Première rentrée de prof : "Je me sens serein"

Par Oriane Raffin, publié le 31 Août 2020
4 min

#Rentrée2020. Sam, 28 ans, a réussi le CAPES d'histoire-géographie. En septembre, il va se retrouver seul pour la première fois face à des collégiens de 5e et de 4e. Il se sent prêt ! Pour L'Etudiant, il revient sur ses dernières semaines de préparation.

Ce lundi 31 août, Sam a fait sa première pré-rentrée de professeur d'histoire-géographie, dans un collège de Savoie. Fraîchement titulaire du CAPES, il est désormais enseignant-stagiaire. Un statut de fonctionnaire qu'il conservera pendant un an en partageant son temps entre trois classes les lundis, jeudis et vendredis (9 heures par semaine) et des formations à l'Inspé (Institut national supérieur du professorat et de l'éducation) de Chambéry (73) les mardis et mercredis, pour valider son master 2. Une année, rémunérée, pour se perfectionner avant d'être titularisé.

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"Dès que ça se précise, c'est plus rassurant"

Avec à son actif trois années en tant que surveillant (AED) dans un établissement scolaire, les contacts avec les élèves n'inquiètent pas Sam, bien au contraire. Pour lui, le plus difficile aura été la phase entre les résultats du concours et l'affectation. Avec le risque de devoir changer d'académie. "Le flou, les incertitudes sur les classes qu'on aura… se souvient-il. Mais dès que ça se précise, c'est plus rassurant, on est plus serein". Le 5 août, il a ainsi appris qu'il resterait bien dans l'académie de Grenoble, avant d'obtenir, quelques jours plus tard, des précisions sur l'établissement et le département auquel il serait rattaché. Les niveaux d'enseignement, eux, n'ont été connus que plus tard, deux semaines avant la rentrée. Tout juste le temps de préparer ses premiers cours.

Mais pour autant, pendant deux ans, dans le cadre de son master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation), Sam a expérimenté l'enseignement à travers des stages en collège et lycée. Toujours en binôme avec un enseignant titulaire, certes, mais avec de plus en plus de latitude pour découvrir le métier. "Je me sens plutôt à l'aise et, à vrai dire, j'ai hâte que cela commence !" confie le jeune homme, à l'approche de la rentrée.

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"Nous sommes accompagnés par nos formateurs"

Pour l'heure, il prépare activement les cours qu'il dispensera à ses classes. "J'estime avoir besoin de trois heures de travail pour une heure d'enseignement". Il a profité des vacances pour avancer : "J'ai monté mes séquences, réfléchi à mes approches pédagogiques", détaille le jeune homme. Au programme du début d'année pour les 5e : "Chrétienté et Islam, deux mondes en contact". Un travail autonome, mais avec des échanges réguliers avec ses "collègues de formation", qui s'apprêtent eux aussi à débuter leurs carrières.

S'il est lâché dans le grand bain, Sam n'est cependant pas tout seul. "Nous sommes accompagnés, rassurés par nos formateurs, qui n'hésitent pas aussi à nous envoyer des références ou de la bibliographie tout au long de l'année pour enrichir nos cours", ajoute-t-il.

Sam pourra s'appuyer, en plus de ses enseignants, sur deux tuteurs, professeurs d'histoire-géographie également, exerçant dans son établissement. "J'ai appris leurs noms récemment, nous avons déjà eu des premiers échanges, et j'ai eu de super contacts", se félicite-t-il. "J'attends d'avoir avec eux un peu le même rapport qu'avec les formateurs des stages : avoir des retours sur ma pratique, un encadrement et puis des réponses à des questions techniques. Savoir que je suis sur la bonne route !" Content d'avoir tourné la page des années de concours, Sam est dans les starting-blocks, prêt à s'adapter à tout – dans un contexte sanitaire incertain – "Ça fait partie du métier !" lance-t-il d'une voix posée.

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