son domaine. Dans les autres disciplines, il faut bien préparer le programme du tronc commun", explique Olivier Brossard, président du concours du réseau ScPo, réunissant sept établissements. "La spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) est l’une des possibilités parmi d’autres", précise-t-il.

À Sciences po Paris, même écho : "Tous les profils, tous les talents nous intéressent", affirme Gabriela Crouzet, directrice des admissions. "Bien sûr, nous sommes intéressés par l’excellence académique. Mais nous n’avons pas d’attendus spécifiques sur les spécialités ou les options".

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Des compétences académiques attendues par les IEP

Car le mot clef des IEP est la pluridisciplinarité. Leurs formations post-bac s’appuient sur cette valeur. "Le socle fondamental des IEP a fait ses preuves depuis 70 ans : ouverture internationale, intérêt pour l’actualité, les enjeux politiques, économiques et sociaux – notamment l'environnement et le numérique", résume Olivier Brossard.

Une ouverture internationale qui se traduit par la nécessité d'un très bon niveau d'anglais à l'entrée des IEP. Une seconde langue vivante devra être maitrisée "à l'issue du cursus". Par ailleurs, vous pourrez continuer ou commencer une 3e langue.

L’établissement parisien précise chercher des "candidats qui soient d’excellents élèves dans leur lycée" mais ne pas avoir "d’exigence quantitative pour les notes – nous savons que nous avons des élèves très bien notés", glisse Gabriela Crouzet.

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Des qualités transversales : curiosité, autonomie, rigueur

Ce que recherchent les instituts, au-delà de l’excellence académique, ce sont des compétences transversales : solide expression orale et écrite, esprit critique, capacité à mobiliser et mettre en relation des connaissances pertinentes, par exemple.

Et cela commence dès votre candidature. "Nous cherchons des candidats qui savent convaincre, notamment de leur motivation et de leur projet. Leur choix de formation doit être dûment réfléchi et justifié dans leur dossier", indique la responsable des admissions de l’institut parisien.

Les aptitudes de synthèse mais aussi l’autonomie et la rigueur font également partie des demandes des IEP. Mais, précise Olivier Brossard, "on ne cherche pas des super doués en culture générale. Nous voulons un élève avec un solide esprit d’analyse et une appétence pour les sciences humaines".

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Capitaliser sur vos expériences extra-scolaires

Jean Petaux, directeur du développement, de la communication et de la vie étudiante de l’IEP de Bordeaux, renchérit. "Nous cherchons des têtes bien faites, plutôt que bien pleines. C’est la personnalité des candidats, leur engagement, leur curiosité que nous essayons de percevoir dans l’évaluation".

Vous pouvez miser sur toutes vos expériences. Les IEP sont avides de connaître vos activités hors du lycée. "À Paris, nous aimons les candidats qui ont des passions, des intérêts forts et qui savent échanger sur cela en ayant une prise de distance", précise Gabriela Crouzet.

Ce sont bien "des candidats qui vivent à côté de leurs études" que valorise Bordeaux. "Activités associatives, BAFA ou jobs d’été dans un champ de maïs ou de pommes… Nous ne regardons pas si cela est spectaculaire mais si cela est significatif d’une prise en main et cela nous intéresse. Par-dessus tout, il faut que le dossier sonne vrai. Et les candidats ne doivent pas s'être impliqués uniquement la veille de leur candidature", précise Jean Petaux.

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