1. Dysorthographique, cet étudiant est devenu écrivain
Portrait

Dysorthographique, cet étudiant est devenu écrivain

Envoyer cet article à un ami
La passion de l'écriture : pour François-Alexandre, un moteur pour surmonter sa dysorthographie. // © Delphine Dauvergne
La passion de l'écriture : pour François-Alexandre, un moteur pour surmonter sa dysorthographie. // © Delphine Dauvergne

IL VA FAIRE LA UNE. François-Alexandre Brun, 19 ans, en BTS électronique, a un parcours atypique. Diagnostiqué dysorthographique, ses études n’ont pas été faciles… Et pourtant, il a réussi à avoir son bac pro avec mention et vient de publier son premier roman.

Diagnostiqué dysorthographique en CP, François-Alexandre Brun confond certaines lettres et sons, et a aussi des difficultés avec certaines règles de grammaire. "On m'a toujours dit que j'écrivais comme si j'avais reçu une décharge électrique dans le poignet !", sourit-il. Au collège, il bénéficie d'une équipe de professeurs spécialisés. Sa dysorthographie s'atténue, et il obtient même son brevet avec mention.

Passionné de technologie et d'histoire, il découvre l'écriture. "J'étais persuadé que je ne ferais pas de longues études, j'avais passé trop de mauvais moments à l'école. Je me suis donc orienté vers un bac professionnel Eleec (électrotechnique, énergie, équipement, communicant)", raconte François-Alexandre. Il rêvait alors de devenir conducteur de train, mais n'ayant pas pu effectuer de stage à la SNCF, il a dû abandonner. "Je suis fasciné par la technique, émerveillé par cet univers, qui évoque aussi le voyage", confie-t-il.

Lire aussi : Les portraits des jeunes qui vont faire la une.

Le déclic d'un concours d'écriture

C'est Madame Martel, son enseignante de français, qui lui donne envie d'écrire. "Elle m'a poussé à participer à un concours d'écriture sur la Seconde Guerre mondiale, me donnant le goût de la recherche historique", se souvient-il. L'étudiant en première année de BTS (brevet de technicien supérieur) électronique a publié, en décembre 2016, son premier roman, "L'incroyable histoire de Monsieur Das". Tiré à 300 exemplaires, il fait revivre la catastrophe du Titanic. François-Alexandre continue d'écrire, mais garde les pieds sur terre. Après son BTS, il deviendra sûrement assistant technique d'ingénieur.