1. Dix bonnes raisons de faire une école de commerce
Décryptage

Dix bonnes raisons de faire une école de commerce

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Soucieuses de l’insertion professionnelle des étudiants, les écoles organisent des forums de recrutement, du coaching personnalisé ou encore des speed-dating avec des recruteurs. // © Facealamer/Sup de co La Rochelle
Soucieuses de l’insertion professionnelle des étudiants, les écoles organisent des forums de recrutement, du coaching personnalisé ou encore des speed-dating avec des recruteurs. // © Facealamer/Sup de co La Rochelle

D’après les derniers chiffres connus, plus de 130.000 jeunes sont inscrits dans l’une des nombreuses écoles de commerce en France. Voici dix motivations pour vous lancer, à votre tour, dans cette voie.

Il existe en France plus de 200 écoles de commerce, qui comptent plus de 130.000 inscrits. Comment expliquer le succès de ces formations ? Tour d'horizon des raisons qui peuvent attirer des étudiants – et pourquoi pas vous ?

• Pour trouver facilement un emploi
Pour accéder à des études internationales
Pour s'ouvrir un maximum de portes
Pour développer une double compétence
Pour entreprendre
Pour être vite plongé dans le monde de l'entreprise
Pour mener à bien des projets associatifs
Pour suivre des cours interactifs
Pour être "cocooné" pendant votre scolarité
Pour gagner correctement votre vie

Lire aussi nos palmarès des grandes écoles de commerce et des écoles de commerce postbac

1. Pour trouver facilement un emploi

En ces temps de crise, les diplômés d'école de commerce continuent malgré tout d'enregistrer un bon taux d'insertion professionnelle. Selon la dernière enquête de la CGE (Conférence des grandes écoles), près de 86,6 % d'entre eux décrochent un poste moins de six mois après l'obtention de leur diplôme. Et pour près de huit embauches sur dix, il s'agit d'un CDI (contrat à durée indéterminée).

Il faut dire que les écoles se soucient de l'insertion de leurs étudiants : les enseignements sont très orientés vers la pratique professionnelle, de nombreux cadres en exercice interviennent dans les cours et de longues périodes de stage sont prévues. Elles multiplient aussi les forums de recrutement, les ateliers CV, invitent des entreprises à présenter leurs métiers sur les campus, organisent des speed-dating avec des recruteurs et du coaching personnalisé pour les étudiants.

Enfin, il n'est pas rare que les associations d'anciens diplômés, qui éditent des annuaires et organisent des rencontres régulières, aident des étudiants à trouver un stage ou un emploi.

2. Pour accéder à des études internationales

Optionnel il y a encore quelques années, le séjour à l'étranger est aujourd'hui quasi indispensable pour décrocher son diplôme. Il peut prendre la forme d'un échange en université, d'un stage ou d'un séjour sur un campus délocalisé.

De plus en plus d'établissements ont d'ailleurs investi dans des antennes à l'étranger. À Skema, qui a fait du multicampus ­(Brésil, Chine, États-Unis) sa marque de fabrique, il est même possible d'effectuer tout son cursus sans jamais passer par la case Hexagone !

Et pour ceux qui veulent prolonger encore l'expérience, la plupart des établissements offrent la possibilité de prendre une année de “césure” entre la deuxième et la troisième année d'études.

En réalité, le dépaysement commence en France, sur le campus des écoles qui accueillent des étudiants venus des quatre coins du monde. À partir de la deuxième année, de nombreux cours sont dispensés en anglais par des professeurs non francophones. Un nombre croissant d'établissements propose même un cursus 100 % en anglais, voire en allemand ou en espagnol.

3. Pour s'ouvrir un maximum de portes

Le programme, assez généraliste, est organisé en première et en deuxième année autour d'un tronc commun (finance, marketing, comptabilité, gestion des ressources humaines…) et d'enseignements plus transversaux, qui abordent les questions de responsabilité sociale, de leadership, de gouvernance, d'entrepreneuriat. Une palette intéressante pour ceux qui souhaitent tester un maximum de domaines avant de choisir la spécialisation, en troisième année, qui facilitera ensuite leur entrée sur le marché du travail.

À la sortie, les débouchés sont très variés. Selon la dernière enquête de la CGE, 18 % des diplômés de 2016 ont décroché un poste dans la finance ou les assurances, 17 % dans le conseil ; 10 % sont employés dans les métiers du commerce et 5 % exercent des activités juridiques, comptables ou de gestion. Enfin, quelques-uns ont choisi l'informatique (5 %), l'édition ou l'audiovisuel (3 %).

4. Pour développer une double compétence

Les écoles de commerce se sont ouvertes à d'autres spécialités et il n'est pas rare de rencontrer leurs anciens élèves dans la ­culture (Audencia possède un partenariat avec les Beaux-Arts de Nantes et l'École du Louvre), le design (GEM – Grenoble école de management – a monté un master en design produit avec Strate École de design, à Sèvres) ou encore le développement durable. Rennes School of Business et l'INSA Rennes ont ainsi créé un MSc Sustainable Management and Eco-Innovation.

En outre, de plus en plus d'écoles ont mis en place des doubles diplômes d'ingénieur-manager, accessibles aux plus “matheux”. Un profil très recherché par les entreprises pour des postes de chef de projet. Les doubles cursus en droit constituent, quant à eux, une excellente carte de visite pour intégrer les grands cabinets d'avocats.

5. Pour entreprendre

Une enquête effectuée en 2015 par l'EDHEC montre qu'un tiers des étudiants en école de commerce rêvent de monter un jour leur propre affaire. “Le salariat traditionnel dans une grosse entreprise n'est plus vu comme la panacée”, observe un directeur d'école. Selon la CGE, 4 % des diplômés de 2016 se sont lancés dans l'aventure dès leur sortie de l'école.

Pour ce faire, les écoles de commerce ont déployé de nombreux programmes pour épauler leurs étudiants, comme les “start-up week-ends”, les concours de création d'entreprise, le tutorat, et même des spécialisations en fin de cursus.

Au centre de cet écosystème, les incubateurs de start-up hébergent, dans les locaux des écoles, les étudiants-entrepreneurs. Et les jeunes pousses sont coachées par des experts aux différentes étapes de leur croissance : de la rédaction du business plan à la recherche de clients, sans oublier la levée de fonds. C'est le cas, par exemple, à l'EM Lyon, qui en a même fait une de ses spécialités. L'école accompagne en effet chaque année entre 60 et 70 jeunes créateurs d'entreprise.

6. Pour être vite plongé dans le monde de l'entreprise

De nombreux intervenants en exercice viennent donner des cours et témoigner de leur expérience. De plus, la pédagogie est souvent fondée sur des études de cas, à savoir des problèmes posés par des entreprises sur la base de situations réelles. Comme dans la vie professionnelle, vous réaliserez de nombreux travaux de groupe, avec des présentations devant la classe.

Votre scolarité sera entrecoupée de plusieurs stages. Près d'un diplômé de 2016 sur cinq a signé un contrat de ­travail à l'issue de son stage de fin d'études.

Beaucoup d'écoles permettent également de suivre un cursus en alternance. Vous enchaînez alors des périodes en entreprise et des périodes en cours, pour obtenir, à la fin, le même diplôme. Dans ce cas, les frais de scolarité sont pris en charge par l'entreprise, et vous percevez une rémunération qui correspond à un pourcentage du SMIC. En 2016, environ 20 % des diplômés des grandes écoles de commerce avaient choisi l'apprentissage, qui est un bon tremplin vers l'emploi : un apprenti sur trois est embauché dans son entreprise d'accueil.

7. Pour mener à bien des projets associatifs

La vie associative est une vieille tradition. Les grandes écoles ont toutes leur BDE (bureau des élèves), qui organise des soirées, des week-ends d'intégration, etc. Elles hébergent également souvent une Junior-Entreprise (gérée par des étudiants qui facturent à des sociétés des missions, notamment de conseil), un bureau des arts, un bureau des sports, une association humanitaire…

Certains événements associatifs ont même une portée nationale, comme la Course-croisière EDHEC (un tour de France à la voile auquel participent plusieurs écoles) ou le 4L Trophy (un rallye à travers l'Afrique, initié par Rennes School of Business).

8. Pour suivre des cours interactifs

Si les cours en amphi et les traditionnels travaux dirigés n'ont pas disparu des écoles de commerce, beaucoup d'enseignements sont dispensés par petits groupes et de manière assez interactive, voire ludique. Objectif : capter l'attention des étudiants et les inciter à être acteurs de leur formation. Comment ? En coconstruisant certains cours, comme à l'ESSEC, dans le cadre de l'initiative “Build your own course”, ou en élaborant leurs propres études de cas de finance, comme à l'EM Normandie. Ces dernières sont ensuite partagées avec tous les élèves et les professeurs de l'école, via une plate-forme en ligne.

Très répandues, ces plates-formes favorisent le travail en commun (prise de notes, révisions, projets, etc.), y compris à distance. Couplées à des systèmes de visioconférence, elles permettent aux étudiants d'assister à un cours ou de plancher sur un projet, quel que soit le campus où ils se trouvent. Tandis que, grâce à des cours en ligne, ils peuvent, comme à Kedge BS, continuer de suivre certains enseignements pendant leur stage ou leur séjour académique à l'étranger.

9. Pour être “cocooné” pendant votre scolarité

À la différence de vos camarades de certaines filières universitaires, vous serez épaulé dans toutes vos démarches. Les services carrières ont les moyens de proposer de multiples prestations pour aider les étudiants dans leur recherche de stage ou d'emploi. Les services relations internationales interviennent à tous les niveaux pour préparer vos échanges universitaires à l'étranger : ils organisent des réunions de préparation au départ, vous assistent pour les formalités.

Contrairement à la fac, les professeurs permanents ont leurs propres bureaux, où ils peuvent recevoir des élèves et les conseiller en cas de ­problème.

Enfin, beaucoup d'écoles, notamment postbac, se préoccupent de vos parents. Elles organisent des rencontres annuelles d'information, au moment de la rentrée et avant votre départ à l'étranger.

10. Pour gagner correctement votre vie

Les rémunérations sont reparties à la hausse pour la troisième année consécutive. Selon l'enquête de la CGE, un diplômé d'école de commerce débute en moyenne avec un salaire annuel brut de 35.980 €, hors primes (41.865 € avec primes), soit un salaire mensuel brut d'environ 3.500 €. Des domaines d'activité sont réputés plus rémunérateurs que d'autres, comme la finance ou l'audit. “Dans ces secteurs, un jeune diplômé commence à plus de 35.000 € par an, voire 45.000 € au Luxembourg”, remarque Stéphan Bourcieu, directeur de Burgundy School of Business.

Existe-t-il des différences de salaire en fonction de l'école de provenance ? “Les recruteurs sont encore sensibles aux étiquettes, observe une consultante. Pour établir leurs grilles, ils s'appuient sur des groupes d'établissements.” Un directeur d'école remarque aussi que, “globalement, les ­étudiants des quatre ou cinq meilleures écoles [EDHEC, EM Lyon, ESCP Europe, ESSEC, HEC] obtiennent des rémunérations de départ supérieures. Pour les autres, les salaires se situent entre 30.000 € et 35.000 €, mais ils dépendent du parcours du candidat, du type d'entreprise, du secteur et de sa localisation, à Paris ou en région”.

Sommaire du dossier
Comment choisir votre école de commerce Comment financer vos études en école de commerce