Bachelor, BBA : comment choisir sa formation courte en école de commerce ?

Par Agnès Millet, publié le 03 Mars 2021
7 min

Vous voulez rejoindre une formation courte en école de commerce mais vous hésitez entre un bachelor en trois ans et un BBA en quatre ans. L’Etudiant décrypte pour vous les caractéristiques de ces deux parcours pour vous aider à faire votre choix.

C’est décidé, vous intégrerez une école de management à la rentrée prochaine ! Bachelors et BBA (Bachelor in business administration) vous intéressent car c’est une formation courte que vous recherchez. Mais quelles sont les différences entre ces deux types de formation ? Et comment repérer les cursus de qualité ?

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Des formations courtes

Premier point commun : le bachelor et le BBA sont des formations courtes et professionnalisantes, accessibles après le bac, le plus souvent sur concours. Pour ceux qui n’envisagent pas de longues études dans un programme grande école en cinq ans, c’est un avantage : cela permet d’intégrer une école sans s’engager sur la durée.

Mais leur première différence se situe dans leur durée : le bachelor est le plus souvent en trois ans et le BBA en quatre ans, sur le schéma anglo-saxon.

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Les repères de qualité

Ces deux formations n’étant pas des appellations protégées, il est parfois difficile de s’y retrouver sur la qualité du cursus qui sera proposé.

Pour vous guider, vous pouvez vous renseigner sur les labels de qualité de bachelors et BBA. Si vous choisissez une formation ayant un visa de l’État ou un grade de licence, vous êtes assuré de suivre un programme reconnu par l’État.

"Sans cette reconnaissance, on risque de payer cher une formation qui n’a pas un corps professoral de qualité et qui ne propose pas un vrai accompagnement", explique Jean-François Florina, directeur adjoint de Grenoble école de management et président du concours Passerelle Bachelor, qui regroupe les bachelors de cinq grandes écoles de management.

Autre critère de qualité : les formations proposées par une école membre de la CGE (Conférence des grandes écoles). "Cela garantit une formation ayant une solidité académique, un réseau de partenaires et permettant une insertion professionnelle", note Cédric Ghetty, doyen associé à la pédagogie et aux programmes de Kedge, école proposant un bachelor et un international BBA.

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Des programmes concrets et un encadrement

En choisissant un bachelor ou un BBA, vous aurez un accompagnement renforcé en première année, pour permettre la transition avec le lycée. Vous serez encadré, dans des promotions de taille restreinte.

Dans les deux cas également, vous suivrez une formation avec des cours dans les disciplines fondamentales, mais également des contenus pratiques, des travaux de groupe, de stages et d’expérience internationale.

Pour Jean-François Fiorina, ces parcours "s’adressent à des étudiants qui se sentent moins académiques que ceux qui visent une prépa ou un cursus PGE. On est davantage dans l’expérimentation". Par ailleurs, il rappelle aussi que les bachelors s’adressent à tous les profils de bacs généraux et STMG.

Autre point sécurisant : bachelors et BBA permettent de construire son parcours au fur et à mesure. Si, à l’issue de votre formation, vous souhaitez poursuivre vos études, cela est possible.

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Des bachelors près de chez vous

Par ailleurs, si vous souhaitez étudier dans votre région d’origine, ces formations sont une bonne solution. "Le recrutement en PGE est plus national qu’en bachelor, où les élèves sont souvent issus du bassin régional", observe Jean-François Fiorina.

Mais chaque programme est différent. Certains bachelors sont généralistes, d’autres proposent des spécialisations sur un secteur ou un métier. Une même école peut d’ailleurs proposer différents bachelors, ou un bachelor et un BBA. Renseignez-vous sur les spécificités qui vous intéressent !

Le BBA : cap sur l’international !

De son côté, le BBA se définit par sa coloration internationale. Il permet notamment de partir longuement en séjour académique à l’étranger. Car c’est sa vocation. "Le BBA prépare à l’employabilité à l’international, que ce soit pour travailler à l’étranger ou dans une entreprise française, en lien avec l’international", déclare Chantal Poty, directrice du Global BBA d’emlyon.

Ainsi, ce BBA accueille 40% d’étudiants internationaux, propose des cours sur les problématiques internationales et la dose de cours en anglais augmente progressivement pour atteindre 100%. Côté disciplines, il propose un socle généraliste, comme le bachelor : finance, gestion, comptabilité, marketing RH, techniques de vente… Certains permettent également de choisir une spécialisation.

Tous les fondamentaux sont posés en 1e et 2e années. La 2e et la 3e années sont orientées vers l’international, avec des séjours académiques. Des stages rythment le cursus.

"En quatre ans, on a le temps de poser d’abord la théorie, puis de construire son projet professionnel, puisque l’élève peut tester davantage de choses", précise Chantal Poty.

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Et que faire après ?

Dans les deux cas, ces formations permettent de se réserver le choix entre une insertion professionnelle immédiatement après le diplôme ou une poursuite d’études.

Celle-ci est plus fréquente en bachelor, souvent vers un programme grande école. Pour ceux qui s’insèrent, le poste le plus fréquent est celui de manager, dans le bassin local.

"Après un BBA, on est davantage employable. Ceux qui poursuivent sont ceux qui veulent développer une expertise", note Chantal Poty, dont le BBA avoisine les 50% d’insertion professionnelle post-diplôme.

Alors bachelor ou BBA ?

Pour choisir entre bachelor et BBA, l’idéal est "d’avoir un petit projet professionnel", explique Cédric Ghetty. "Qu’avez-vous envie de faire ? Qu’est-ce qui vous anime ? Il faut prendre un peu de temps pour se poser et réfléchir à cela". Quant au coût de ces formations, il se situe souvent dans les mêmes fourchettes que les PGE, jusqu’à 13.470 € à l’Essec. Ce n’est donc pas un critère différenciant.

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